Les Nuits Sauvages

Derrière le deck#11 : « On est plusieurs à s’être fait tatouer avec des dindes en liberté qui nous tournaient autour » – Heeboo

Derrière le deck#11 : « On est plusieurs à s’être fait tatouer avec des dindes en liberté qui nous tournaient autour »

Derrière Le Deck - Mai 21, 2019

Alan Marty-Paquet

Entre le booth et le dancefloor, on s’en fait tout un monde, et pourtant, de quel matière est vraiment fait le rideau qui sépare celui qui joue, de celui qui danse ? Celle qui balance ses tracks sans ménager qui que ce soit, de celle qui balance son corps comme si sa vie en dépendait ? Pour une fois, on a décidé de passer de l’autre côté du booth, pour avoir quelques feedbacks du weekend passé, côté artiste, côté technique, parce qu’on leur demande pas assez… : alors t’as kiffé ?

Le weekend fut long long long ! On débute les festivités vendredi 17 mai dans l’atmosphère enivrante de la Tech Noire x Drag Me To Hell dans les sous-sols du Klub à paname. Au même moment, c’est le zbeul derrière les platines de l’EP7 et des Folie’s Pigalle, tandis qu’à l’autre bout du monde, en Indonésie, on plante les prémices de la psytrance ! Petit détour obligé par La Station – Gare des Mines ce même vendredi, avant d’attaquer de plus belle le samedi avec, entre autres, la dixième édition de La Creole à Montreuil. Et puis histoire de finir notre marathon de la teuf on pose les valises à Igny ou à Vitry-sur-seine pour deux open air des familles !

CASSIAN SAINT-LAURENT

« Beaucoup de bienveillance »

vend. 17 mai / Tech Noire x Drag Me To Hell (Le Klub)

Qui es-tu ?

Mon prénom est Laurent, mon nom de scène actuel est Cassian Saint-Laurent. J’ai 41 ans, les kids me vouvoient en club et ne comprennent pas mon humour.

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Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

« Maquillage », quasi tout le monde en avait en quantité plus ou moins raisonnable.

Raconte nous ta vrille de la nuit
C’était cool dès le début malgré le fait que Clément, de Law & Haktion, ait tragiquement oublié son contrôleur à la maison. Mais j’ai fait l’opening avec quelques UR, Rother, Mikron ou Commuter pour « la bonne ambiance » avant qu’ils puissent jouer. Partout, des gens looké.e.s, des drags, de la musique de qualité et beaucoup de bienveillance.

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

Les regards amoureux mais torves de certaines personnes quand elles ont un shooter de trop dans le nez, c’est toujours amusant. C’est plus compliqué quand elles tentent d’avoir une conversation avec toi.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Law & Haktion ont passé Superior Race de Dopplereffekt, j’adore tellement ce que fait Gerald Donald. Je l’ai rencontré il y a quelques années grâce à The Hacker, j’ai mouillé ma culotte ce soir là ! Un autre track de la soirée, c’était Angoisse d’Orléac du merveilleux dernier album d’Automelodi. J’adore ce que fait Xavier Paradis, c’est un écrivain et un musicien incroyable, sa musique me touche énormément. Je m’étais dit que j’allais finir mon set très techno et EBM par un super remix de DAF par Boys Noize puis Automelodi pour finir sur un truc plus calme. J’ai mis le dernier disque et j’ai quitté le Dj booth pour aller danser avec les autres sur la piste.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

On mangeait des pizzas chez des amis, on jouait à la PS4 et on était faya babylone à cause de la fume.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Amanda please me, une des drags invitée et Ghost, l’organisatrice de Tech Noire, m’ont impressionné par leurs looks, la qualité de leurs perfs et leur gentillesse. Et pour ne rien gâcher, Amanda est très cute quand elle est out of drag !

Mais j’aurais aimé un gif qui montrerait une drag, chantant les paroles de « Let your body learn » de Nitzer Ebb en me tendant une fiole de poppers

RASLAN

« Lift-off »

vend. 17 mai / BLOOM w/ Matrixxman & Markus Suckut (Folie’s Pigalle Paris)

Qui es-tu ?

Raslan LEGUET aka Raslan (comme c’est original…). Signe particulier en soirée : parle beaucoup et avec tout le monde.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

« Lift-off » ! Les Bloom c’est exactement ça… ça démarre en douceur mais tu pars pour 13 h minimum en orbite !

