Vendredi 20 janvier, le Gang Bambi crew investit les murs du Supersonic le temps d’une nuit à la chaleur animale à l’occasion de leur édition spéciale WINTER HAS CUM. Animaux des bois et autres créatures poilues sont pour l’occasion invités à venir s’ébattre et frétiller du museau. L’occasion pour nous de nous pencher sur le cas de cette team drôle et culottée. 

Nos premières fois, ce sont celles qui restent et qui attestent de ce qui viendra. Nos première fois ce sont celles dont on se souvient ou que l’on déterre comme ça, le long d’un canal, à la pensée de , à la vue d’un truc qui nous dit quelque chose, au sentiment qui naît à nouveau, comme de nulle part. Nos premières fois, ce sont elles qui forgent, construisent, écrivent. Ce sont celles qui restent ancrées, même quand on les oublie. Voilà pourquoi ce sont elles que l’on aime à soulever, pour savoir qui se cache vraiment, derrière les visages souvent opaques de la surface de la nuit, de ces fêtards qui font nos bonheurs nocturnes. Cette semaine, c’est le Gang Bambi qui passe à la moulinette. Nannä Volta, Loki Starfish et Jean Rémi nous racontent leurs premières fois et entre roulages de pelles précoces, rats dans la brousse, histoires de couilles, des bisous en veux-tu en voilà, et le deuil de Tiber qui n’a pas encore été fait, autant vous dire que ces trois là valent le détour !

Premier amour
Nannä Volta : Joker !! Je commence bien moi 

Jean Rémi
:
Un mec qui était dans ma classe en 3e, soit disant mon meilleur ami” à l’époque. Bien entendu il était hétéro (boring). On va dire que c’était surtout une première déception hahaha !

Loki Starfish : Un garçon Punk au Lycée à 17 ans,… Ça a aussi été genre mon premier drame amoureux. Il avait une copine alors nous étions simplement amis”, avec disons quelques débordements par ci, par là. Suite à un mal entendu où il avait cru que j’avais essayé de lui piquer sa copine, il n’a plus voulu me voir du jour au lendemain. Mais de sa copine, j’en avais pour ainsi dire pas grand chose à foutre. Ça a été une suite de sentiments hyper tumultueux (Jalousie, Injustice, Colère, … les 5 phases du deuil.. tout ça tout ça).

 

Premier café

Nannä Volta : aussitôt bu aussitôt recraché ! Et pourtant j’aimais beaucoup l’odeur, c’est pour ça qu’à 8 ans j’avais tanné mon père pour qu’il me fasse goûter… Je peux copier coller cette réponse dans le premier regret ?

Jean Rémi : Tardif ! J’ai toujours trouvé que le goût de cette boisson n’était pas du tout à la hauteur de son odeur, du coup la première fois où j’en ai vraiment bu c’était pour tenir le choc pendant que je bossais nuits et jours sur mon projet de diplôme… du coup obligé d’accompagner ça de beaucoup de chocolat pour que ça passe ! J’ai pris quelques kilos pour mon diplôme…

Loki Starfish : 4 ans, chez ma Grand mère, avec beaucoup de sucre….  Kiffage !!

 

Premier magazine / livre / bd de cul

Nannä Volta : Fluide Glacial ! Mon grand frère y était abonné. C’est pas officiellement un magazine de cul mais il en contenait plein de scènes. Les dessins me rendaient toute chose et que je ne pouvais m’empêcher de le lire discrétos dans les chiottes.

Jean Rémi : Des mangas… y’a toujours un peu de cul dedans non ? Enfin moi j’ai commencé avec Dragon Ball, donc pas vraiment… Mais y’avait du body-ody-ody par moments !

Loki Starfish : Des Bds de mon père, de SF porno quand j’avais 7 ans… C’était en même temps que tout un tas de Bds de Reiser et Wolinsky. La perte d’innocence instantanée et irrémédiable assurée !

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crédit Yvette Néliaz

Premier roulage de pelle

Nannä Volta : Ultra précoce puisqu’à 5 ans ! Je sais pas si je dois en être fière ou en avoir honte haha. C’était pour faire genre on imitait les grands qui allaient en boîte de nuit et qui se mettaient la langue dans la bouche”. On en comprenait ni le sens ni le but mais ça nous faisait bien marrer ! Et j’était une des seules qui trouvait pas ca dégoûtant hihi.

Jean Rémi : Premier et dernier JOKER. Bisou !

Loki Starfish : Dans une ruelle dans le vieil Antibes à 13 ans… Avec une fille lors d’un Chiche ou Vérité. Une des premières fois où j’ai eu conscience de cette impression de temps suspendu. On s’est fait chasser par un habitant du quartier qui nous a hurlé dessus disant qu’on fumait

 

Premier métro

Nannä Volta : En emménageant sur Paris à 12 ans. On l’attendait sur le quai avec ma mère et en entendant le bruit du métro au loin dans la galerie, j’ai eu la bonne idée de lui dire que ça me faisait penser au bruit d’une grosse vague qui arrivait à fond la caisse. Elle a changé de tête et s’est mise à regarder le tunnel inquiète.

Jean Rémi : Je suis un banlieusard, donc avant le métro je suis passé par le RER… et on va dire que j’aimais pas trop Paris étant petit. J’associais ça aux journées de pluie où tu étais obligé de marcher énormément pour pas faire des trucs que les enfants aiment faire forcément… Aujourd’hui je suis toujours banlieusard, mais j’adore Paris et je ne me vois pas spécialement vivre ailleurs j’avoue.

