Les Nuits Sauvages

Dégif #162 : « On fait autant la fête pour oublier qu’on vit dans un monde qui nous fatigue, entre le coronavirus, le 49.3 et les pédophiles dans le cinéma » – Heeboo
© Victor Maître

Dégif #162 : « On fait autant la fête pour oublier qu’on vit dans un monde qui nous fatigue, entre le coronavirus, le 49.3 et les pédophiles dans le cinéma »

Dégif - Mars 4, 2020

© Victor Maître

On est pas toujours compris, on nous crache souvent à la gueule, on nous insulte, on nous manque de respect, on nous regarde de haut, on nous invisibilise, nous, les danseurs de l’aube. On se couche tard, et ça plaît pas. On s’embrasse sans se juger, et ça plaît pas. On choque, par qui l’on est, qui l’on danse, et qui l’on baise. Et ça, ça plaît pas. Et c’est tant mieux. La fête vivra, et pètera à la gueule des puissants. ACAB.

Ici-bas, 22 moments de vie nocturne du weekend passé, racontés avec ironie, sérieux et passion. La fête pour renaître, la fête pour draguer, la fête pour rire et s’amuser, la fête pour attraper le Coronarivus, mais aussi pour boire du Ricard ! La fête, ce seul moment à soi, que personne ne peut nous enlever.

LUCAS

« Le bal des vampires version club »

vend. 28 fév. – La Vita Nuova (La Marbrerie)

Qui es-tu ?

Coucou Heeboo coucou ! Lucas, professeur d’anglais qui ne sort que quand ça en vaut vraiment la peine (et là, ça valait vraiment le coup !).

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Cette soirée, c’était Vampira qui nous invitait à sa renaissance. Le bal des vampires version club quoi.

Raconte nous ta vrille de la nuit

C’est réellement parti en vrille quand Christine est montée sur scène pour nous jouer ses cinq nouvelles chansons. Tout le monde hurlait et chantait les paroles de chansons sorties 24 heures plus tôt. J’ai tenté le pogo quand elle a enchaîné avec « Intranquilité », en vain…

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Le track de la soirée ça reste La Vita Nuova, avec la sublime Caroline Polachek qui s’est déplacée spécialement pour chanter ses quelques paroles avec sa voix de sirène envoûtante.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tout s’est terminé un peu précipitamment pour moi, en plein milieu du set captivant de Eartheater parce que mes amis étaient fatigués… Du coup on est rentrés en VTC.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais au MK2 devant Dark Waters. Méchante ambiance. Du coup je pensais aux citoyens de Flint dans le Michigan qui n’ont plus d’eau potable depuis un moment.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Les gens qui m’ont marqué à La Vita Nuova étaient les fans hardcore de Chris ; ceux qui, 24 heures après la diffusion de son mini film magistral, ont couru s’acheter des lentilles de contact rouges ou se sont calligraphiés un « Nada » au dessus du sourcil droit, pour ressembler à la belle Pierrot La Lune dans sa vidéo. If this isn’t dedication, I don’t know what is.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Je ne fais pas souvent la fête, mais quand on la fait, je pense que c’est pour renaître. La Vita Nuova avait donc tout son sens.

MAMEBETTY

« Une soirée qui a fait rythmer les battements de mon cœur »

sam. 29 fév. – Thunder (Glazart)

Qui es-tu ?

Mon blaze c’est Mamebetty mais c’est juste betty pour les intimes.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

J’dirais que c’était une soirée qui a fait rythmer les battements de mon cœur

Raconte nous ta vrille de la nuit

3 h 20, je m’en souviens tellement c’était énorme. J’étais dans les WC des filles, je pissais tranquillement et une meuf est entrée avec moi, on a eu une discussion hyper philo et en sortant elle s’est étalée sur du vomi c’était dégueu, mais qu’est-ce que c’était drôle ! Puis bien sûr il y a eu l’after de cette soirée où j’ai enfin officialisé avec mon âme sœur que je connais depuis des mois…

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

L’artiste qui m’a le plus marqué c’est Paramod, je voulais le voir depuis un moment parce que je sais pas comment mais sa musique me transporte…

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Oui très bien, je suis rentrée avec des potes en voiture qui m’ont déposée chez moi avec mon boy

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Euhhh je dormais désolée

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Une jeune fille qui avait le crâne rasé et un style hors du commun, elle attirait grave ma curiosité, elle était def et se laissait emporter sur le son…

Pourquoi on fait autant la fête ?

La fête existe depuis si longtemps, même dans la mythologie grecque ; elle permet de se vider l’esprit, avec ses amis, de faire de nouvelles rencontres, de prendre des substances… en fait c’est juste le moment de partir loin de son quotidien !

CHARLÈNE

« Comme si tu délocalisais dans des spots de folie ton apéro avec tes meilleurs potes et que tu les multiplies par 1000 »

sam. 29 fév. – Spoutnik sa mère – S01 E02 : Apollo 51, mission Pastis (Nexus)

Qui es-tu ?

Bonsouuaaar, je m’appelle Charlène. J’ai 32 ans et je suis chargée de Communication dans la cybersécurité. Mon signe distinctif en soirée ? J’ai toujours un double Ricard dans la main.  