Raconte nous ta vrille de la nuit
Une fois que Markus Suckut a terminé son set ! Toujours cette pression que les Dj invités n’aient aucun problème, que le public soit encore présent à 8 h du ma’t et pas prêt à partir… À ce moment, je sais que mes potes vont assurer la fin de la soirée aux platines et que la soirée peut partir en vrille à plat… Alors, je dis à tous: « Oubliez-moi pendant 1 h 30 »! À ce moment avec ma copine on a pris quelques shots et… vous imaginez la suite.

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

Ce groupe de garçons et de filles qui s’est retrouvé topless à danser dans un coin comme en warehouse ! Là, j’ai senti qu’on avait touché au but et que la mayonnaise techno aux Folie’s avait pris.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

S’il fallait en choisir un, sans hésité, mon pote Yoanni. Pendant la soirée je sentais que son set avait quelque chose mais je n’étais pas assez concentré dessus. Comme tout est enregistré, je l’ai écouté aujourd’hui. Et je confirme, ce mec sait tout faire et il le fait bien ! 8 h – 10 h c’est le plus dur. Il faut garder le public pour préparer le closing qui arrive…

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je me promenais dans Paris avec ma copine après un resto très copieux, Cité de Trévise dans le 9ème, silence absolu, juste le bruit de la fontaine… Cinq minutes magiques.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Je me souviens d’un mec à coté de moi au closing, il monte sur le Sub, reste comme ça, comme hypnotisé par le B2B. Il était loin. Très loin mais super calme. Je lui demande de descendre au moins dix fois, tout en douceur mais, électroencéphalogramme plat… Puis, lentement, on le descend. Il était toujours les yeux rivés sur mes potes aux platines… Il avait sans doute « vu quelque chose que lui seul peut nous dire ».

Quand Matrixxman arrive et te dit « t’as l’air de kiffer, continue… » et que tu as finis ton opening tout doux. Là, tu improvises et tu passes de 129 bpm à 135 à l’arrache et d’un coup le public te pousse comme cinq moteurs au taquet ! Sans hésiter, la fusée Saturn V au décollage… car Matrixxman est immense tant par sa taille, son talent que par l’énergie qu’il déploie à te pousser toujours plus…

RUFSIG

« Éclectique »

vend. 17 mai / Shades x Ep7 (EP7)

Qui es-tu ?

Rufsig. Petit ricard ?

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Éclectique

Raconte nous ta vrille de la nuit
00 h 30. U.r.trax passe aux platines et balance du gros son comme à son habitude. La sélection est top mais c’était vraiment un set compliqué ! Des quinquas trop sapés qui étaient arrivés là on ne sait comment se retrouvent un peu perdus sur la piste à siroter des mojitos. Un vrai choc des mondes. Ils se retrouvent à tenter des pas de danse antiques sur de l’EBM saturé ! De là s’enchainent les requests absurdes. Le set n’en était pas moins très cool.

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

L’ingé son qui fait des tests micro pendant que je commence mon set, ambiance foire du trône : « Alleeeeeer ! Ce soir en mix ex-clu-siiiiiiif pour vous Ruuufsig ».

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Karcy Jackson avait une sélection house vraiment cool, là dessus IIVI a fait un live vocal. Vraiment ça fonctionnait bien, ça promet de belles choses. C’est particulièrement parlant quand tu connais un peu l’histoire de la house musique et l’importance des vocaux, notamment féminins à l’origine du genre.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

J’étais dans mon lit, casque vissé sur les oreilles en train de préparer des playlists pour la soirée Konnection de Feel Free Records ou je jouais le soir même.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Clairement les quinquas perdus en costume, ambiance afterwork mojito-techno.


LEMBAS

« On est des gigolos »

ven. 17 mai / ELOPROGO (Jogjakarta – Indonésie)

Qui es-tu ?

Bastien – Lembas – smile H24

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Culturelle

Raconte nous ta vrille de la nuit
Vers 1 h du mat’ quand on a commencé à jouer de la hitech et que les gens ne sont pas partis en courant ! On a commencé à danser full power, on était pas trop sûr de notre coup si ça allait être bien reçu ou non.

