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Soare : « Dans l’euphorie d’une soirée déjantée c’est toujours fun de continuer, quand on kiffe on ne veut pas que la soirée s’arrête » – Heeboo

Soare : « Dans l’euphorie d’une soirée déjantée c’est toujours fun de continuer, quand on kiffe on ne veut pas que la soirée s’arrête »

Interview Collectifs - Février 25, 2019

On fait souvent face à cette situation pas facile : levé du soleil, extinction du sound system, allumage pleine gueule des néons (bien) blancs, sécurité qui nous pousse vers la sortie, regard perdu et paniqué du public. C’est à ce moment, où l’envie de continuer nous titille malgré notre corps engourdi, qu’on entend ce crie libérateur et parfois douloureux : « il est oùùùùù l’after ?! ». Cette fois-ci on répond dimanche 3 mars pour l’after party du collectif SOARE au Café Barge !

Mais SOARE c’est qui ? Né en juillet 2018, le jeune collectif  met à l’honneur la micro-house roumaine. Vafa, dj résident, et Duncan, fondateur de SOARE, pénètrent avec nous dans le monde mystérieux des afters. Rendez-vous dimanche donc, pour une matinée endiablée. 

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Déclinez votre identité

Vafa : Je suis dj résident pour SOARE.

Duncan : Je me présente, Duncan, passionné de musique et d’événements micro-house minimale depuis plus de 4 ans, et fondateur du collectif SOARE.

SOARE, c’est né quand et comment ?

Duncan : SOARE est né le 22 juillet 2018, avec un premier événement où nous avons invité Thomas Melchior, pionnier de la minimale, au Beat Boat.

Pourquoi ce nom là d’ailleurs, SOARE ?

Duncan : Ça vient du roumain qui signifie « soleil ». Pour nous ça résumait assez bien notre état d’esprit, un collectif de passionnés qui veulent illuminer le quotidien des gens en leur proposant des événements pointus et surtout bon esprit. Et évidemment une connotation à la micro-house roumaine.

3 mots pour définir l’esprit de SOARE ?

Vafa : Potes, musique, bonne vibe.

Duncan : Good Vibes Only.

La fête libre pour vous c’est… une option, un caprice, un besoin ?

Vafa : C’est un besoin. Je pense qu’on a besoin d’être libre pour se sentir bien et profiter à fond du moment présent.

Duncan : Un besoin ! S’évader à travers la musique c’est plutôt pas mal.

Organiser des teufs pour vous, ça représente quoi ?

Vafa : Organiser des soirées ça permet d’inviter des artistes qu’on aime, de faire danser les gens qu’on apprécie, de transmettre notre humeur festive le temps d’une nuit ou d’une journée.

Duncan : C’est quelque chose d’assez extraordinaire de créer et partager cette vibe avec nos potes et notre public.

Pourquoi on fait (beaucoup) la fête ?

Vafa : Aujourd’hui on fait beaucoup la fête parce que ça nous permet de nous évader entre potes et par la même occasion de voir des prestations artistiques. C’est comme aller à un concert en fait. On y va pour écouter un artiste avant tout.

Duncan : Je pense qu’on a besoin de cette déconnexion avec notre quotidien, de ne faire qu’un avec la musique le temps d’une nuit et plus si affinités.

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crédit photo : Soare

Et des afters ?

Vafa : Les afters c’est un moment hors du temps. Faire la fête la journée ça a une toute autre saveur il y a la lumière du jour c’est beaucoup plus agréable.

Duncan : Dans l’euphorie d’une soirée déjantée c’est toujours fun de continuer, quand on kiffe on ne veut pas que la soirée s’arrête !

Un souvenir de votre dernier after ?

Vafa : Tout ce qui se passe en after y reste.

Duncan : Une attente insoutenable pour aller faire pipi.

Vos réactions quand vous entendez “ il est oùùùùù l’after “ ?

Duncan : Toujours plus !

Vafa : Je réponds « au Café Barge le 3 Mars ».

Elle vient d’où, cette envie d’aller toujours plus loin ?

Duncan : C’est une question de caractère, on l’a en nous ou on ne l’a pas !

Vafa : La musique !

Votre after le plus dingue ?

Vafa : Il y en a eu plusieurs mais la première fois que j’ai vu Nicolas Lutz au Breakfast Club c’était assez cinglé.

Duncan : L’after de 90bis records au skate parc de Bercy.

Il est vrai le dicton « plus c’est long, plus c’est bon » ?

Vafa : Nan je pense pas !

Duncan : Quand c’est trop, c’est trop…

Votre trajet le plus mémorable pour arriver en after ?

Vafa : Cet été en corse on a marché pendant 3 km. C’était le long de la mer pendant le levé du soleil avec des Pietra bien fraîches donc c’était parfait.

Duncan : Aller en after avec des potes et se rendre compte dans le Heetch qu’on en a pour 50 minutes direction Noisy Champs.

Le truc le plus WTF qui vous soit arrivé en after ?

Vafa : La famille d’un pote débarqué à 11h du matin sans prévenir. On a dû tout ranger en 5min. Ils sont restés une heure pour réserver des billets de train. Il y avait tout le monde : les parents, les frères et les soeurs. C’était assez drôle.

Duncan : Se retrouver à 15 et se faire virer d’un appartement par l’employeur de la fille au pair qui nous avait tous invités.

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crédit photo : Soare

C’est quoi le meilleur dans un after ?

Vafa : De la bonne musique, rigoler et être avec des bons potes.

Duncan : L’énergie, le mood.

Et le pire truc ?

Duncan : La fin…

Vafa : Les gens qui rigolent pas.

Sans transition, le public de SOARE il ressemble à quoi ?

Vafa : À Apollon.

Duncan : Un public toujours sympa, jeune mais mature, en quête de liberté et de musicalité.

Et en after ?

Vafa : À Apollon mais un peu plus fatigué.

Duncan : Des danseurs innés ! On l’a vu au Beat Boat cet été.

La fête libre de jour et de nuit, elle change quoi au quotidien des gens ?

Vafa : Elle apporte plus de bonne humeur, on s’amuse plus.

Duncan : Un peu plus de sourire et de liberté.

Pour finir, une envie pressante, là, tout de suite ?

Vafa : Kyrie Irving (Most Valuable Player).

Duncan : Une très grosse envie d’être le 3 mars pour l’after SOARE au Café Barge !

Emmanuelle Rouault

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