Loki Starfish : Lors d’un voyage de classe à Paris en primaire, sur un week-end de Pentecôte…. En CM2 je crois bien. Pour le coup ça n’est pas un souvenir désagréable. On se laissait tous porter par le flow du voyage qu’on avait balisé pour nous, le métro en faisait parti. Pour le coup, J’étais d’avantage aux prises avec les rapports que j’avais avec les autres qu’attentif au métro lui même…

 

Premier voyage

Nannä Volta : Premier, lointain et long voyage puisque installation de presque un an à Montréal avec mes parents à 10 ans ! La Révolution. Des paysages grandioses, des gens adorables, la découverte de l’anglais, des baleines, de la poutine. Et des gosses. Non, pas les enfants. Là bas, ça veut dire couilles. Je les ai bien fait rire les canadiens le jour où j’ai sorti que les gosses qui chahutaient me fatiguait.

Jean Rémi : Bretagne, Bretagne, Bretagne : tous les étés chez ma grand-mère maternelle vers Quimper. Autant te dire que pour moi ça rimait avec crêpes, crêpes, crêpes huhu !

Loki Starfish : La Côte d’Ivoire à 4 ans à Gagnoa et Abidjan chez mon oncle… Il m’en reste surtout des images fugaces, des sourires de gens du coin, des crabes, des lézards, des Agoutis décapités,  et de rats dans la brousses. En fait en cherchant bien, Il y a eu avant un voyage au Canada à 2 ans mais je m’en souviens pas.

 

Premier choc visuel

Nannä Volta : Les baleines au Canada justement et plus particulièrement un béluga que j’ai réussi à effleurer du bout des doigts. Une expérience intense qui en a fait mon animal préféré.

Jean Rémi : Les animations de transformations dans l’animé Sailor Moon. Je pense qu’encore aujourd’hui je suis capable de passer des heures sur youtube à les regarder toutes et à prendre les poses en même temps ! MOON PRISM POWER MAKE UP ! TMTC.

Loki Starfish :  Probablement les Créatures dans le 7eme Voyage de Sinbad. Je devais avoir 4 ou 5 ans aussi. Je pense notamment aux scènes de bataille avec le Cyclope sur la plage. J’ai revu récemment le film. Ce sont évidement des effets spéciaux artisanaux et parfois super cheap mais il y avait une charge poétique incroyable, un vrai gout pour le merveilleux, le fantastique.

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crédit Yvette Néliaz

Première idole

Nannä Volta : Et bien j’ai jamais eu d’idole ! Ça fait la meuf ultra détachée de tout, zen, et qui en fait se prend elle-même pour une idole haha. Mais vraiment, je n’ai eu en fait que des envies de me taper certaines stars genre, ado, Gala puis jeune adulte, j’étais plus sur les actrices de séries donc ça changeait souvent.

Jean Rémi : J’ai grandi en écoutant la musique qui s’échappait de la chambre de mon frère qui a 8 ans de plus que moi (si tu me lis je te passe un CUCU !), du coup je suis très vite tombé dans l’univers de Björk. Entre ses clips (que j’aurais pu mettre dans la partie premier choc visuel) et ses musiques, c’était difficile de rester indifférent. J’y reviens très régulièrement.

Loki Starfish : Billy Corgan mais c’était sur le tard, ça compte ? Mais en fait c’était surtout pour sa musique et l’univers qu’ils arrivaient à développer avec les Smashing Pumpkins. Ce sont eux qui m’ont donné le déclic pour faire de la musique. Alors même que je n’avais jamais pris de cours de chant ou de solfège ou de quoique ce soit. J’ai commencé à faire de la zique à 17 ans au lycée dans un groupe de punk nul à chier. En fait je crois pas avoir d’Idoles… Fuck L’idolatrie !

 

Première pensée

 

Nannä Volta : Une pensée d’ordre existentiel que j’ai eu petite et que je garde en mémoire : je me suis demandée quel était mon rôle sur cette planète car chacun devait bien avoir un rôle, on était pas là pour rien hein, et ça m’a fait complètement flipper ! J’en connaissais pas encore l’existence mais si j’avais su, et pu, j’aurais fumé un gros pétard pour arrêter de penser hihi

Jean Rémi : MANGER !”

Loki Starfish :  Joker !!!! 

Premier regret

Nannä Volta : En dehors du café qui est un petit regret bien vite oublié, je pense qu’avoir lancé l’idée du jeu de la boîte de nuit qui nous as amené à tous être punis de récréation pendant une semaine et surtout dont nos parents ont été informés et qui les a bien choqués n’était pas une très bonne idée et confirme surtout que je suis une obsédée du bisou.

Jean Rémi : TROP MANGER !”

Loki Starfish : Je crois que mon premier regret, c’est d’avoir causé la mort de Tiber” mon premier Hamster quand j’avais genre 4 ans et demi. Je l’avais mis dans un sac plastique et je m’amusais à le faire tourner et le lancer sur le lits ou les fauteuils du salon. Jusqu’au moment où il a du heurter quelque chose de plus dur. Quand j’ai ouvert le sac il avait le museau en sang. Lorsque je l’ai apporté à ma mère elle a diagnostiqué une fracture du crâne.