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Mixtape 91. | TOSCAN HAAS – Heeboo

Mixtape 91. | TOSCAN HAAS

Mixtapes - Mars 20, 2019

Romain Guédé

Théo Taddei aka Toscan Haas, co-organisateur et dj résident des soirées Bender, nous offre sur un plateau d’argent une mixtape concoctée spécialement pour nous. Puissante et dynamique, sa musique libère les corps, ouvre les esprits et accélère le rythme cardiaque.

Toscan Haas nous raconte ici ses influences issues des divers lieux où il a vécu. Il puise son inspiration de la Corse, où il a grandi et de la vue qu’offre sa maison sur l’archipel toscan, d’où son nom. Après un séjour à Berlin, qui lui inspire « Haas », il revient s’installer définitivement à Paris et se consacre corps et âme à la techno. La mixtape qu’il nous offre aujourd’hui est conçue de manière progressive : de tracks aériennes et hypnotiques pour finir en sons badass et énergiques. Un élixir bien dosé qui vous fera danser jusqu’à dissolution. Et comme on aime bien les surprises et les bonnes nouvelles, on vous informe qu’on retrouve Toscan Haas vendredi 22 mars au Glazart pour la soirée Bender. Petit rappel : Bender ça décrit une période de temps où tout est permis. À vendredi donc. Car tout y sera permis, ou presque…

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Toscan Haas, qui es-tu ?

Je m’appelle Théo Taddei, j’ai 23 ans et je suis co-organisateur et dj résident des soirées Bender qui se déroulent actuellement au Glazart. Après avoir fini un cursus au conservatoire en batterie je me suis intéressé à la musique électronique et au djing. C’est une musique qui m’a séduit sur de nombreux aspects. En effet, au-delà d’avoir un spectre assez large pour pouvoir « purger » tous mes états d’âme, la place de la danse et l’impact de cette musique sur les corps sont des éléments qui m’ont incité à devenir dj.

Le nom Toscan Haas, il t’est venu comment ?

« Toscan » vient de l’archipel de Toscan qui est un groupe d’îles italiennes situé entre la Toscane continentale et la Corse. Ma chambre en Corse donne vue directement sur trois des sept îles, dont l’île d’Elbe, qui est surement la plus connue. C’est un paysage qui n’a jamais cessé de m’inspirer. Je voulais vraiment que mon nom de scène ait un rapport avec ce panorama. Pour ce qui est de « Haas », aucune explication n’est valable à ce jour si ce n’est que ça donne une petite touche allemande…

Et si tu devais en changer ?

Je suis assez satisfait de ce nom là pour le moment ! Mais quelques autres noms de scène auraient pu me plaire comme notamment « Merry-go-Round » ou « Pulse Pattern » qui véhiculent une notion de mouvement, circulaire pour l’un et verticale pour l’autre.

Ta musique, en trois mots ?

J’aime beaucoup les descriptions utilisées par Hardwax donc : « Bouncy and pulsating big room Techno tools ».

Tu viens d’où ? T’as grandi où ?

Pendant toute ma jeunesse j’ai alterné entre Bastia en Corse et Le Plessis-Robinson dans le 92. Après un séjour de 7 mois à Berlin, je me suis installé définitivement à Paris.

Ça a joué sur ta musique et sur qui tu es aujourd’hui ?

Oui c’est une certitude ! L’environnement joue énormément sur la composition musicale que ce soit lorsqu’on produit ou qu’on construit un set. Berlin m’a énormément apporté sur cet aspect là. On y retrouve en club des types de techno bien différents, souvent plus minimaliste de ce que l’on peut écouter sur Paris. C’est d’ailleurs à la suite de ce voyage en terre sainte que j’ai compris exactement ce que je voulais dégager dans mes sets et que le projet « Toscan Haas » est né.

Ton rôle dans la nuit c’est quoi ?

Continuer à communiquer une techno qui me correspond et organiser des événements qui mettent en valeur la scène techno dans laquelle je sors et je me produis.

Romain Guédé

Quand tu ne joues pas en soirée, tu fais quoi ?

Je digg, je joue chez moi ou je sors aux soirées de mes potes. Passionnant…

Le truc le plus WTF qui te soit arrivé un soir de set ?

Une personne à quatre grammes sept qui a dû s’y prendre à six fois en cinq minutes pour formuler la phrase suivante : « t’es chaud b2b ? ». Rien d’exceptionnel mais ça fait toujours sourire !

Tu t’es déjà demandé pourquoi tu faisais la fête ?

Je pense qu’il y a évidemment une dimension de détachement au réel mais au delà de ça c’est surtout que j’aime faire la fête, que ce soit pour me défouler en dansant frénétiquement le temps d’une soirée ou pour son aspect social. C’est d’ailleurs assez déroutant de se dire qu’on peut être aussi proche d’autant de personnes sans les connaitre si bien que ça. Comme si le prisme de la fête atténuait notre subjectivité et notre sérieux le temps d’un instant pour créer une osmose qu’on pourrait qualifier d’énergie. Une énergie propice à l’échange, au partage et au respect de l’autre.

Une envie particulière ?

J’avoue être assez impatient de clôturer la Bender du 22 mars après Stephanie Sykes de 5h à 7h !

Cette mixtape, tu l’as conçue comment ?

Comme toujours je voulais qu’il y ait une progression. J’ai essayé de mettre en oeuvre tous les types de techno que j’apprécie. Je commence avec des tracks atmosphériques/sexy/hypnotiques, j’enchaine avec des tracks plus dirty et badass, pour enfin finir sur des tools énergétiques et progressifs.

Si c’était la bande son d’un film, tu prendrais qui en réal ?

Trouver un réalisateur ça va être complexe. Mais si je devais choisir un « film » je dirais Le Processus. Un court-métrage en noir et blanc de Philippe Grammaticopoulos et Xavier L’Hermuzière qui raconte l’histoire d’un soldat qui n’est plus reconnu par ses compatriotes dès lors qu’il a perdu son chapeau.

Si tu devais la faire écouter à un artiste que tu admires, ce serait qui ?

Je pense que je la ferai écouter à Freddy K.

Et tu lui dirais quoi ?

« xrzxrzxxrxzxrxzxr »

Emmanuelle Rouault

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