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Pourquoi faut-il aller écouter 16 heures de son dans les Yvelines ce weekend ? – Heeboo

Pourquoi faut-il aller écouter 16 heures de son dans les Yvelines ce weekend ?

Juillet 8, 2019

Après une première édition couronnée de succès, la team de La Grange Festival remet le couvert ! On débarque dans le parc de la Mairie de Villiers-le-Mahieu samedi 13 juillet, pour une grande déconnade !

Aujourd’hui, La Grange Festival, c’est une dizaine de potes tous originaires du coin. L’objectif ? Organiser une fête qui leur ressemble et proposer un festival local en étroite collaboration avec les acteurs de la région, aussi bien avec les mairies qu’en programmant des artistes locaux ! Cette année, La Grange Festival, c’est plus de 23 artistes aux sonorités house, funk, disco et reggae en aprem pour laisser place à la lourde techno la nuit. Parfait non ? On vient donc danser, se restaurer ou jouer (si si, mais on te laisse découvrir à quoi, par toi-même) de 14 h à 6 h du mat’ à Villiers-le-Mahieu pour cette deuxième édition. En attendant, on se délecte des paroles de Sylvain, membre de la team, qui nous donne qu’une envie : sauter dans le prochain transilien direction La Grange Festival !

Le projet de la Grange Festival est né quand et comment ?

À la base, le premier projet était de lancer un collectif sur Paris, ce qu’on a fait en 2016, sous le nom de tOkÉ. C’est là qu’on a découvert un peu le monde des orgas de soirées. C’était très intéressant, mais vraiment pas facile (prix des salles, beaucoup d’autres acteurs déjà présents dans le milieu, etc.), et surtout, cela ne correspondait finalement pas à ce qu’on voulait vraiment faire.

« Le rêve serait de trouver cette fameuse grange, perdue aux milieu des champs ! »

Ensuite, avec Yann et Benjamin, qui étaient dans le collectif, on a décidé de se lancer dans la création d’un événement, chez nous, dans les Yvelines, où il y a bien sûr beaucoup moins d’événements proposés qu’à Paris et où l’on a très vite été bien accueilli. Très peu de temps après, on a été rejoint par Alex, Louise et Hortense, et à six, nous avons réalisé cette première édition. Aujourd’hui, on est une dizaine à porter le projet. Le festival La Grange est né des deux passions communes des fondateurs : la musique bien évidemment, mais aussi le goût de proposer des événements où l’on y met vraiment du nôtre. Avec nos petits moyens, l’objectif est toujours de proposer le meilleur pour nos festivaliers. 

Niveau organisation, il prend quelle forme le festival ? D’ailleurs on y fait quoi au Grange Festival ?

Pour cette deuxième édition, on reste sur un format identique à la première : 16 heures de musique sur un jour, de 14 h à 6 h du matin. Petit changement pour cette année, on passe de quatre scènes à trois. On a préféré travailler un peu plus les décors et la scénographie, on s’est donc concentré sur deux scènes extérieures et une scène intérieure. En plus d’y écouter de la bonne musique, les festivaliers auront la possibilité de jouer à la pétanque, au mölkky, au beer pong, de défier leurs potes à notre stand de rétrogaming, de se faire masser, et même tatouer ! Il y aura évidemment aussi des food-trucks de restaurateurs locaux. 

Crédit : Matamorosmariana.ph

La Grange Festival c’est une programmation de plus de 23 artistes. Vous les sélectionnez comment ?

Tout d’abord, nous mettons un point d’honneur à essayer de travailler avec des artistes français et, si possible, de la région (ce qui est le cas de pas mal d’entre eux cette année). Pour les styles, on essaye d’avoir un line-up assez éclectique. On a cette envie de proposer un évent accessible à tous en journée, et musicalement ça se traduit par plein de styles : house, funk, disco ou encore reggae. La nuit, la techno reprend le dessus, surtout pour la scène intérieure.

Vos coups de cœur pour l’édition 2019.

