Une mixtape c’est parfois l’occasion de se plonger ailleurs que dans ses propres eaux, ailleurs que dans son monde de tous les jours ! Une mixtape c’est l’occasion pour un dj de s’essayer à autre chose, à un truc qui gratte la gorge depuis longtemps mais auquel on (s)’accorde trop peu de temps. C’est le cas aujourd’hui de Kamēon, jeune dj de 22 ans et futur ingénieur (de ton coeur) qui nous offre ici une heure de détente discoïque entre plage paradis et chute(s) d’amour(s) sensuel(s).

Imaginé par la web-radio et chercheuse de pépites PWFM, en collaboration avec le club des quais de Seine, Garage, le Spring-Board Contest met en avant, et cela jusqu’au 21 juin, jour de finale et du début de l’été, 30 jeunes artistes en recherche de visibilité. Un mot d’ordre ? La musique électronique. Des tendances ? Techno, house, disco, macro. Une vibe ? Celle de l’énergie et du renouveau. Tous les vendredi, Garage se transforme en l’arrière-cour expérimentale de la nouvelle scène parisienne. On retrouve donc Kameon demain soir, vendredi 11 mai, pour l’édition Round 6 – Disco & techno au côté de La Villa Gerard et Nofraje !

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Kameon, comment t’en es venu à la musique ?

La musique, je baigne dedans depuis ma naissance. Avec ma mère tahitienne, on écoutait souvent les CD des percussions et musiques des danses polynésiennes. J’ai toujours adoré le galop de ces percussions, de ces rythmes…j’ai donc décidé de me lancer à la batterie. Ca m’a appris un tas de trucs sur la musique et j’ai eu envie d’en faire, de créer mon univers.

Et ton style musical ?

La House, par contre, je suis tombé dessus un peu par hasard. Je ne sais même plus comment, je cherchais des Webradios sur Winamp et je suis tombé sur une radio russe, « Deep Mix Moscow Radio ». C’est vraiment cette radio qui m’a poussée vers le Djing et la House, c’était les sons que je recherchais, une Deep House très mélodique et souvent avec une rythmique assez entraînante. J’écoutais les podcasts tous les jours dans le bus, et c’est avec ces mêmes podcasts que j’ai fait mes premiers enchaînements sur mes CDJ400. Ensuite, j’ai commencé à élargir un peu plus mes styles musicaux, je suis passé un peu partout tant que ça restait dans un bon groove. C’est un peu à travers ce chemin que j’en suis venu à mixer des sons House « variée » comme je dis. Oui, j’aime pas trop classifier les morceaux dans des styles particuliers, je trouve ça inutile et…j’ai jamais vraiment su le faire haha

Pourquoi ce nom de scène ?

C’est une histoire un peu compliquée…et bizarre ! Déjà je suis passé par 3 ou 4 noms de scène différents. Mais je voulais changer, et tout reprendre de zéro. En cherchant, je me suis rappelé de mon premier mot : camion…et ma copine a eu l’idée de Kamēon, avec cette petite barre sur le ‘e’ qui est un clin d’oeil au tahitien.

Trois mots pour décrire ton univers ?

Passion, voyage, euphorie.

C’est quoi faire la fête, pour toi ?

Pour moi, faire la fête c’est très personnel, subjectif. Je pense que tout le monde fait la fête et chacun le fait à sa façon : en groupe ou seul, avec de la musique ou sans musique, devant la télé ou derrière un buisson… Pour moi ça représente la détente, la décompression, ce moment où on souffle et où on pense au bonheur direct, à portée de main. Faire la fête, c’est être bien, sourire et apprécier le moment.

Ton rôle dans la nuit ?

Je pense que ça serait être un caisson de basse. Le truc pas indispensable mais qui peut carrément tout changer…

Ton rêve dans la vie ?

Mon rêve c’est d’être un jour reconnu, mais surtout sans tomber dans le commercial.