Blastto aka Carlos Llorente de sa véritable appellation, c’est un petit gars qui vient d’Espagne et agite les nuits londoniennes depuis déjà quelques années. Mec passionné jusqu’à l’ongle, il fait ses deux passions, musique et design, se conjuguer à merveille. De ses illustrations avant-gardiste à ses productions punchy entre makina, techno et influences jungle, il n’y a qu’un petit pas, et beaucoup d’énergie.

L’énergie, c’est ce qui semble habiter Blastto qui prend les platines pour la première fois à ses 18 ans. Aujourd’hui londonien, c’est à la Coucou ! qu’on le retrouve ce soir. En ce vendredi 10 novembre, le retournement de cave sera sans précédent. Et ça tombe bien, parce que les caves, il ADORE ça ! Rencontre entre deux cafés et deux coups de crayon virtuel.

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Bego Solís

Quand on te demande de décrire ta musique, tu réponds quoi ?

Blastto : C’est un peu compliqué, mais cela dépend de qui demande. Je dis toujours que c’est de la musique de club assez énergétique, qu’il faut écouter à 4 heures du matin. En Espagne on appelle ce genre Bakalao.

Et quand il est 4 heures du mat’ justement et qu’on te pose la question ?

A 4 h du matin j’espère que les gens s’amusent plutôt que de me poser des questions !

Comment tu choisis les soirées pour lesquelles tu joues ?

Chaque soirée est une bonne soirée selon moi ! Ma seule condition est que ce soit une soirée où les gens sont ouverts d’esprit. Puis je préfère jouer sur des platines, je suis un peu old school !

C’est ta première à Coucou ! ?

Oui ! J’ai vraiment hâte d’y jouer, j’ai entendu plein de bonnes choses sur cette soirée et je suis super excité ! Puis la programmation de vendredi soir est assez incroyable !

Il y a une ville, un pays de prédilection pour jouer ta musique d’après toi ?

Non, ma musique ne croit pas en l’idée de villes ou pays, ma musique est pour la planète.

C’est quoi qui fait que Blastto est heureux derrière des platines ?

Si les gens dansent et ressentent l’énergie de mon set, je suis heureux !

C’est quoi qui fait que tu joues cette musique particulièrement aujourd’hui ?

En fait, mon père était manager d’un club, du coup j’ai passé beaucoup de temps là-bas jusqu’à mes 13 ans. Il y avait un peu de tout niveau musique, de trucs mainstream jusqu’à Ramirez, de la trance à la makina. C’est aussi pour ça que je n’aime pas mettre de mot sur ma musique, parce qu’elle est un mélange de tout ce que j’aime.

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Neon Magazine, 2017

La meilleure soirée à laquelle t’as joué, c’était quoi ?

J’ai vraiment adoré jouer à des raves parties, au milieu de nulle part, comme dans cette vieille église où j’avais joué, ou alors dans une cave, ou dans la forêt. Je préfère néanmoins les plus petits clubs, là où tu peux voir tout le monde et les réactions de tout le monde, j’aime me sentir proche des gens qui dansent.

“On fait la fête pour voyager vers une autre réalité”

D’après toi, pourquoi les gens font la fête ?

Tu sais, on vit dans une société où les gens passent le plus clair de leur temps à bosser, et tout le monde ne fait pas un métier qui lui plait. On a besoin de s’échapper un peu de ça, de l’ennui de la semaine, et du coup on fait la fête pour voyager vers une autre réalité.

C’est quoi qui te plait dans le fait de faire partie de tout ça, d’avoir un rôle dans cette “fête” ?

Ce que j’aime, c’est que tout est différent une fois la nuit tombée. Les rues sont vides, et je me sens plus connecté à tout, la nuit nos sens sont plus développés. C’est comme passer dans un autre monde tout en restant au même endroit. La nuit, tu as accès à un monde que personne d’autre ne voit.