Les Nuits Sauvages

Dégif #158 : « Faire la fête et travailler, ça fait de nous des gens biens ! » – Heeboo
© Victor Maître

Dégif #158 : « Faire la fête et travailler, ça fait de nous des gens biens ! »

Février 5, 2020

© Victor Maître

On les voit souvent comme des marginaux, les soldats de la fête, au garde à vous tous les weekends, dés les prémices de l’apéro. Ding ding. T’oublies le quotidien, le temps de quelques nuits. Pas pour autant qu’on y retourne pas. Y’a pas de marge sans ligne droite. Voilà pourquoi, tous les mercredis, les guerriers de la nuit nous confient leurs aventures nocturnes, leurs envies d’avenir, leurs anecdotes folles, leurs coups d’amour. La nuit est amour, la nuit est célébration. Y’a pas de marge sans ligne droite.

JADE

« Musique »

sam. 1er fév. – JE … DEMAIN #4 (Terminal, Lyon)

Qui es-tu ?

Jade aka La gueuse, j’adore dire aux gens qu’ils sont beaux en soirée, et insulter ceux qui me bousculent alors qu’il y’a la place pour un troupeau de boeufs dans le club.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Musique, ouais c’est pas fun, mais c’est ce qui fait que tu vas aux soirées Je Demain, leurs djs sont vraiment bons, les sets de Zywox et Neskeh étaient trop cool, paraît que celui de Morgan Blanc claquait aussi mais je suis partie avant.

Raconte nous ta vrille de la nuit

En vérité être au Terminal c’est déjà ce qui constitue la vrille de la soirée, donc t’y vas quand t’en as marre de boire des canettes dehors et que tu te sens assez chaud pour aller te coller au peuple dans 30m carrés.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Je suis venue pour voir mon p’tit pote Zywox faire son premier set avec Je Demain, il a terminé son warm up sur Enjoy The Silence juste avant Neskeh, fallait oser ! C’était assez ouf les gens étaient hyper chauds !

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

On est allés se prendre un tacos avec une pote. On a dû mettre une heure à le manger sur une place paumée de Lyon, je suis malade maintenant mais c’était cool.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je mangeais des crêpes en buvant du cidre pour fêter mon anniversaire.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Un fanfaron déjà bien bancal pour l’heure, dans le fumoir. Il éclate son verre par terre, en voulant le ramasser il s’étale littéralement sur le sol du fumoir, quand on croit que c’est fini et que le mec en a terminé, il s’est mis à essuyer le sol du fumoir avec sa jolie marinière toute blanche, ça partait d’une bonne intention.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pourquoi pas ? Tu connais beaucoup de gens qui ont découvert le sexe et qui ne veulent pas recommencer ? C’est pareil avec la fête sauf que ça coûte plus cher (normalement).

CORENTIN

« UNI »

vend. 31 janv. – Tech Noire 3rd Anniversary⎟Linea Aspera LIVE (La Station-Gare des Mines)

Qui es-tu ?

Corentin Combalbert // Fondateur et directeur d’une agence de communication // je perds toujours mon tee shirt à partir de 4 h du matin.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

UNI

Raconte nous ta vrille de la nuit

A 3 h quand un mec est venu m’embrasser en me disant « c’est ton copain qui m’envoie il m’a dit que je te plairai » (il embrassait très bien et mon mec avait visé juste).

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Encore et toujours LAW & HAKTION, leur style techno année 80 hard comme il faut me met toujours en transe. Après un dj aussi avec des plumes sur la tête qui avait mixé dans le sous sol mais impossible de se souvenir de son nom.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

A la recherche de l’after perdu sans résultat donc dodo à 8 h tranquillou

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Comme à 15 h 17, comme à 16 h 32, comme à 17 h 41, allongé comateux dans le canapé à regarder un reportage sur l’accouplement des poissons lunes.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Ce dj justement qui était drag avec des plumes noires. J’ai pris une vidéo ou on le voit déconner à la caméra tout en mettant de la putain de techno comme on aime. A chaque fois que la tête bougeait, toutes les plumes suivaient deux secondes en décalé c’était hypnotisant vu l’état de joie dans laquelle j’étais.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce qu’on s’aime putain !

