Les Nuits Sauvages

La colombienne Ela Minus escalade le quotidien, gravite sur les sommets, touche presque les étoiles – Heeboo
© Teddy Fizthugh

La colombienne Ela Minus escalade le quotidien, gravite sur les sommets, touche presque les étoiles

Club - Novembre 2, 2020

© Teddy Fizthugh
Heeboo · Heeboo 142. | ELA MINUS

Perché, solitaire et lumineux. C’est sur ce mont là que l’on trouve Ela Minus, avec la sortie de son premier album, acts or rebellion, vendredi 23 octobre dernier. Véritable appel à la rébellion du quotidien, ce manifeste en dix temps, interprété, produit et enregistré entièrement par elle-même, consacre le statut émergent de la jeune colombienne dans la bulle chaude et enivrante de la pop électronique. Notre gros coup de coeur ? they told us it was hard, but they were wrong, et ce subtil déni des majuscules. Rien n’a d’importance. Tout est important. C’est ce qu’on retient, et l’étrange espoir mélancolique avec lequel on repart, espèce d’ode au quotidien, à ses petits plaisirs, à ses marches qui se descendent, ses chutes qui s’évitent, et à ses ponts qui se traversent. Ses montagnes qui se gravissent. Bravo Ela Minus !

À l’occasion de la sortie de acts of rebellion, on a voulu en savoir un peu plus sur ce nouveau visage Outre-Atlantique, et on lui a même demandé une mixtape. Si c’est pas un MERVEILLEUX début de confinement, ça, les enfants !

Hello Ella, tu peux te présenter à la communauté Heeboo stp ?

Hola, je m’appelle Ela, je viens de Colombie et je fais de la musique électronique. J’aime… le café, et rire, les synthé et les belles mélodies.

Comment t’en es venue à la musique ?

J’ai commencé à jouer du piano quand j’avais 11 ans, donc j’ai toujours été dans la musique d’une certaine manière. Je ne connais pas de vie sans musique, c’est difficile du coup pour moi de dire ce qu’elle m’apporte. Mais ce que je sais, c’est que je n’y ai jamais connu l’ennui, elle me fait ressentir des choses, tous les jours que fait la vie, elle me surprend toujours autant, elle me fascine et me fait constamment tomber amoureuse de nouvelles mélodies.

© Teddy Fizthugh

Tu as vécu à Brooklyn, à NY jusqu’à récemment c’est ça ? Tu es de retour à Bogota là ? Tu voulais conquérir les Etats-Unis avant l’Amérique du Sud ?

Hmm, je ne voulais rien « conquérir » à vrai dire, je suis allée à New York pour les études, puis j’y ai trouvé un travail ; j’y avais mes ami.e.s, j’aimais beaucoup ma vie là-bas, donc je suis restée. Là je suis rentrée en Colombie car je souhaitais être proche de ma famille, et des montagnes aussi, voilà tout.

Ton inspiration, elle vient… ?

En particulier des livres !

Rien à voir, mais les clubs étaient ouverts à Brooklyn ? Comment ont vit lépoque actuelle en tant qu’artiste de musiques électroniques ?

Tout est toujours fermé. Ça me manque beaucoup, bien sûr, j’adore jouer live, mais je me sens bien. Il y a pleins d’autres merveilles dans la vie, et le plus important est en train d’avoir lieu. Évidemment je me sens bénie d’avoir un album très lumineux qui sort bientôt, ça me donne un but dans la vie, ça donne du sens à ma vie, et j’espère que ça fera cet effet là à tous ceux qui l’écouteront !

Adeline Journet

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