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

« L’ambiance Newtrack » qui est unique. Pour résumer les gens sur place, je dirais : c’est comme si tu délocalisais dans des spots de folie ton apéro avec tes meilleurs potes et que tu les multiplies par 1000. Pour la musique, ce que j’aime particulièrement, c’est qu’on peut voir jouer des artistes qu’on ne voit pas tout le temps à Paris, très prometteurs ou très pointus. 

Raconte nous ta vrille de la nuit

J’ai tenté de me frayer un chemin dans des fauteuils stockés, empilés, telle une Alice au Pays des Fouhèreveilles. 

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

T’es dur là… Faut vraiment que je choisisse ? Hmmmmmmmm, je dirais Sina XX pour la découverte et UVB parce que je venais pour lui, et qu’il ne m’a pas déçu. 

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

J’ai fini dans un caniveau à me noyer dans mon vomi. Non, je déconne. Le truc classique : suis rentrée en Uber pré gueule de bois. 

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je dormais déjà. J’ai 32 piges mon grand. Il me faut beaucoup de sommeil pour récupérer moi maintenant. Et même comme ça, j’ai trouvé le moyen de ramasser ma vie fort le lundi matin. 

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Sinus O mais… bonjour la honte. Je lui ai sauté dessus comme une vielle groupie. 

* Voix très aigue de biatch de qualité * : « J’aime trop ce que tu fais, à un moment je faisais toutes les dates où tu jouais, c’était incroyable ! »

* Regard et sourire de Sinus O qui disent « C’est gênant » *: « Et mercé… »

Pourquoi on fait autant la fête ?

Ok, c’est parti, alors il me faut :

Et un « Amour de la Fête » on the rock, un !

Parce que pendant 43 secondes nous avons assumé notre corp et notre féminité en enlevant le haut et le soutif. MORT AU PATRIARCAT qu’on braillait. C’était les plus belles 43 secondes de ma soirée. 

BERTILLE

« Improbable »

vend. 28 fév. – Octo Octa B2B Eris Drew, Pasteur Charles (Dehors Brut Indoor)

Qui es-tu ?

Bertille, j’ai plus de surnom, jadis c’était Bertek mais stop haha. Sinon j’aime bien danser « pas en rythme » en soirée et défier les gens autour de moi de m’accompagner, ils pensent que c’est fastoch mais ça rend ouf quand tu n’as pas d’entrainement

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

La soirée juste : improbable

Raconte nous ta vrille de la nuit

Tout est parti en vrille de base, car j’étais avec qu’avec des gens que j’avais vus qu’une fois dans ma vie, dont des mecs que j’avais rencontrés en festoch et l’exe de mon ex – on a fini par se faire des smack archi violent et à se dire « je t’aime » dans la foule – ce genre de soirée « aventure » qui peut partir soit en drama ou en full love, et heureusement ça a penché du bon côté de la balance.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Pasteur Charles, ce mec trop deter, il a passé tout et n’importe quoi, cette transition du futur entre rock et D&B, j’oublierai pas

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Je suis rentrée en métropolitain, nickel

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je buvais mon premier Gin Tonic de Tchoin pour la soirée de samedi

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Les vieux mecs CIS qui t’abordent comme des cons car tu as eu un eye contact d’une seconde avec eux, svp stop.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Bah pour draguer mdr

JENNA

« Débauche et Décadence »

sam. 29 fév. – La Creole #16 (Le Chinois)

Qui es-tu ?

Jenna + Nana + Développeuse web + moi et mes trois mousquetaires en train de crier « LA REBELLION » à tout va

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Je ne peux pas décrire La Créole en un seul mot : Débauche et Décadence

Raconte nous ta vrille de la nuit

Quand j’ai retrouvé mes potes aux fumoir après deux heures sans se voir, on se raconte vite fait où on en était, et avec qui, et ça part vite en fou rire.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

La track My Chatte de Lazy Flow feat Matyouz, elle décrit totalement l’ambiance de la soirée et elle met tous le monde en furie.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tout ce passe toujours bien à La Créole personnellement, je suis rentrée en voiture tranquillou.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais dans mon lit en tarin de regarder Vikings, je comatais, une Créole c’est mieux qu’une séance de Crossfit !

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

La personne qui me marque à chaque Créole c’est bien Snake de la House NINJA, l’égérie de la Créole, c’est un danseur, vogueur et il assure tout de 23 h à 6 h sans se stopper, c’est un monstre .

Pourquoi on fait autant la fête ?

Personnellement c’est vital à mon bien-être, j’ai besoin de m’évader pendant quelques heures avec mes amis et ne penser qu’à la musique, danser et rigoler avec tout le monde.

Quand à un moment de la soirée, ils organisent une sorte de battle de voguing, parce qu’il y a beaucoup de vogueurs présents lors de La Créole, c’est un de mes moment préférées à chaque fois, j’ai des étoiles pleins les yeux.

CYRIL

« Brouillard tellement j’étais ailleurs « 

vend. 28 fév. – Fusion (23) (Trabendo)

Qui es-tu ?