La piste de dance quand Law & Haktion ont commencé leur set

PAUL-ALEXIS

« Ça transpirait le bonheur »

sam. 1er fév. – Le Spot Club invite Harbor Concept: Deadlight (Le Spot Club, Rouen)

Qui es-tu ?

Paul-Alexis, PA, Paulo, chef cuisinier et DA du collectif Harbor Concept. Trop grand, je danse beaucoup, en prenant trop de place.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Ça « transpirait le bonheur », au sens propre, genre vraiment, trop, beaucoup, j’ai des photos mais tu veux pas voir ça

Raconte nous ta vrille de la nuit

Tout est parti en vrille très vite, dès le début de la soirée, du côté collectif, on était tous très excités par cette soirée ! Et même le public y’avait une ambiance de folie, le club était plein à craquer. Y’a eu un moment très drôle, fin de set de Casual Gabberz, 4 h 41, ils lancent le son « fuck le 17 » Krampf (le speaker de CG) coupe le son, prend le micro, et dit quelques mots doux sur le gouvernement, et essaye de lancer un débat sur les violences policières, sauvé in extremis par les autres membres qui le poussent et relancent le son, grand moment !

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Bien sûr le set de Casual Gabberz, ils ont une énergie de fou malade, et ils prennent du plaisir à mixer, ils arrivent à transmettre ça au public. Et je tiens à saluer O.N.L, qui a fait un set de dingue, et qui a réussi haut la main à faire un closing derrière CG. Je pense qu’il aurait pu remplir une baignoire de transpi (c’est deg sorry), chapeau l’artiste !

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tout s’est parfaitement terminé ! Même si la soirée a dû finir un peu plus tôt car il y a eu des plaintes du voisinage, peut-être parce qu’on a fini la soirée à 200 BPM, aïe. Je suis rentré à pied avec tout le collectif pour aller en after, ou j’ai dormi, petite caisse.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais de retour à Paris, affalé sur mon lit, j’arrivais à rien faire. Je pensais que c’était un sacré bordel, que le collectif commençait à prendre de l’ampleur, et qu’on voyait une communauté se créer autour de ça à Rouen ! J’étais heureux.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Une personne m’a marquée oui, son look surtout, un mélange entre une Navi dans Avatar, une Wings (pas une aile de poulet KFC, le dessin animé, réfléchis). C’est tout ce que je pourrais dire, je suis pas super bon en description…

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce qu’on est jeunes, qu’on a envie de profiter, qu’on est un peu bêtes, et qu’une journée est pas assez longue, donc on doit continuer d’en profiter la nuit.

Fin de soirée, les gens ressemblaient vraiment à ça pendant les 10 dernières minutes.

MÉLISSA

« Back to basics »

sam. 1er fév. – Release Party Compilation BBX, Act II : Dehors Brut. (Dehors Brut)

Qui es-tu ?

Mélissa, Mél, agent de réservation pour un groupe hôtelier, en soirée je suis heureuse, j’ai le smile et j’essaye de danser le plus possible (quand je suis pas en train de parler avec mes congénères).

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Pour décrire la soirée je dirais : « back to basics ». Ça faisait très longtemps que j’étais pas sortie (en boîte) et en voyant la prog je ne pouvais pas ne pas y aller !

