Church of Squizza ce n’est pas du tout une église qui se trouverait dans la ville inexistante de Squizza. C’est un duo composé par Nicolas aka Kosambi et Charles plus connu sous le nom de Pasteur Charles. Juste pour nous (et Squizza) ils ont composé une mixtape qui dépote grave. 

Squizza, mais c’est qui, mais c’est quoi alors ? Squizza, c’est un peu la cour des miracles mais version tech. Il s’agit d’une chaîne Youtube qui regorge de sons hyper kitschs et délicieux. Pas la peine de te précipiter pour taper Squizza sur ton clavier, parce que la chaîne a été désactivée. Pour apparement être aujourd’hui à nouveau en ligne, mais faut bien chercher (on n’a pas trouvé…). Church of Squizza, ça a donc commencé avec Charles et Nicolas en mode diggeur frénétique de la chaîne pour finalement y consacrer des sets entiers. Petit aperçu sonore donc dans cette mixtape qui passe du coq à l’âne en 30 secondes pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Et puis si vous voulez également participer au « Make Squizza Great Again » on retrouve Church of Squizza vendredi 29 mars à partir de 23 h 30 au Klub pour la soirée Taz Mahal #4 à l’initiative du Fauchage collectif. Donnez-nous un « Alleluuuuiiiia » ! Amen.

Church of Squizza, qui êtes vous ?

Nicolas : Nicolas aka Kosambi, mathématicien le jour, instigateur des soirées Curiosités la nuit.

Charles : Pasteur Charles, michou punk et le plus soulful de tes copines.

Il est né quand et comment ce duo ?

Nicolas : Y a-t-il vraiment un début à tout ? Squizza existe dans nos coeurs à tous, il suffit de tendre l’oreille…

Charles : J’avoue que j’en sais rien. Enfin si, ça part officiellement d’un B2B sur une des soirées de Nico, où on avait dit qu’on ne jouerait que du Squizza, après en avoir floodé approximativement tous les groupes de partage de musique de l’internet français.

Pourquoi ce nom d’ailleurs, Church of Squizza ?

Nicolas : Secret Squizza, c’est une chaîne youtube que Charles a découverte il y a quelque temps. Le gars poste un nombre incalculable de sons hyper kitschs et délicieux, entre la rave bien UK des années 90 et des trucs plus cradingues belges sur des faces B que t’auraient jamais pris la peine d’écouter. Il y a tellement de trucs que c’est impossible de tout écouter ! Du coup on s’est mis à digger la chaîne en parallèle et en se partageant nos trouvailles. Et puis assez vite l’envie assez irrésistible d’y consacrer des sets est venue. Squizza c’est tellement un tout qu’on ne pouvait pas trouver un autre nom.

Charles : Cette chaîne formule presque un genre de musique, une esthétique. Des fois, on s’envoie des trucs en se disant « bien Squizza ça ». On voulait lui rendre directement hommage, parce que si elle est hyper riche et qu’on y fait notre propre curation, l’essentiel de ce qu’on joue est choppé dans ses uploads. Ça aurait été limite malhonnête sinon. La meuf ou le gars qui fait ça est ultra mysterieux.se et son contenu est hyper confidentiel, y’avait un truc Illuminati un peu, d’où ce nom de la church, que j’ai encore du trouver à 7 heure du matin une nuit intelligente. Mais oui, on est les fidèles de Squizza. La chaîne s’est d’ailleurs fait striker le jour de la Saint Valentin, ça m’a brisé le coeur. Paraît qu’elle est à nouveau en ligne, mais j’arrive pas à remettre la main dessus, ça me fout en boule. Make Squizza Great Again.

« On est un peu comme deux vieux qui se la donnent au Pastis en jouant aux boules, mais version rave. »

Votre rencontre, elle était prédestinée ou plutôt inattendue ?

Nicolas : Je pense que notre amour commun du ginto nous aurait forcément poussé à nous rencontrer d’une manière ou d’une autre.

Charles : On aime bien tout ce qui est alcool oui. Puis on aime bien faire la fête ensemble faut dire. Et on a tous les deux l’esprit assez pervers pour auto-alimenter une fascination morbide qui devient un culte foireux autour d’une chaîne Youtube. C’était sûr qu’on allait finir par avoir une idée commune saugrenue.

Votre musique en trois mots ?

Nicolas : Ravesque (ça existe hein ?!), Polissonne, Excessive.

Charles : Squizza notre seigneur.

Bosser ensemble ça ressemble à quoi ? Plutôt à une démocratie ou à un régime dictatorial ?

Nicolas : Beaucoup de vin rouge, Charles qui dit : « on monte de 7 bpm là hein » et le lendemain un gros mal de crâne mais que tu ne regretterais pour rien au monde. Plutôt à une démocratie du zbeul donc.

Charles : Ça me semble parfaitement résumé.

« On a pris plaisir à accentuer le WTF des morceaux en les jouant dans un ordre un peu curieux. »

Cette mixtape vous l’avez conçue comment du coup ?

Nicolas : Un beau soir dans les studios de Station Station (le studio radio de La Station). On a vraiment voulu revenir à l’essentiel dans ce mix, nos premiers coups de coeur Squizza.

Charles : On a pris plaisir à accentuer le WTF des morceaux en les jouant dans un ordre un peu curieux, qui nous faisait bien rire. Parce que la force de cette musique est de passer d’un truc à l’autre en 30 secondes, alors on a un peu suivi ce feeling. Et puis faut dire que c’était encore un moment plutôt éthylique. C’est un peu le truc de ce combo. On est un peu comme deux vieux qui se la donnent au pastis en jouant aux boules, mais version rave. Nos lancés sont pas toujours super bien placés, mais on rit très fort.

Le truc le plus WTF qui vous soit arrivé un soir de set ?

Nicolas : Jouer de la grosse drum’n’bass en warm up à L’International et faire fuir les trois pauvres danseurs venus s’aventurer en bas. Pas si WTF que ça en fait (rires).

Charles : Ah oui c’était bien con ça. Non, sinon le meilleur reste toujours à venir.

Une envie particulière pour finir ?

Nicolas : Squizza est grand, vive Squizza !

Charles : Si le.a grand.e Secret Squizza lui même nous lit et veut nous contacter un jour, on l’invitera à Paris à venir passer le dancefloor à la moulinette avec l’honneur et la gratitude qu’on lui doit.