Cyril, je travaille en protection de l’enfance et j’ai pas l’impression d’avoir de signe particulier.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Franchement : brouillard tellement j’étais ailleurs

Raconte nous ta vrille de la nuit

C’est parti en cacahuètes dès la fin du before dans un bar, la première heure dans la boîte je planais complètement et sur la fin j’ai escaladé les enceintes pour mieux m’en faire descendre par les vigiles.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Aucune en particulier, il y avait des basses particulièrement fortes qui m’ont transporté par contre

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Ça s’est terminé en petit after tranquille durant lequel on a bu du bon vin puis je suis rentré vers 9 h !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais au resto avec des collègues avec un mal de bide de dingue, on est repartis pour une soirée mais c’est une autre histoire…

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Mes cousines qui étaient présentes et qui n’avaient pas l’habitude de se trouver là je dirais

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pour s’évader quelques heures de notre quotidien maussade, pour rire ensemble et faire des rencontres. Et essayer de choper le coronavirus accessoirement.

Le sourire aux lèvres du début à la fin, un super anniversaire particulièrement réussi

VALENTIN

« Une soirée Marathon »

sam. 29 fév. – Spoutnik sa mère – S01 E02 : Apollo 51, mission Pastis (Nexus)

Qui es-tu ?

Valentin Nguyen ou Val, vietnamien, étudiant en Sciences politiques et sociales, résidant en France depuis quatre ans. Si vous voyez un asiat, pas très grand, qui porte un débardeur noir et un jean bleu, qui n’arrête pas de bouger toute la nuit et qui est devant les caisses de son pendant les dernières minutes de la soirée, c’est moi !

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Une soirée Marathon : on danse, on danse, on danse…

Raconte nous ta vrille de la nuit

Quand j’étais en train de danser les yeux fermés et mes potes sont partis pour chercher des boissons dans la foule, un jeune homme qui s’est dit « hétéro » et qui avait « une copine » m’a approché et chuchoté à mes oreilles « je te trouve très mignon et charmant, est-ce que tu es homosexuel ? Et si oui, peux-tu m’embrasser ? » Je trouvait ça drôle car c’est la XXXè fois que des « hétéros » viennent me demander ce genre de chose. @@ Et ensuite, qu’est-ce j’ai fait ? Je vous laisse deviner par vous-même, boostez votre créativité ^^

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

UVB sûrement, il y a un track incroyable qui m’a fait oublier la terre et le ciel. Qui m’a fait oublier que je devais faire attention à ma veste noire que j’avais mise sur la barre devant les caisses de son. Sinon, je n’ai pas le nom du track. Je sais justement que ça a volé mon âme.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Oui, presque. Sauf la perte de la veste de mon père, sinon tout s’est très bien passé. Je suis rentré en Uber avec mes deux potes : Claire et Mario. J’ai continué la matinée chez moi, avec du vin à 9 h du mat. Merci aux tracks d’I Hate Models qui m’ont accompagné jusqu’à 10 h.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Still on the bed. Je pensais à un gros burger Five Guys qui sera livré directement chez moi. Je me disais aussi « je suis en train d’emprunter le temps du lendemain pour m’amuser aujourd’hui. »

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Sêrement le mec « hétéro » qui a essayé de me séduire en dansant d’une manière bizarre. C’était si bizarre que je n’ai pas pu décrire en quelques mots. :))

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pour compenser le temps de stress qu’on a subit pendant la semaine.

LOUIS

« Energique !!! »

dim. 1er mars – Boiler Room : Hard Dance x S. society (Le Sucre)

Qui es-tu ?

Louis, Loulou, Assistant WebMarketing.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Energique !!!

Raconte nous ta vrille de la nuit

20 h 30 quand Evil Grimace a pris les commandes. Il a commencé à faire se rapprocher tout le monde autour de lui. Et il a envoyé son son 3L full basses et c’est parti en pogo dans tous les sens.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Le closing par Casual Gabberz avec la track Meilleur Vœux qui est juste folle car elle alliait parfaitement la douceur de la bonne ambiance à la soirée et la brutalité des kicks !

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Impec, rentré à pied comme je n’habite pas loin c’est pratique.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais chez moi, après le travail avec un pote avec qui j’ai fait la soirée, on se l’ai remémorée, normal ahah !

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Un mec immobile qui mangeait un sandwich au milieu de la foule avec une longue chemise asiatique et une petite paire de lunettes noires, on ne devait pas être dans le même monde à ce moment-là.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce qu’on aime ne plus avoir de règles le temps d’une soirée, c’est un moment que personne ne peut nous enlever. C’est juste, nous, la musique et les gens qu’on aime. On a pas besoin de plus pour être heureux.

KÉVIN

« Spatial ! »

sam. 29 fév. – HORS BEAT #1 – Voiron (L’International)

Qui es-tu ?

Je m’appelle Kévin (et oui…) et je bosse dans le théâtre. Sinon, je suis accessoirement Sokolov, membre de Diskonected, qui organisait la soirée, et co-fondateur du collectif et label associatif Vague Alarme, à Marseille. J’ai toujours une ou deux cannettes de 8.6 avec moi, je pense que c’est un signe distinctif pour qui me voit souvent.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Spatial !