Pas facile ! On aime vraiment tout notre line up, mais on est très content de retravailler avec des gars du coin (La Piraterie, Todd Yéni), ou avec des crew bien sympas comme Beat à l’air et La Meute. J’aimerais aussi citer le duo Robby & Stupid Flash qui va enflammer la piste au début de la nuit, ou encore Matthieu Faubourg et Ethyène du Label Imported ! Pour la partie techno cette année on est très heureux d’accueillir Hippø, Félicie et Eskha !

Est-ce que vous avez mis en place des ressources afin de maîtriser l’impact écologique du festival ?

Cette année, on a voulu se focaliser davantage sur notre impact écologique.
Concrètement, ça se traduit par la mise en place de toilettes sèches et d’ecocups, par l’utilisation au maximum de matériaux de récupération pour les décors, par la distribution de cendriers portables et par les partenariats avec des prestataires locaux. 

Le festival se déroule au sein du parc de la Mairie de Villiers-le-Mahieu. Vous l’avez découvert comment ? 

Avec les fondateurs, on est tous du coin. Quand on a commencé nos recherches, on s’est directement tourné vers les mairies de notre région. Très vite, on a pu proposer le projet à Frédéric, maire de Villiers-le-Mahieu, mais aussi musicien. L’idée était vraiment de créer une collaboration, de travailler ensemble. Le Conseil municipal a décidé de nous laisser une chance et nous aide sur certains aspects. L’événement s’étant très bien passé l’année dernière, nous voilà de retour pour la deuxième édition ! 

Crédit : Apcconcept

Il ressemble à quoi le public de la Grange Festival ?

On est très heureux d’avoir un public aux multiples facettes que ce soit des gens des environs ou des Parisiens. Mais ce qui nous plaît le plus, c’est de voir des festivaliers de tous les âges ! Des enfants qui vont jouer sur nos stands et se maquiller, des jeunes qui veulent passer une belle fête nationale, mais aussi des un peu moins jeunes qui viennent du village ou des alentours. 

Un track qui représente l’état d’esprit du festival.

On va rester sur un artiste présent cette année avec : Your Loves Some WhiskeyEthyène, track qui est sorti dans son dernier EP il y a tout juste un mois. Ça représente bien l’atmosphère de journée, comme je le disais. Pour l’ambiance nuit, on est beaucoup plus techno pour le coup.

Une anecdote rigolote, absurde, drôle, cocasse sur l’édition précédente ?

Un petit truc qui nous a bien fait rire l’année dernière, c’est qu’on a assisté a une engueulade de couple. Le garçon en question a voulu partir on lui a proposé nos navettes pour le ramener à la gare mais il voulait rentrer par ses propres moyens (à pied du coup), 3 h plus tard on le voit passer de nouveau dans le coffre d’une voiture (il avait sûrement du marché dans la mauvaise direction) puis finalement pour le revoir dans le festival en fin de soirée… Il me semble que l’histoire s’est bien finie, mais il a passé toute son aprem à marcher dans les champs ! La nature lui a peut-être permis de réfléchir à ses querelles de couple ! Mais après il y a plein de petites choses qui me passe par l’esprit : le match de foot improvisé sur le stade du village à 7 h du matin, le réapprovisionnement en alcool car on avait pas pensé accueillir autant de public, la coupure de courant a cause d’une Gamecube …

Pour finir, c’est quoi le grand rêve du festival ? 

On aimerait bien devenir un événement de référence dans la région. Pour nous, cette ambition passe par le travail que l’on produit au quotidien pour mettre en place un événement qui respecte ses festivaliers et où chacun va se sentir bien. Pour le format, on aimerait passer à deux jours (peut-être l’année prochaine), avoir une grande scène avec uniquement des lives et des styles très différents, une ou plusieurs petites scènes intimistes pour faire découvrir des jeunes talents et garder notre dualité jour / nuit avec la techno. À terme, on aimerait trouver le spot idéal qui pourrait accueillir ce projet. Le rêve : trouver cette fameuse grange perdue aux milieu des champs !

Emmanuelle Rouault

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