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

On est plusieurs à s’être fait tatouer avec des dindes en liberté qui nous tournaient autour. C’était un peu étrange.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Ce qui m’a marqué c’est le mec qui jouait après moi et qui est parti totalement dans un live expérimental qui n’avait rien à voir. Il a complètement vidé le dancefloor en plein milieu de la nuit.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je jouais pendant l’after party qui était en très petit comité avec une ambiance vraiment incroyable, surement encore meilleure que la nuit de la soirée. On avait plus qu’un petit speaker mais quand tout le monde était motivé, pas besoin de plus.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Robby, ce mec en béquilles qui était là toute la nuit debout sur le dancefloor, much love.

Quand tu joues pour la première fois et que tu découvres le plaisir des boissons qui viennent à toi comme par magie sans que tu aie besoin de bouger.

RAD CARTIER

« Un boukan chkounesque »

vend. 17 mai / Boukan X Chkoun (La Station – Gare des Mines)

Qui es-tu ?

Yess, je m’appelle William surnommé Rad Cartier aka Radtyjeuneboy aka Radtybillywayne (dans ses rides nocturnes) ou encore Tyrad pour les intimes.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Un boukan chkounesque !

Raconte nous ta vrille de la nuit
Au moment où j’ai interprété mon titre 45e Ciel, j’ai senti beaucoup d’amour et de joie dans l’atmosphère. Certains fans n’attendaient que ce son, et d’autres le découvraient. Lors de ma prestation, j’ai pu ressentir des émotions en croisant quelques regards du genre : « Hé ! Mais elle est pas mal du tout cette chanson !! »

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

Hum, yes vers 2 h j’étais en train de chill vers l’entrée et là un videur s’est ramené et m’a prit par le bras en me disant : « T’es rentré par où toi mon frère ? ». Comme si j’avais escaladé  ! Même La Station a rigolé (rires) !

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

J’ai prit une grosse claque durant le live des potos Quinzequinze ! Dès leur balance en fait ! Tout simplement car je n’avais jamais entendu de telles sonorités, les gars utilisent beaucoup d’instruments, t’es juste emporté par le truc, loin. Ils touchent à tout ! Non, je like fort !

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Le lendemain j’étais avec mademoiselle, on va éviter les détails (rires)… Mais ouais à 20 h 20 je pensais au prochain concert le 29 mai à L’International !

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Les Affreux ! Les gars ont débarqué sur scène déguisés en clown ! Toi t’es là, tu crois qu’ils vont blaguer (rires) non t’es juste scotché. C’est du lourd.

Je suis passé en bas au moment où Bengala mixait, ça twerkait dans tout les sens j’étais pas PRÊT !

ED ISAR

« Créatures et looks orientaux »

vend. 17 mai / Boukan X Chkoun (La Station – Gare des Mines)

Qui es-tu ?

Ed Isar, jamais sans mon Club Maté.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

« Chkoun is it? », c’est à dire « qui est-ce ? » en anglo-algérien, nom d’un des collectifs qui m’a invité, et bonne expression pour décrire la soirée pleine de créatures et de looks un peu orientaux et désorientants.

Raconte nous ta vrille de la nuit
Je ne regardais pas trop l’heure mais je crois que vers 2 h 30 – 3 h les gens sont vraiment rentrés dans le set que je jouais. J’étais dans la salle du bas, un peu caché donc. Une rangée de nanas criaient « hey, hey, hey » devant moi, au début je pensais qu’elles disaient « Ed, Ed, Ed ». Remarque, l’un empêche pas l’autre.