Raconte nous ta vrille de la nuit

Je me suis remis aux platines vers 4 h, et c’était bizarrement beaucoup plus dur que pour l’opening. Charleeps était en train de fermer de son côté aussi, manifestement en finesse parce que le son remontait tout l’escalier, et moi je jouais un peu pour mes potes, les vrai.e.s comme on dit. C’était bien, un peu schlag aussi, mais j’adore ça.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Rachel Wall Against Walls, de MZA, parce que c’était son premier live et que ça résume un peu toute cette aventure.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

La tête un peu dans les étoiles, mais c’était le thème. On est bien rentrés, loué soit le RER B.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je préparais des gnocchi au gorgonzola pour éponger, en débriefant sur la soirée qui s’est globalement super bien déroulée.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

S’il y a une personne marquante des soirées Diskonected, c’est le F. Mais il est un peu parti loin ce coup-ci, ça va être dur de le défendre et c’est dommage. Pensée à lui, cependant.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce qu’on déconnecte, on se retrouve entre ami.e.s, on passe tout de suite dans un autre cadre. Et puis on aime la musique, les artistes… Y a différentes manières de faire la fête, et tu peux toujours opter pour celle de ton choix.

LUCILE

« AMOUR »

sam. 29 fév. –  Garçon Sauvage Club – Yuksek – Ascendant Vierge (Le Sucre)

Qui es-tu ?

Je m’appelle Lucile, alias Barbara Poppers, j’ai 20 ans et je fais des études de droit (lol), en soirée j’ai tout le temps pleins de paillettes dans la figure et je perds tout le temps mes affaires.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

AMOUR ! Tout le monde était rempli d’amour et bien intentionné, ça faisait chaud au cœur.

Raconte nous ta vrille de la nuit

Dès l’instant où on est rentrés dans le Sucre, passé la porte on s’est dit « WOW ».

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Ascendant Vierge évidemment ! Ça faisait super longtemps que je voulais les voir, donc une GS + Ascendant Vierge, alors là ! J’ai cru que j’allais griller mes cordes vocales à force de crier, le public était chaud bouillant !

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Super, mais un peu déçue que ça se finisse aussi tôt. On est rentrés en métro et on a galéré à trouver une épicerie ouverte à cette heure ci haha

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Alors, je venais de rentrer d’un after plutôt drôle, entre celui qui veut « parler aux gens qui parlent », ceux qui dorment ou qui ont pris 40 ans d’âge d’un coup ou encore les gens du marché en bas de l’immeuble qui nous voient faire 4000 allers retours avec des sales têtes pour trouver un truc ouvert…

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

La personne qui m’a marquée c’était un mec avec qui j’ai parlé à peu près cinq minutes et qui m’a donné son paquet de clopes parce que j’avais perdu mon tabac, adorable !

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce que c’est ça qui nous rend joyeux ! Profiter de ses potes tout en dansant sur le rythme du son et en se tapant des barres, y’a rien de mieux ! C’est là qu’on voit le plus de gens heureux je pense ! En plus, on rencontre toujours des gens géniaux dans le son.

Ce gif me représente bien tout au long de la soirée, mes cordes vocales me remercient

DAVID-HENRI

« Amour et house fraiche. »

vend. 28 fév. – Octo Octa B2B Eris Drew, Pasteur Charles (Dehors Brut Indoor)

Qui es-tu ?

Moi c’est David-Henri, et y’a peu de chances que tu en rencontres deux dans ta vie, seule ma mère a eu l’idée de coller ces deux prénoms ensembles. Par souci de simplification, mon surnom est naturellement DH (qui tourne parfois en di-aich’) ou sinon The Great HD qui est mon nom de Dj (mdr). Dans la vie pro je fais une thèse en informatique graphique et sur mon temps libre j’organise des petites teufs avec une team qui s’appelle Phasm. En soirée j’ai généralement toujours la même dégaine : la pêche, le jogging et une bière à la main.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Amour et house fraiche.

Raconte nous ta vrille de la nuit

Je dirai vers 4 h 30, j’avais à peu près perdu de vue tous mes potes et j’étais juste avec ma copine devant le son. A partir de là on a dû passer presque une heure à juste danser en se répétant qu’on se kiffait, sur fond de gros bangers house envoyés par Octo Octa et Eris Drew. Quel bonheur.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Le remix de Freed From Desire (mr jack club mix apparemment) balancé par Octo Octa et Eris Drew. Juste parce que cette track elle procure toujours un énorme kiffe en soirée, ça marche à tous les coups.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Génial, on est restés jusqu’au closing, Pasteur Charles avait tellement la pêche et envoyait tellement de love, ça faisait plaisir. On a bougé à six en prenant le tram et on s’est tapé des barres avec des gens qui allaient taffer au salon de l’agriculture. Un de mes meilleurs retours je pense. Ensuite on a fait un petit after à la maison.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Toujours en soirée, un pote organisait une soirée chez lui qui commençait à 16 h pour pas gêner les voisins.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Pasteur Charles, il a une énergie ce mec il fait vraiment trop plaisir à voir, c’est rare de voir quelqu’un d’aussi authentique. Octo Octa et Eris Drew aussi d’ailleurs.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pourquoi on ferait moins la fête ?