Raconte nous ta vrille de la nuit

Me suis dit que la soirée allait être fun quand la sécu à l’entrée a regardé un truc dans mon sac l’air perplexe, l’a sortie et m’a demandé « c est quoi ça ? » avec un ton accusateur.
Moi : ma pompe à vélo
Sécu : ha ! Ok c’est bon. Bonne soirée.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Bon alors faut que j’avoue un truc, je m’étais déplacée pour Irène Dresel (je suis juste amoureuse du dernier album. Il est tellement poétique et j’ai l’impression que derrière chaque morceau se cache une histoire) et puis calling Marian juste avant je savais aussi que ça allait être parfait donc très heureuse d’avoir pu les écouter toutes les deux !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais entrain de mater Totoro (bah ouais suis fan de manga et d’anime) et j’aime pas regarder des films trop sérieux avant la reprise sinon j’ai le spleen.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Pendant la soirée y’a pas mal de nanas qui sont venues me voir en mode « putain tu fumes des roulés ! Je peux t en prendre une ? Tout le monde fume des indus ici ! » ce qui nous a permis de rencontrer une historienne et sa coloc coach de vie sentimentale (un truc comme ça) ; weirdest discussion ever… Petit à petit ma copine est rentrée, ma sœur aussi et j’ai fini par fumer une dernière clope en observant la foule en me disant qu’il était temps que je rentre. La musique rave année 90 à 5 du mat c’était pas pour moi.

Pourquoi on fait autant la fête ?

On fait la fête pour partager de bons moments avec nos potes. Pour se lâcher et se vider la tête. Rencontrer des gens. Se voir. S’oublier. Rêver.

Quand la coach nous a sorti « ha vous en êtes toujours au même point dans la discussion » en revenant des chiottes

CLÉMENT

« Inattendue, clairement j’y croyais plus ! »

sam. 1er fév. – Freaky Beats présente Belik Boom & Unlogix ! (GLAZART)

Qui es-tu ?

Clément / Clem, on fait dans la simplicité / Conseillé clientèle / mon putain de beanie kaki que j’ai paumé RIP

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Inattendue, clairement j’y croyais plus !

Raconte nous ta vrille de la nuit

Je dirai vers 4 H, c’est en général l’heure à laquelle ça part en couilles quand je suis pas pieuté. Sinon un truc drôle s/o à Moriss qui m’a filé ses deux numéros dont je me souviens absolument ap mais qui devait être fort sympa !

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Unlogix ! Excellente découverte

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tout s’est bien terminé, j’suis rentré en tram en bonne partie, sinon à pieds. Ah et j’ai voulu choper une Lime à un moment, que j’ai pas réussi à démarrer évidement (j’avais téléchargé l’appli quelques heures plus tôt, autant dire que je suis totalement novice), puis une deuxième et une troisième, tous les QR étaient illisibles, j’ai lâchement abandonné ; c’est que plus tard que j’ai tilté qu’on pouvait les démarrer via l’appli direct. Bref, j’ai essayé de louer une Lime.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais chez ma copine, à me demander à quelle heure allait enfin arriver le livreur de JustEat.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Au pote Willou, à qui je souhaite encore un bon anniversaire et qui, je l’espère, aura passé une putain d’soirée !

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pour s’amuser, se changer les idées, se vider la tête, on en a tous besoin.

Ci-dessus, moi quand je m’aperçois que je vais être en dech de clopes pendants la soirée

ANTHONY

« Une belle bûche »

sam. 1er fév. – The Well ✘ Electric Jaguar Baby ✘ Qilin ! (Fuzzoraptors, Lille)

Qui es-tu ?

Alors je m’appelle Anthony, je suis archiviste et mes amis me surnomment Toto. Sinon en concert j’ai toujours un petit sac à dos sur moi avec un parapluie dedans.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Une belle bûche proposée par les Fuzzoraptors (ne ratez pas les concerts qu’ils organisent sur Paris !!!) !

Raconte nous ta vrille de la nuit

J’ai perdu la notion du temps pendant le set de The Well ! Mais le meilleur moment c’était clairement lors du break du titre Mortal Bones, lorsque ça a commencé à pogotter dans la fosse. De quoi oublier la seumitude de la semaine.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Le côté un peu barré du chanteur. Pendant le set, le mec se prend à imiter Jésus sur la croix avec son médiateur collé sur le front, badassss !

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Je suis rentré en métro avec mon pote Roberto, qui officie aussi en tant que garde du corps. J’étais entre de bonnes mains. On ne sait jamais, le quartier craint un peu.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je devais être en train de chiller et regarder la dernière story Instagram de Jean-François Provençal. Un génie ce mec !

