Oyé oyé le diable est parmi nous et on est ravis de l’accueillir ! Pour ses premiers tremblements de 2017, Heeboo se pose tranquille, en place, pour te faire découvrir un son de la semaine, à savourer sur scène dans quelques jours. Après notre petit focus sur Mon.To, direction le soleil-ténèbres de Sheitan Brothers, pour leur grande première vendredi au sale et génial Chinois !

Alors on est littéralement tombés dessus comme ça, au hasard, sans recommandation ni même message filtré de notre copain F******K. On a tenté le voyage, appuyé sur divers boutons, on a parcouru les sets, prods et remix, on y a trouvé du Mehmet Aslan, du Acid Arab, un peu de Khidja, un truc un peu nu-disco-soul-funk-musique-de-hammam-pour-âme-électronique-en-gueule-de-bois et on s’est dit : « ouhla », « banco » et « patatra » ! Le coeur en émoi on a signé, validé, adhéré, les tympans marqués au fer rouge. Les délicieusement démoniaques et déglingués Sheitan Brothers, aka Patrick et Pims fêtent leur première résidence au Chinois vendredi Ils y ont même invité le turque Ali Kuru. On y sera, tout comme toi !


Quiii ? Sheitan Brothers

Quouéééé ? « Nos premières soirées communes avaient pour dénomination « Too many dijo », « Daft drunk » ou bien encore « dimitri from pastis ». Dans les fait nous suppléions, à notre très faible technique de dj (et c’est peu dire) une énergie éthylique de haute volée. Nous laissions sortir l’aspect démoniaque de nos personnalités (ce qu’on appelle le « Sheitan ») pour rendre ces soirées complètement dingues et survoltées. Du coup on est devenu les Sheitan Brothers car on se sentait bien meilleurs djs quand on avait un coup dans le nez. »

En vrai ? Pims et Patrick

Where ? Vendredi soir pour la première de leur résidence au Chinois, au côté du turque Ali Kuru à partir de 23 h !

Le biz, la tune, le fric : 5 balles

T’entres pas sans : tes Méphisto (attention, jeu de mot)

Mot de passe : « t’as mis où mon Léviathan ? »

Influences : Marrakech / tunning / hammam music / zouc love

On aime parce qu’ : il est rare de tomber sur des sets/remix/prods barrés, surprenants, déviants, et excitants. Enfin ça arrive, corrigeons-nous, mais c’est souvent une perle de tapioca perdu dans un riz au lait coco. Une merveille isolée et qui disparaît, à mesure que le stroboscope éclipse la nuit. Ce que l’on aime ici, au contraire, chez les Sheitan Brothers, c’est l’euphorie de cliquer sur un bouton play, le plaisir de découvrir que là aussi on matche, comme le set d’avant, puis comme celui qui précédait, et celui d’encore avant. Puis le délice de se laisser porter sur un navire traversant tropiques, orients en tous genre et mélopées électroniques froides, sans mauvais matelot, puis sans mal de mer. A écouter et aller voir, sans modération !

Non mais en vrai ? Parce qu’on est des possédés non assumés et qu’on attendait nos maîtres depuis très/trop longtemps. Yahla, on est perdus.

Leur astro chinoise (pour savoir si tu matches) : Pour Patrick c’est le Coq (Sportif, Fan des guignols de l’info et grand ami de Denis !). Pour Pims c’est le Chien (Pif & gadget, regard hagard et fidélité !)

Leurs grigris : « Notre grigri c’est nos chemises. C’est un peu notre armure bariolée, notre signature. Plus elles sont psychédéliques et piquantes pour les yeux plus elles détournent le spectateur de la vrai nature du Sheitan : La trance musicale arabotropicale. Et ainsi le prenne par surprise, c’est un piège en quelque sorte. »

Leur kiff culinaire post-set : Avant la scène, pour Patrick c’est « une pinte de blonde (c’est hyper nourrissant au final) puis en sortie, c’est « le bol renversé ». Du côté de chez Pims on s’avale une pinte de blonde et des frites avant de jouer puis on mange des frites, beaucoup de frites, encore des frites après la scène.

Pourcentage de chope sur leur set : 89% mais sans les frites ! Quoi qu’une bonne petite frite pour attirer le poisson…


crédit cover : Sheitan Brothers