Parce que je me suis dit que je voulais faire les mêmes teufs à 80 piges

CLÉMENT

« PRENDRE SON PIED »

sam. 29 fév. – Discoquette saute dans Petit Bain : Alan Dixon & Whitney Weiss (Petit Bain)

Qui es-tu ?

Clément, étudiant, danseur brutal de sensations massives

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

PRENDRE SON PIED

Raconte nous ta vrille de la nuit

BackRooms obligatoires si envie pressante, puisque les toilettes de l’étage sont réservées au tout petit nombre de personnes de sexe -et de genre- féminin de la soirée… Pissotières partagées donc ; la vrille c’est de se faire attraper par la queue aux urinoirs quand on est un pipi-shy.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Un Hybrid Set c’est toujours magnifique, surtout avec David Shaw and The Beat.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Je suis rentré à pieds, c’est bon pour le moral et pour la santé (et c’est vivifiant)

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais dans des draps, et ce n’était pas les miens.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Je serais un connard si je ne disais pas que c’était celle dans les draps de laquelle j’étais le lendemain à 20 h 20.

Pourquoi on fait autant la fête ?

On fait autant la fête car on adore être vivants, car on a besoin de nos nouveaux rituels apotropaïques à l’heure où tout n’est plus que représentation et démonstration de soi, communication, réseaux et tunes… On a besoin de nouvelles formes pour se sentir libres, humains, vivants… Et pour cela quoi de mieux que nos rondes de sorcier.e.s ancestrales ?

J’ai perdu mon ticket pour le vestiaire, c’est pas grave, j’ai une photo sur mon téléphone… où est mon téléphone?

ALVINE

« Une soirée complètement zinzin »

sam. 29 fév. – La Tchoin Party (La Java)

Qui es-tu ?

Moi c’est Alvine c’est Vinale, Al ou Vinou, pas très original je vous l’accorde, j’dois pas avoir des amis très originaux … j’suis cheffe de projets dans une association d’égalité des chances et pendant la soirée j’avais dé longues braids, des énormes créoles dorées et un pantalon pat’ d’eph pailleté.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Une soirée complètement zinzin ! J’ai plutôt l’habitude de sortir en soirée techno, j’me suis autant voire plus amusée que d’habitude !

Raconte nous ta vrille de la nuit

En vrai, dès que j’ai mis un pied dans la boîte j’ai entendu Nelly Furtado, je savais d’avance que j’allais passer une bonne soirée, et ça a pas loupé!! Avec mes potes on s’est pas arrêté jusqu’à 5 h.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Pour être honnête j’ai même pas fait attention aux artistes qui passaient, tellement les musiques étaient toutes chouettes et s’enchaînaient parfaitement. Elles m’ont rappelé mes années collèges et ça fait plaisir de pouvoir chanter et danser sur du J-Lo ou Britney Spears.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

J’ai passé une excellente soirée, je suis rentrée sans encombre avec une copine en Uber. Le chauffeur était chouette et a mis des chansons des années 2000 !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Changement d’ambiance, je préparais un entretien super important pour le lendemain, ça a été dur mais avec un Survivor des Destiny’s child en fond sonore ça passe crème !

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Pas une personne en particulier mais plutôt la population en général. Tout le monde a joué le jeu, toutes les meufs ressemblaient à des Bratz et les mecs sortaient tout droit d’un clip de Tragédie ou Tribal King, et ça c’est trop cool !

Pourquoi on fait autant la fête ?

On fait autant la fête pour oublier qu’on vit dans un monde qui nous fatigue un peu plus chaque jour, entre le corona virus, le 49.3 et les pedophiles dans le cinéma (Hello Pollux)

ALEX

« J’ai pas tout suivi, mais ça avait l’air vachement bien »

vend. 28 fév. – Offnoise 280220 Last a la Stas’ (La Station-Gare des Mines)

Qui es-tu ?

Alex « Mahabdi », fondateur de MisèRecords et membre de Fauchage Collectif, DJ (Ozimandyas), musicien (Super Sans Plomb), vidéaste, producteur, photographe : je fais trop de trucs, tu pourras mettre « amuseur de galerie », ça résume bien ! En soirée ? J’ai tout le temps chaud.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Ecoute, j’ai pas tout suivi, mais ça avait l’air vachement bien. Je suis sacrément triste d’avoir découvert si tard les soirées Offnoise, d’autant que c’était la dernière…

Raconte nous ta vrille de la nuit

Ah dès le début, j’ai voulu rentrer sans bracelet en backstage (c’est mon grand jeu en soirée lorsque je suis invité mais pas en backstage. Et quand j’organise, c’est de débusquer ceux qui le font). Je cherchais mon pote le Dogue, franchement je m’étais hyper bien démerdé, et là, on me choppe par le bras… pour me demander de chercher « Françoise Pagan », car c’est « hyper important » : une personne toute bourrée me casse les couilles à l’infini en hurlant d’aller en backstage le chercher « parce que je suis un petit chanceux, j’ai l’accès »… Du coup le vigile a fini par comprendre, attiré par tout ce bordel… que non, je n’avais pas l’accès. Peut importe, mon pote que je cherchais était sur scène en train de mixer.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

