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Make it Deep : « Quand on est sortis les rues étaient couvertes de neige, c’était un peu comme l’excitation de veille de Noël » – Heeboo

Make it Deep : « Quand on est sortis les rues étaient couvertes de neige, c’était un peu comme l’excitation de veille de Noël »

Collectifs - Avril 3, 2019

Le Viet

Parce que ça fait déjà six ans que tu aimes quand Make it Deep te la colle avec profondeur quand vient la nuit, ce weekend, on te convie à son anniversaire ! Pour l’occase rencontre avec trois membres de l’équipe qui entretiennent une passion pour la teuf, Kuniyuki Takahashi et les… laisses… !

À l’origine, Make It Deep, c’est une émission de radio consacrée à la musique électronique et plus particulièrement la house et ses dérivés. Celle-ci a été fondée par Simon et Léo en mars 2013. Petit à petit Make it Deep est aussi devenu une agence événementielle. Aujourd’hui, l’équipe s’est agrandie et compte notamment Agnès, chargée de communication. Depuis maintenant six ans, Make it Deep organise des teufs à faire rougir la capitale. Pour leur anniv, ils n’ont donc pas fait les choses à moitié et ont concocté un joli planning. Au programme, grand écart entre Détroit, Cape Town et Amsterdam sous entendu derrière les platines Marcellus Pittman, ESA et Young Marco. On se retrouve donc à La Machine du Moulin Rouge vendredi 5 avril pour souffler les bougies à Make It Deep 6 Years. Oubliez pas les cadeaux !

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Déclinez votre identité.

Simon : Je présente : Agnès, 26 ans, communicante bavarde et lettrée. Porte parole de tout ce qui est minoritaire, urbaine violente, collectionneuse de laisses.

Agnès : Je présente : Léo, la force tranquille, cheffe des petits plats et des contrats.

Léo : Je présente : Simon, 26 ans, maître du booking et de l’humour noir. Porte une serviette autour du cou quand il mixe.

Ton MEILLEUR moment EVER, le plus BEAU, le plus MARQUANT depuis que t’es chez Make It Deep, c’était quoi ?

Simon : À chaud comme ça, je dirais la clôture de notre événement Japan Connection au Trabendo l’année dernière. Kuniyuki, Soichi Terada et Sauce81 ont invité toute notre équipe à venir saluer sur scène après leur live de deux heures et demi en complète improvisation. Sur scène, il y avait aussi l’équipe du festival japonais Rainbow Disco Club avec qui nous avions imaginé l’événement. On avait bossé tous ensemble pendant de longues semaines sur ce show et se retrouver à 30 devant un Trabendo plein à craquer à se faire des câlins, c’était un symbole fort et un instant inoubliable. Le vrai sentiment du devoir accompli.

Agnès : Un souvenir aussi lié à la soirée Japan Connection au Trabendo en février 2018. Notre dîner la veille avec Kuniyuki, Soichi Terada, Sauce81, les membres du Rainbow Disco Club et toute notre équipe. On a passé une moment hyper chaleureux tous ensemble, et quand on est sortis du resto les rues étaient couvertes de neige, c’était un peu comme l’excitation de veille de Noël quand tu es petit.

Léo : Le Japan Connection au Trabendo évidemment. Il y avait aussi le premier live en France d’Ezra Collective qu’on avait organisé au New Morning en 2017. L’ambiance, la chaleur, leur performance, la musique, tout était génial, unique et ça nous a vraiment plu de produire du jazz.

« On avait bossé tous ensemble pendant de longues semaines sur ce show et se retrouver à 30 devant un Trabendo plein à craquer à se faire des câlins, c’était un symbole fort et un instant inoubliable. »

Le moment le plus DRÔLE, le plus COCASSE, l’anecdote la plus ABSURDE ?

Simon : C’était lors d’un événement au Djoon où Chez Damier se produisait toute la nuit. Le club était plein à craquer, la vibe extraordinaire. Et puis Chez Damier a commencé à se sentir fatigué, ça faisait déjà presque cinq heures qu’il jouait. À ce moment là, Adrien, directeur artistique du Djoon est venu me voir et m’a dit qu’il fallait que je reprenne les platines. Sauf que je n’avais ni disques ni clés usb sur moi. En l’espace de cinq minutes et sans que je réalise vraiment ce qui était en train de se passer, j’étais derrière les platines avec le casque de Chez Damier et ses clés USB. Je me rappelle encore qu’un gars est venu me voir et m’a dit à l’oreille : « pas facile de reprendre après lui ». Ce ne fut clairement pas mon meilleur set mais il restera gravé à jamais.

Léo : Quand on a rencontré Paul Johnson dans sa chambre d’hôtel, qui fumait un grand joint à 11h du matin avec une bienveillance et un sourire à toute épreuve.

Le plus grand fail, mais aujourd’hui on en rigole encore ?

Simon : Pendant les quelques semaines où nous étions à la direction artistique du Trac. Un karaoké disco qui s’est transformé en réunion Make It Deep.

Agnès : Débarquer au Mellotron avec le groupe Ezra Collective qu’on faisait jouer au New Morning. Sauf qu’on n’avait pas prévenu qu’ils joueraient live, qu’on n’avait pas de câbles ni de clavier, que les musiciens rentraient à peine dans la pièce… Mais quand ils ont commencé à jouer, magie, on a tout oublié !

Léo : Quand le son a coupé à la Plage du Glazart en 2017, pile quand Glenn Underground allait prendre les platines. Le bug a duré environ 20 minutes, les plus longues de nos vies, les gens s’impatientaient, Glenn aussi… Et puis quand la première note est repartie, la fête aussi.

Le truc, le message, la leçon, que Make It Deep vous a enseigné ?

Simon : Rien ne sert de courir…

Agnès : Montrer les crocs.

Léo : La teuf.

L’artiste qui vous a chamboulé ? Et pourquoi ?

Simon : Kuniyuki Takahashi. Le génie ça ne s’explique pas !

Agnès : Kuniyuki aussi. Cherchez pas, on est tous amoureux.

Léo : Paul Johnson, un modèle d’humilité.

La plus grosse crâme, la plus grande perche, le plus dur réveil, lendemain d’une soirée Make It Deep ?

Simon : Me faire porter par une partie de l’équipe jusqu’au booth du 6B où je devais jouer lors de notre soirée Beau Village que nous organisions avec les copains de Dure Vie et Vryche House.

Léo : Les soirées de notre soundsystem et notamment au Nouveau Casino, où j’étais très en forme les bras en l’air devant la scène toute la nuit. L’équipe m’en parle encore.

Agnès : Les lundis matins sans café.

Le mot pour rire, la bonne blague de/chez Make It Deep ?

Simon : Les laisses d’Agnès !

Léo : Quand on doit utiliser InDesign.

Le track d’anniversaire de Make It Deep ?

Simon : Hearing Things – Frequency X

Agnès : À peu près n’importe quel track joué par Red Greg.

Léo : I Feel Love (DJ Pierre Edit)

La personne qui selon vous, a le plus marqué Make It Deep ?

Simon : Tous les gens qui de près ou de loin ont pris part au projet.

Léo : Kuniyuki Takahashi !

Agnès : Simon et Léo, forcément.

Le plus grand rêve qu’on peut avoir pour Make It Deep ?

Simon : D’être encore là dans dix ans.

Léo : Quinze ans même !

Agnès : Être toujours aussi exaltés.

Emmanuelle Rouault

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