Guillermo Jamas, aka le mec à qui tu dis jamais « JAMAS ! ». Membre du label Automatic writing, il est un des djs les plus actifs de la scène alternative parisienne. Sa musique ? Une minimale atmosphérique, aux teintes houses complètement sexuelles.

Il sera au line-up du micro love festival du 29 juin au 1er juillet, à une petite heure de Paris, dans un cadre boisé et festif tout plein d’amour ! Et en attendant la sortie de son tout premier album en septembre, on te propose le tout premier track en totale exclusivité, en collaboration avec Gab Jr. Puis une petite rencontre, parce qu’il est homme à la rencontre…

Guillaume, tu en es venu comment à la musique ?

J’ai toujours vécu avec de la musique dans les oreilles et ça m’a toujours fait quelque chose de spécial. Quand j’étais jeune, je faisais aucune analyse là-dessus, je vivais juste le truc mais ça a toujours activé chez moi un imaginaire dont j’ai irrationnellement besoin. La musique m’apporte de l’équilibre, elle accompagne toutes mes réflexions, mes décisions et peut même parfois les influencer. C’est pour moi un immense catalyseur d’émotions sans lequel je ne me vois pas vivre aujourd’hui. Depuis les sociétés les plus primitives à aujourd’hui on cherche à assembler des sons harmonieusement pour déclencher des réactions, une énergie corporelle, un sentiment ou encore activer une euphorie collective, rassembler, comme le ferait un bon feu de cheminée… C’est à la fois primaire et tellement élaboré ! La musique, quelle qu’elle soit, a quelque chose de complètement mystique et ça a toujours résonné en moi …

Et pourquoi cette musique en particulier ?

Parce que les lieux dans lesquels elle s’écoute et ce qui s’y passe m’ont immédiatement captivé quand j’ai commencé à découvrir les clubs. Ce besoin physiologique de se lâcher, de transpirer, de gueuler, rire, faire des excès, pousser des portes… Le tout transcendé aujourd’hui par les tensions auxquelles on est tous soumis au quotidien c’est juste fascinant …

Le nom Guillermo Jamas, il t’est venu comment ?

L’origine du nom Guillermo Jamas c’est deux choses pour moi : les origines espagnoles de ma mère à qui je fais un petit clin d’œil au passage et l’école Ricardo.

L’univers Guillermo Jamas, en trois mots ?

Fête, émotion, et minimalisme je dirais.

Faire la fête, ça représente quoi pour toi ?

Je crois que j’ai un peu répondu dans la première question. Il y a pour moi un besoin intense qu’ont les gens de se rassembler autour d’intérêts communs dans des communautés ou des lieux. Les clubs ou les événements musicaux sont des lieux de haute sociabilité dans lesquels il y a une énergie débordante qui nous dépasse en tant qu’individu. C’est a la fois grisant et rassurant, c est aussi des espaces de déconnexion. On sort du quotidien quand on va faire la fête et je pense que les gens en ressentent de plus en plus la nécessité.

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Ton rôle, dans la nuit ?

Lol ben DJ je pense .. non ?

Et sinon ?

A côté je suis responsable Développement Durable chez un promoteur Immobilier, c’est un boulot qui a du sens pour moi et c’est assez passionnant de concevoir la ville de demain.

T’as quel âge au fait ?

J’ai 30 ans.

Tu prétends à plus ou à moins parfois ?

Je prétends à la fois avoir 4 ans et 30. Je pense que c’est capital de nourrir l’enfant en chacun de nous mais je reste aussi un adulte qui sait presque s’occuper de lui comme un grand.

Tu aspires à quoi quand tu te lèves le matin ?

Mon aspiration est plus que simple : trouver un équilibre de vie qui me permet de me lever le matin avec la banane, de continuer à découvrir des choses, à me marrer avec les personnes que j’aime, faire danser les gens et à m’émerveiller devant les beautés de la nature, point barre.

Ton envie, là, tout de suite ?

Avoir mon premier album entre les mains mais faudra attendre la sortie à la rentrée pour ça !