J’étais venu voir mes amis de DST, j’ai failli faire l’aller-retour juste pour eux mais finalement, l’ambiance m’a fait rester ! Le groupe Bosco Mujo a sacrément mis le feu aux poudres, c’était le boxon dans la salle et sur scène, j’ai adoré. Les autres, j’ai pas tout retenu, ou je suis parti avant, j’ai raté Gérard Jugno 106 d’ailleurs.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tout s’est terminé d’un coup à 4 h 30, j’attendais ma clef usb bloquée dans le deck après que le Dogue m’ait fait passer quelques tracks avec lui, j’avais plus de carburant, j’en ai eu marre, je suis parti la chercher, j’ai pris ma voiture (elle, elle avait du carburant) et je suis rentré chez moi, comme une fleur. Don’t drink & drive kids, laissez ça aux pros.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais en slip dans mon canapé, lorsqu’un ami m’a appelé pour me dire qu’il donnait un concert à côté de chez moi dans une heure. Je suis resté en slip dans mon canapé, mon weekend était déjà terminé dans ma tête, cette soirée m’avait usé, mais dans le bon sens du terme. Poli, en quelque sorte.

Pourquoi on fait autant la fête ?

La fête, ça permet de vivre son nihilisme à fond sans tomber dans les affres de la misanthropie.

Ma technique pour rentrer dans les loges (ce n’est pas très efficace)

LÉON

« Exceptionnel »

sam. 29 fév. – Possession x Monnom Black (secret place)

Qui es-tu ?

Moi c’est Léon ou aussi Caméléonx, je suis tailleur de pierre dans le bâtiment et j’ai mes lunettes de technopouf qui me suivent dans toute mes soirées.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

EXCEPTIONNEL

Raconte nous ta vrille de la nuit

Il y a eu deux moments : le premier c’est quand la musique a commencé, j’ai eu une joie à en pleurer car j’étais à ma place, je me sentais moi-même. Le second moment c’est quand Dax J a commencé son set vers 6 h je crois, une tuerie avec une foule de personne à se déchaîner, à être possédé.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Nickel je suis rentrée en voiture avec ma tante (j’ai de la chance).

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

J’étais rentré chez moi à Nantes et je dormais comme une enclume.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

La personne qui m’a marqué c’est Nicolas, une drague des plus belles et élégantes et puis il y a eu un homme possédé par la musique, un bonheur à regarder.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Pour le plaisir de la musique et d’être réunis je pense.

Pourquoi on fait autant la fête ?

L’émerveillement devant tant de magnifiques personnes, tout le monde était beau.

LIL

« Une promesse de liberté »

vend. 28 fév. – Agartha ✺ 008 (secret temple)

Qui es-tu ?

Lil, je suis cadre le jour, j’adore découvrir de nouveaux sons et danser la nuit sur des rythmes endiablés. Les rencontres et le partage qu’on vit pendant les soirées technos me font sentir plus vivante que jamais. Je danse non stop du début jusqu’à la fin quelques soit la durée de la soirée de 6 à 72 h.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Une puissance de son et de vibes, La magie du lieu, Une promesse de liberté

Raconte nous ta vrille de la nuit

2 h du matin quand des couples cherchaient frénétiquement la love room, ils étaient trop mignons.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Le set d’Ismētra deep tech ethno acid comme je les aime

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Vers 9 h en voiture avec un mec très sympa

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je me tâtais à faire la Possession

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Un pote qui paressait complètement fonfon et qui suivait tout ce qui se passait autour totalement conscient

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pour la liberté psychologique qu’elle nous procure, on se sent carrément dans une autre dimension.

MEHDI

« Respect »

vend. 28 fév. – Agartha ✺ 008 (secret temple)

Qui es-tu ?

Alors je m’appelle Mehdi, j’ai 27 ans, je suis responsable en restauration bar et salle/ barman à mes heures perdues aussi haha. Signe particulier en soirée !?? Hmmm je dirais la joie de vivre mdrr, et les battles de danse même si je suis pas un AS.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Alors pour décrire cette Agartha 008, je dirais tout simplement « respect » autant pour les orgas qui ont eu des soucis à gérer assez compliqués, que pour le fait d’être en soirée et de pas avoir vu de choses « bizarres » comparé à ces derniers temps.

Raconte nous ta vrille de la nuit

Alors la petite anecdote, je pense que c’est vers 3 h du mat, je suis passé côté scène avec une pote avec qui je n’étais pas venu de base, lâcher les miens avec qui j’étais de base pour ensuite rentrer chez moi en pensant que j’avais passé la fin de soirée avec mes potes (que j’avais justement lâché) du coup un black out à partir d une certaine heure.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Je dirai la woman stage et pas de préférences, juste une bonne vibes

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais dans mon canapé à profiter de netfix et d’un McDo.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

A un moment début de soirée, j’ai eu un « compagnon de fortune » pour aller me vidanger et j’ai compris qu’après cinq minutes, qu’il était en train de mater le cochon.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Alors faire la fête ça détend, c’est un défouloir, puis au fond ça crée des liens, non ?

BENJAMIN

« Meilleure Discoquette ever »

sam. 29 fév. – Discoquette saute dans Petit Bain : Alan Dixon & Whitney Weiss (Petit Bain)

Qui es-tu ?