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

Dans les loges avant le set, fenêtres ouvertes. On entend des gens chanter dans la rue, a capella, dans une langue qu’on ne reconnait pas, sans les apercevoir pourtant. L’opinion est partagée : selon certains il s’agirait d’un groupe tahitien qui venait de jouer à la Stass et qui chantait attendant son Uber selon d’autres il s’agirait en fait de crackheads un peu plus lyriques que la moyenne. On ne saura jamais. Du coup je me suis imaginé un groupe de tahitiens, peut-être anciennement crackheads, que leur art à sorti de la dope et leur a permis de partir en tournée à travers le monde.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Je n’ai hélas pas trop vu ou entendu les autres sets. Plutôt que de vous partager le morceau qui a fait le plus crier les gens une fois que la salle s’est bien remplie, voici un morceau de début de set, que je j’adore mais que je jouais pour la toute première fois. On devait être quatre grand max dans la salle à ce moment là, mais tout le monde avait un grand sourire et on sentait que les trois danseurs étaient ravis, et du coup moi aussi. Toujours beaucoup de respect pour ceux qui restent danser même quand c’est vide, et c’est pourquoi je fais toujours l’effort de le faire quand c’est une ou un autre Dj qui mix et qu’il n’y a pas beaucoup de monde.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Le lendemain à 20 h 20, la ramasse était moyenne, j’ai connu mieux mais bien pire aussi. J’étais content d’avoir pu jouer des disques un peu différents que d’habitude et d’avoir vu des copains à La Station.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Elle n’était pas ivre ou lookée de manière extravagante mais j’ai enfin rencontré la copine d’un ami et c’était très chouette de faire sa connaissance, elle m’a un peu pris en main en sortant de set et je crois qu’elle a un peu embrouillé les serveurs, mais pour le lol bien entendu, car je voulais un truc à boire sans alcool et sans caffeine avec si possible du gingembre (chacun son kink, hein) et elle leur a mis la pression. Au final j’ai terminé avec un pomme-poire avec des bulles et c’était le pied. C’est une rencontre qui m’a marqué.

Quand on me propose du Red Bull ou de l’alcool en soirée et que je refuse car je tiens tellement pas la boisson !

ONTAL – Darko Kolar

« Nuit sauvage ! »

sam. 18 mai / NF-34 x Bauhaus (NF-34)

Qui es-tu ?

Hello, my name is Darko Kolar and I’m one half of Ontal.

Salut, je suis Darko Kolar une moitié de Ontal.

L’image contient peut-être : texte qui dit ’BAU 18 05 19 HAUS ONTAL LGML THOMAS DELECROIX NF34 nf-34.com @nf34paris’

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Wild night !

Nuit sauvage !

Raconte nous ta vrille de la nuit
As far as I remember the people was really into the music. I saw that they enjoyed my set. For me every second of the party is the best moment.
Autant que je me souvienne, les gens étaient vraiment à fond dans la musique. J’ai vu qu’ils ont apprécié mon set. Pour moi, le meilleur moment c’est chaque seconde de la fête.

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

Searching for the club with my friend Kristo. It was raining all the time, we were completely wet.

Quand on cherchait le club avec mon ami Kristo. Il pleuvait à torrent, on était totalement trempé.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

I love to play Ontal – Mehanizam. The people already know this track, it’s like a hymn.

J’adore jouer Ontal –Mehanizam. les gens connaissent déjà ce track, c’est comme une hymn.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

I was flying back home at that time.

À cette heure, je rentrais en avion chez moi.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

I really enjoyed the set of Thomas Delecroix, he played before me.

J’ai vraiment apprécié le set de Thomas Delecroix il jouait juste avant moi.

KABYLIE MINOGUE

« Rien à envier aux grands »

sam. 18 mai / MinHybride – Week-end Open Air (Open Air – Igny)

Qui es-tu ?

Kabylie Minogue – Les deux types en djellabas derrières les platines.

L’image contient peut-être : texte

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

L’Hybride, c’est le mini festival qui n’a rien à envier aux grands.

Raconte nous ta vrille de la nuit
Minuit environ. On y est pas pour grand-chose, mais ce track Mohamad Bouya Mohamad de Said Mrad a fait son effet !

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

Quand je demande un filtre à un type, et me retrouve avec un joli filtre à café dans les mains.

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

JosieFullVibes, la cinquantaine bien trampée, qui enchaîne les bombes techno les unes après les autres. Un sacré modèle…

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

20 h 20, on dort déjà.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Je t’avoue, à l’avant dernière question, on brûle en enfer si on a pas parlé de l’orga… L’équipe du Submersible c’est du jamais vu : l’amour-soleil concentré sans matière grasse, la noblesse en haillons, des décanteurs de stress, les dépositaires du dernier soubresaut du talent en Occident. Des belles personnes.

DJ NOSS

« Difé »

sam. 18 mai / La Creole #10 (Le Chinois)

Qui es-tu ?

Noss Dj, un chapeau peulh vissé sur la tête.