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Huum, un gars avec sa veste à patchs, au premier rang pendant les trois concerts. Merci pour la petite lecture pendant les deux premiers groupes, mec (même si c’était très bien !).

Pourquoi on fait autant la fête ?

Car on va pas passer notre vie devant notre desk, merde !

LA BAGARRE !!! (pendant les quelques pogos du concert, même si ça ne vaut pas ceux de Powertrip)

MORGANE

« Électrocuitée ! « 

sam. 1er fév. – HORS-SOL — 3 ANS — Transcendance Collective ! (Trabendo)

Qui es-tu ?

Morgane, surnommée La Taupe par l’ensemble de mes amis. Dans le développement associatif. Très souvent en train de chercher mes amis en soirée pour les rassembler… ce qui est impossible !

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Électrocuitée !

Raconte nous ta vrille de la nuit

On est arrivés tard avec la moitié de mon groupe d’amis : la division terrible entre les latinos et les électros… Nous étions donc à la Marbrerie au Carnaval de Baranquilla. Puis nous avons évidemment décidé de partir au Trabendo… Là les videurs voulaient pas nous laisser rentrer. Apparement notre force de persuasion a été de rester plantés, là, à attendre. Du coup on a même pas payé ! Après ça … sincèrement … peu de souvenirs mais excellente soirée ! Miracle : on retrouve notre groupe de potes à l’intérieur, la folie ! Tout les gens étaient maquillés ! Comme d’habitude on a pas voulu payer le vestiaire, ou alors il devait y avoir trop de queue ! Du coup on a mis nos manteaux vers le DJ… ou la régie ! Evidement à la fin le miens avait disparu. Enfin j’imagine. Puisque je me suis réveillée chez moi avec un bol de pâtes et un manteau « queue de pie » avec un pin’s de l’âne de Winnie l’ourson !

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Aucune idée, j’aime pas l’électro ! Mais je dois bien avouer, qu’après avoir débattu pendant tout le temps de l’apéro sur les raisons pour lesquelles je trouve que l’électro représente la décadence de notre société, je commence à me faire une raison : certaines soirées sont tout de même extras !

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Du coup oui, tout s’est bien terminé : Uber pour rentrer (je viens de voir mes comptes, 30 balles, évidement !), boulangerie, pâtes, 8 h 45 du matin. Rien de plus basic !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais dans le train en direction de Lyon. On m’a volé ma carte bleue à 21 h 05 d’ailleurs, en montant dans le bus. Ils ont retirés 1200 euros de mon compte… un week end un peu cher ! Le surlendemain, je me suis réveillée en me disant que mon rêve était que cette soirée ait continué pendant deux jours et que la vie ne m’oblige pas à répondre à tant d’obligations !

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

LES personnes… mes amies ! Par leur folie, leurs sourires ! C’est toujours pareil : qu’est-ce que je les aime ! Et LA Personne, c’est cette fille, avec son maquillage de la soirée orange et vert. Je me souviens pas de grand chose, mais son visage, je le reconnaitrais parmi 100 !

Pourquoi on fait autant la fête ?

Je me pose la question tous les lundis matins. Pour rien au monde j’arrêterai ça. La fête c’est ce qui donne l’équilibre parfait entre nos grandes ambitions qui nous poussent à travailler énormément et très sérieusement, tout en gardant cette folie simple qui nous rappelle que nous resterons éternellement jeunes, ou plutôt que nous sommes encore jeunes. Faire la fête et travailler, ça fait de nous des gens biens !

HAROLD

« Défient l’amertume du quotidien »

sam. 1er fév. – Technorama Records (L’International)

Qui es-tu ?

Harold, alias « le bobo du 18 », des bonbons dans la poche, un anneau au lobe, du vernis pour les soirées les plus sombres et des poèmes dans la banane pour les festivals champêtres

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Plus un acronyme, celui de IBU, ce collectif d’allumés qui défient l’amertume du quotidien par leur électrique et éclectique choix musical.