Benjamin. Je suis chargé de com. Signe particulier : aucun, je suis un pédé basic af.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

« Meilleure Discoquette ever » c’est pas moi qui l’ai dit mais c’est probablement vrai.

Raconte nous ta vrille de la nuit

J’ai croisé en arrivant un couple très sympa que je croise régulièrement en soirée. Et quelques temps après on s’est fait des bisous. Et puis mon mec aussi leur a fait des bisous. C’était la première fois que je le voyais embrasser un autre garçon et c’était : beau.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Quand Whitney Weiss a passé Narcissus de Róisín Murphy. “Be in love be in love be in love be in love be in love with me” : je suis obsédé par ce morceau.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

En VTC parce que la Rive Gauche c’est loin. Mais pas trop tard (moins boire = meilleure décision de 2020).

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Comme souvent le dimanche : tout juste réveillé d’une trop longue sieste, j’étais en train de perdre dignement au bingo de Minima Gesté.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Bad Velvet, une des queens invitées par la Discoquette ce soir. Première fois que je la voyais : quelle beauté, quelle énergie. Hâte de la revoir.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce que c’est là qu’on peut vivre vraiment : on y est parce qu’on l’a choisi, si possible avec des gens qu’on a envie de voir, pour écouter de la musique qu’on a envie d’écouter et danser comme on a envie de danser. C’est particulièrement vrai quand les gens sont gentils et bienveillants et qu’on sent que les DJs invité·e·s sont choisi·e·s avec amour comme à la Discoquette, <3.

Le moment où je me suis retrouvé toute contente avec un jeton boisson inattendu dans la main (oui c’est contradictoire avec la réponse au-dessus).

LÉA

« Acidulée »

dim. 1er mars – Boiler Room : Hard Dance x S. society (Le Sucre)

Qui es-tu ?

Lea, étudiante en écologie et solidarité, en soirée j’ai souvent soit un bandeau de bandit soit une spirale dessinée sur le front.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Un mot pour décrire ma soirée : acidulée

Raconte nous ta vrille de la nuit

C’est parti en vrille à la minute j’suis rentrée dans l’ascenseur. C’était nos premiers pas au Sucre et on est arrivéS vers 19 h déjà bien atteintes ; on a franchi la porte et dansé direct sur le podium sur la droite de la salle pour finir juste devant sur la scène toute la fin de soirée (d’où j’suis tombée quelques fois).

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

J’étais là pour Evil grimace mais grosse découverte de Krtm qui m’a persécuté en plein cœur avec sa musique déchirante et sa bouille trop mimi.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tout s’est bien passé mais le retour a été compliqué, j’habite à Valmy et on avait 1 h 30 de route ; on s’est fait suivre / insulter par trois mecs sur la route. Le point pas cool. On avait pas de sous pour prendre un Uber.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’écoutais encore du son en me remémorant le week-end de folie, tu connais cette sensation quand tu veux pas que ça s’arête et que le retour à la réalité est très dur. Du coup j’ai acheté une Hagen-daas caramel beurre salé et j’ai maté How I met your mother pour combler la solitude et la descente.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Y’a un mec qui m’a marqué, il avait les cheveux châtains et les yeux bleus, on a dansé ensemble pendant un moment et on se regardait parfois. Il avait un regard sûr de lui mais un peu triste, et une danse super énergique et motivante !

Pourquoi on fait autant la fête ?

La danse, le partage, le son. Pour trouver du sens à nos p’tites vie moroses, parce que la vie c’est un long chemin où on grandit et on passe par la découverte de soi, on apprend à se lâcher. Puis voir d’autres gens danser c’est quand même un délire, c’est magnifique. On se sent exister quand on fait la fête, y’a une connection du corps et du cœur quand on danse. Voilà quoi, être en accord avec soi-même. On se surpasse et on baise la musique avec passion.

ÉTIENNE

« Incroyable »

dim. 1er mars – Boiler Room : Hard Dance x S. society (Le Sucre)

Qui es-tu ?

C’est Etienne, 21 ans, étudiant en communication et amoureux de musique électronique depuis mon plus jeune âge. Je rédige également pour plusieurs médias en lien avec la musique électronique.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Incroyable

Raconte nous ta vrille de la nuit

Alors que KRTM nous livrait un closing de folie, quelqu’un a renversé l’intégralité de sa bière sur l’une de ses machines. Au bout de cinq minutes, le speaker de Boiler Room choisit d’arrêter le live et donc la soirée par la même occasion, je ne vous raconte pas la déception pour le public qui était chaud comme la braise. Mais c’est sans compter sur Evil Grimace qui réapparait pour jouer « Fuck le 17 », s’ensuit une frénésie palpante dans le Sucre, c’était incroyable ! Finalement, KRTM a pu trouver un moyen pour finir son set, pour le plus grand bonheur de tous.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Evil Grimace sans hésiter. Il a su imposer son style et plus généralement celui de son crew Casual Gabberz qui nous a littéralement retourné. Le mélange de rap et de techno hardcore est une combinaison gagnante, à l’image de son set, un grand moment de défouloir.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Super, un closing de KRTM en grande pompe qui restera dans les mémoires j’en suis certain. Et c’est sans aucun doute l’une des meilleurs Sunset Society que j’ai pu faire jusqu’à maintenant, de par sa programmation mais aussi du public qui était déchainé.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Chez moi, sur mon canapé, les idées vacantes sur cette jolie « soirée » passée la veille, avec un peu d’acouphènes on ne va pas se mentir.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Un mec qui a passé tout son temps derrière Evil Grimace avec marqué sur son téléphone ACAB, je ne sais toujours pas comment il a fait pour passer autant de temps avec le bras en l’air !