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Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Difé, le feu en martiniquais !

Raconte nous ta vrille de la nuit
À 1 h 55 je joue un son de Kuduro. Et là une jeune femme monte sur la scène et part dans une transe électrique ! Difé pri (embrasement) ! D’ailleurs si quelqu’un peut me filer son contact que je la remercie !

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

En backstage, un gars trop stylé qui vient me demander du feu. Il parlait anglais façon londonien avec un accent parisien hyper cramé ! Plus tard, il est parti dans un fast-style avec un autre mec… Pour qu’après je l’entende parler français. Il a fait ma soirée lui ! J’ai trouvé ça comique et beau à la fois ! C’est ce que j’aime avec La Créole, tout le monde peut être libre d’être qui il veut, comme il veut, quand il veut, dans le respect !

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Arthur Chaps a joué un son de Bailé Funk façon Ragga mais j’ai oublié le nom ! Amor Satyr m’a mis bien avec son set aussi ! Mais Sylvere a joué un son d’Eugène Mona, « Agoulous sé lan mô » j’entends jamais ce track en soirée ! Alors merci à lui de l’avoir joué

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Posé dans un resto brésilien, les yeux dans les yeux avec la meilleure douceur maracudja du monde…

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Wooww y’en avait trop ! Joker !

MARTIN de DEGAT DESO

« Banlieusarde à l’ancienne »

sam. 18 mai / Fêtes du Lilas (Vitry-sur-seine)

Qui es-tu ?

Martin , Martino pour les intimes, un pass all Access sur sur le poignet.

Aucune description de photo disponible.

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Banlieusarde à l’ancienne

Raconte nous ta vrille de la nuit
Un feux d’artifice en étant complètement déchiré et en criant comme un gosse de cinq ans à chaque fois que ça pète !

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

Être payé en bout de shit parce que le concert était cool

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Après notre set, truc improbable, y’avait Youssou Ndour qui jouait. C’est un grand artiste africain, mais je m’attendais à ce que ça sonne un peu vieillot. Mais vers la fin de son set il a fait des morceaux de 20 minutes avec des percus de malade, ça partait en grosse transe de ouf c’était dingue

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

Je venais de me réveiller je crois, j’ai pris du pain de mie et je me suis dit que les feux d’artifice c’était quand même rigolo.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

Dans la public c’était hyper bariolé à base de grand gars avec des chaussures énormes et chapeaux gigantesque. Je me souviens des gens de l’équipe de Youssou N’dour, ils avaient une classe folle j’essayais de pas penser combien pouvait coûter chaque partie de leur style.

Et il dansait tous comme il faut !

LEWIS FAUTZI

« Incroyable »

sam. 18 mai / Concrete: Function, DJ Deep, Lewis Fautzi, Juliano (CONCRETE)

Qui es-tu ?

My name is Luis Gonçalves.

Mon prénom est Luis Gonçalves. 

Le premier mot qui te vient en repensant à la soirée ?

Amazing.

Incroyable.

Raconte nous ta vrille de la nuit
Well, the best moment was all the party to me. But the bad moment it was me. I had a blood pressure went down, and I felt really bad, I lost my strength, I got white, and I was sweating a lot. Was the first time that happens to me.
Et bien, toute la soirée a été géniale ! Mais, le mauvais moment c’était moi. J’ai eu une tension artérielle très basse, je ne me sentais vraiment pas bien. J’ai perdu de mon énergie, je suis devenu très pâle et je transpirais beaucoup. C’est la première fois que ça m’est arrivé. 

Si tu pouvais en garder un seul souvenir absurde, cocasse, improbable ou drôle ?

A girl showing her boobs in front of the Dj both all night.

Une fille qui a montré ses seins toute la nuit en face du Dj both !

Le track/l’artiste mémorable de la soirée ?

Hard question, was so many good music, I don’t know the answer !

Question difficile ! Il y avait tellement de bons sons que je ne peux pas donner de réponse.

Le lendemain à 20 h 20, c’était quoi les bails ?

At home, enjoying my sofa.

À la maison, profitant de mon canap’.

La personne croisée qui t’a marqué(e) ?

To be honest, all the people there. They are tireless.

Pour être honnête, toutes les personnes présentes. Elles sont infatigables !

Emmanuelle Rouault

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