Raconte nous ta vrille de la nuit

Ce sera un moment doux et mignon, quand ma princesse féérique m’a fait la surprise de me rejoindre à la soirée (cœur, cœur, cœur)

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Le son atmosphérique de Nathan Micay – Beginning Ballads passé à la fin du set de Céline de Technorama, parfait pour faire jaillir des étoiles pétillantes dans les esprits.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Accompagné de ma princesse féérique, à deux sur un vélib, suant et trempé par la pluie, après l’avoir été par la sueur de la soirée.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Posé sur mon lit à repenser à ma dernière « soirée » du lundi au Griessmuehle de Berlin, guidé par la puissance enjoliveuse d’Inhalt der Nacht.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Bok Choy de IBU qui a passé un remix breaké absurde de Toxic, le son de Britney, pour finir son set (DJ これからの緊急災害 – Leave Britney Alone, sur bandcamp) + dédicace à la meuf en béquilles qui s’est risquée sur le dancefloor dans le sous-sol accessible par des escaliers.

Pourquoi on fait autant la fête ?

Pour s’évader en se laissant porter par des forces résonnantes, à même de guérir les âmes et reconnecter les esprits.

Le moment où mon pote, Dr Poppers, finit son set et se ramène avec une pinte de son propre pastis, bien décidé à finir saoul.

OLIVIA

« GÉNIALE »

vend. 31 janv. – Les Jeudis du Rosa // Rag (Rosa Bonheur)

Qui es-tu ?

Olivia, profession : artiste licière (je tisse des tapisserie)

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Tout simplement GÉNIALE ! RAG c’est mieux qu’un paradis artificiel.

Raconte nous ta vrille de la nuit

La soirée est partie en vrille quand Rag a commencé à mixer, j’ai dansé comme une folle jusqu’à la fin ! Il faut dire que mes amis sont d’incroyables bouts en train, du coup la bonne énergie attire et le cercle s’agrandit.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

La musique était canon tout le long de la soirée, c’est exactement ce que j’aime pour me déchaîner ! Je shazam rien pour ne pas gâcher le moment d’euphorie, j’ai donc pas de titres à donner, mais ça doit se trouver sur la playlist du rosa.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

J’ai fini dans un bar, mais j’aurais dû m’arrêter avant, le meilleur était derrière et je me lève à 7 h !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Le lendemain j’ai annulé ma soirée comme souvent le vendredi car je préfère sortir le jeudi ! Je suis resté tranquille chez moi à fantasmer et c’était très bien

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

La seule personne qui m’a marquée ce soir là était une blonde aux yeux bleus, j’ai même pas regardé comment elle était habillée car je m’en fou. J’ai aperçu un joli chemisier en dentelle blanc avec des manches bouffantes, c’était à tomber. J’adore vraiment les looks mais il faut dégager quelques trucs en plus, comme de la timidité ou un peu de mélancolie et avoir une odeur de parfum enveloppante, c’est ce qui me plaît vraiment !!

Pourquoi on fait autant la fête ?

On fait autant la fête car on vaut tous mieux qu’un salaire de merde et/ou un quotidien pas toujours facile. Faire la fête rassemble, remet les problèmes à plus tard. La fête nous rappelle que s’est permis de s’oublier, de se lâcher et d’être soi-même. Une sorte de théâtre où tu peux jouer ton meilleur rôle, à condition d’être entouré de belles personnes. La bienveillance envers les autres et le lâché prise sont les maîtres mots d’une fête réussie, l’énergie dégagée contamine la foule et la fête devient magique ! Et surtout il faut que la musique déchire, c’est très important ! Merci et bravo le Rosa pour la meilleure des musiques. On est vraiment des veinards de pouvoir te connaître.

NICOLAS

« Un seul mot : crescendo »

vend. 31 janv. – EKLPX (La Quarantaine) – Carte Blanche (L’INTERNATIONAL)

Qui es-tu ?