Pourquoi on fait autant la fête ?

Certainement pour le bien-être que chaque seconde de musique et de partage peut procurer.

PHILIPPE

« La déglingue »

dim. 1er mars – Neighbor Hood Afterparty (Cafe barge)

Qui es-tu ?

Phil, organisateur des soirees, dj, saisonnier, brasseur, immobilier, pour faire simple. Grooveur de l’extrême en soirée, générateur de vibe sur dancefloor avec toute l’humilité que ça comprend.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

La déglingue

Raconte nous ta vrille de la nuit

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas catapulté dans la strato de cette façon, entre 11 et 15 h c’était bien chaud sur le Café Barge, les breaks de micro qui repartaient de façon aléatoire dans un torrent de kicks et de jeu de charley, c’était fabuleux, tout le monde les bras en l’air direction la vibe, grand moment moment de communion comme on en cherche dans ce type de teufs.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Mon poto P-rocket qui a passé un bon vieux Mall Grab en before à L’International.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Enfer total, le son s’est arrêté à 15 h sur le Café barge, il pleuvait c’était une horreur et les prochaines heures s’annonçaient ultra reloues, finalement j’ai zoné dans des caves à bières avant de rentrer à Rouen à minuit faire la teuf à une soiree Sunday history of house music puis after anniv appart trop cool.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Joker

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Une copine que j’avais rencontré deux ans auparavant au Café Barge, une journée sublime où on avait fini par rentrer par la porte des artistes au We Love Green en se faisant passer pour des journalistes, on s’était toujours pas revus mais elle était accompagné pour le coup, et une autre nana, résidente Rinse dont je tairais le blase, chic fille également, belle aura, elle m’a filé sa clé usb, je vais pouvoir digg sa selecta.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce que c’est la fêeeeete !

Le moment où j’ai voulu sauter à pieds joints dans la vibe et que je me suis retrouvé sur Pluton

SOLÈNE

« Cassage de crânes de bobos »

dim. 1er mars – Boiler Room : Hard Dance x S. society (Le Sucre)

Qui es-tu ?

Solène / Surnom Tok ou Sora / Chargé de facturation & artiste techno / signe particulier : j’arrive pas a ne pas crier quand le drop est incroyable ça sort tout seul.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Soirée « cassage de crânes de bobos »

Raconte nous ta vrille de la nuit

Je dirais lorsque s’est mit aux platines Evil grimace, le chaos a commencé, suivi de KRTM, c’était magnifique. Evil Grimace m’a retourné le cerveau avec des kicks de core, je suis tombée avec ma copine Tok j’ai des bleues partout, elle aussi, j’ai dansé devant eux, j’ai pris les enceintes dans mes tibias à chaque drop, je boite depuis dimanche soir mais je m’en fou j’ai le cerveau remis à zéro.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

KRTM, c’était génial, deuxième fois que je le vois, mais Evil Grimace, je ne l’avais jamais vu et il donne une sacrée énergie lorsqu’il joue. J’ai kiffé entendre ses sons dans son mix surtout quand il a passé Réinsertion que j’ai l’habitude de mixer à la maison. Très heureuse aussi d’avoir vu Diane la lyonnaise qui est en train de bien se faire connaître et ses tracks indus acid nous on mis dans l’ambiance avant le KO technique.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Je suis restée jusqu’à la fin, je faisais partie des derniers, j’avais perdu mon ticket de vestiaire donc j’ai dû attendre avec les sympathiques videurs pour récupérer mon sweat. D’ailleurs les videurs étaient vraiment drôle, l’un semblait s’amuser en nous voyant tous fous et l’autre videur tirait une tête de déprimé. Je suis allée en after chez mon ami, on a mixé puis je suis rentrée à pied (30 minutes de marche avec mon genoux et mon cerveau pété).

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Le lendemain on m’a proposé une bouffe mais je suis restée devant Naruto avec Marie Jeanne, j’avais besoin de repos après une nuit de folie comme celle-ci.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Si quelqu’un m’a marqué ce soir là, c’est l’osmose de toutes les personnes dans la salle pendant la soirée (sauf le videur à droite du dj :’)) , tout le monde semblait coordonnés, dans la même stratosphère c’est cela qui m’a marqué.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pour s’évader de ce monde parfois trop fade, pour se sentir libéré. Très personnellement, pour remettre à zéro mon esprit qui est plutôt sombre dans la vie quotidienne et je pense qu’il y en a beaucoup, des gens tristes et des gens qui ont besoin de faire le vide.

Ma tête quand les premiers kicks de core arrivent, ma pote à pris ce moment là en flag et au même moment je prends une douche phénoménale d’alcool, j’avais du carton à la place de mes cheveux pour tout le reste de la soirée x)

Adeline Journet

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