Nicolas surnommé la méduse – Consultant Média – Bob vissé sur la tête

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Un seul mot : crescendo

Raconte nous ta vrille de la nuit

Ce moment où on s’est fait embrouiller par un mec du lieu pour une paille retrouvée dans les backstage alors qu’on venait tout juste de prendre possession des lieux et de déposer nos vestes dans les casiers… Il ne nous a pas lâché mais on a réussi à le convaincre que cela venait sûrement du groupe expérimental qui passait avant, il a reconnu ses torts !

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Disons que c’était plutôt intéressant sur le warm-up avec LLY, Sana + Nasa et un petit nouveau que je ne connaissais pas (AA/XX), ils ont plutôt assuré sans être trop brutal pour commencer, LLY et ses sons planants étaient très cools ! Après, c’est la queen EKLPX qui a pris les commandes et le rythme est bien monté, elle a assuré un extended set plutôt excellent.

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tranquillement et pas très tard, à 15 minutes de marche c’était réglé !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

À cette heure-là j’étais au concert de Schoolboy Q au Bataclan, il a clairement retourné la salle et je devais être bousculé dans un pogo, je ne pensais à pas grand chose hormis ma survie !

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Je dirai EKLPX pour le coup elle n’arrête jamais de taper du pied droit, c’est frénétique !

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce que c’est les rares moments où on lâche un peu prise !

LUCA

« Ultra dark »

vend. 31 janv. – Embuscade X Askorn Records (secret place)

Qui es-tu ?

Je m’appelle Luca, j’ai 19 ans et je suis graphiste web, en soirée je le mec qui va tout le temps venir te voir pour te demander si tu veux boire de l’eau. Ah j’ai aussi souvent un pull à motifs que tout le monde adore !

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Ultra dark

Raconte nous ta vrille de la nuit

Dès 2 h 30 quand tout le monde est arrivé. Avec ma pote on était trop perchés et on pensait que les gens étaient venus pour nous voir du coup on allait voir les gens en mode « heyyy ça va ? » Alors qu’on les connaissait absolument pas. Pourtant tout le monde était super sympa et nous répondait « Ouaiiiis et toi ? Ça tape sa mère hein ? » et c’est comme ça qu’on a fait des belles rencontres ce soir là.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

NICO MORENO AVEC DJEMBEEEEE. C’était juste incroyable

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Tout s’est super bien terminé (sauf pour mes chaussures). Par contre je voulais toujours plus d’indus donc direct after.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais en train de comâter en rêvant encore de la soirée dans mon lit

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

C’est le mec qui est sorti en titubant et qui s’est magistralement cassé la gueule.

Pourquoi on fait autant la fête ?

On fait autant la fête parce qu’on en veut toujours plus. D’où le « il est où l’after ? »

Le set de Nico Moreno : ultra dark ; avec tout le monde à fond parce que son set était juste incroyable, surtout le moment où il arrêtait le son pour qu’on gueule « DJEMBE « . J’étais comme ça.

TONY

« Imprévue ? »

sam. 1er fév. – TROU AUX BICHES (La Java)

Qui es-tu ?

Tony ou Dyson pour les intimes, je porte des « peignoirs ras la moule »

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Imprévue ?

Raconte nous ta vrille de la nuit

Une pote de Pierrette & Machina beaucoup trop bourrée qui s’est mise à nous menacer de nous mettre un sale hashtag sur Instagram, si on continuait de se foutre d’elle #tropabusékoi

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Pipi, nous a passé du Azealia Banks à une heure indéterminée, c’était sympa !

Tout s’est bien terminé ? T’es rentré.e comment ?

Je suis rentré en hélicoptère, comme à mon habitude, pas le temps pour les embouteillage. Puis la voiture ça pollue !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je mangeais une pizza, en me posant des questions existentielles

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Oh ! Et un mec devant le dj qui s’amusait à prier ? C’était cocasse, Jeremia et moi on a bien rigolé, vous le verrez peut-être sur les photos, le mec était en pleine connexion avec le saint esprit…

Pourquoi on fait autant la fête ?

Parce que sinon Heeboo n’existerait pas

Adeline Journet

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