[La fête, la fête, la fête] Magnétique Nord, c’est le festival d’hiver du collectif Mu qui te prouve, que même à la toute veille des fêtes de Noël et compagnie, la scène alternative peut encore vibrer aux alentours de Paris, de tout son cœur, palpiter toutes valves ouvertes et faire couler le sang et les oreilles des plus pointus et exigeants mélomanes et teuffeurs des environs. Noise, techno, wave, expérimentale, tout au Magnétique Nord était encore cette année poignant et vivifiant. Pour cette quatrième édition, deux événements créaient la sensation : une date à L’Aérosol de nuit et un after à la Station-Gare des Mines pour tous les warriors, pour tous “les vrais”.

Indispensable pour nous, donc, après vous avoir quasiment obligé dans nos 5 teufs à ne (surtout) pas louper en décembre à y mettre un pied, de ne pas vous raconter le Magnétique Nord #4. Et comme si c’était seulement nous ce serait chiant et forcément pas mal corrompu (hu hu) on a demandé à une petite bande de nous conter leurs “aventures”. Noémie, Charles, Jean-Julien, Antoine, Isayie et Ugo nous racontent donc : l’impression de connaître tout le monde depuis 10 ans, le chauffage très bien réglé de L’Aérosol, l’amour libre et les divas égosillées, un excès de planteurs qui a fait chauffer le compte en banque… et autant de cooles, drôles et chantantes anecdotes de nuit. Le Magnétique Nord, on le retrouve dans un an pour une cinquième édition. Alors en attendant, pour celles et ceux qui l’ont raté, pour celles et ceux à qui il manque déjà, hop, en avant les belles histoires !

magnetique-nord-4

Tu fais qui ? Tu fais quoi ? Tu prétends avoir quel âge ?

noémie
Noémie
: Noémie
(Noa quand je suis bien parti-e), 23 ans, prof des écoles (véridique)

 

 

Charles Enfer
Charles
:
Charles, 25 ans, pasteur apostasié et embrouilleur de loges

 

 

jean-julien


JJ
:
JJ-Julien-Jules, 26 ans, architecte.

 

 

antoinebrnd
Antoine
: Antoine, 25 ans, Mr Hess

 

 

isayie
Isayie
: Isayie, 31 ans, celui que j’ai et que je voudrais avoir. Pourquoi… ? Parce que les gen.te.s sont tellement plus sex après 30 ans.. J’bosse dans l’accrobranche
(ça envoie non..?)

 

ugo
Ugo
: Ugo, 22 ans
(parce que ça donne bien visuellement), étudiant en histoire de l’art.

Tu as fait quelles soirées ?

Noémie : L’Aérosol samedi soir puis l’after à la Station dimanche

Charles : La première soirée et l’after. C’est pas super cohérent mais c’était bien comme ça.

JJ : Uniquement l’after, comme souvent.

Antoine : J’ai fait la soirée du samedi à L’Aérosol, et j’ai enchaîné avec l’after à la station

Isayie : Pareil que ci-dessus !

Ugo : Moi j’étais à la Toilette contrairement à tout le monde, pour ensuite aller à la Station.

 

C’était ta première au Magnétique Nord ? Pourquoi y être allé cette année ?

Noémie : Oui, parce que j’ai découvert l’Aérosol y’a pas longtemps, que j’ai kiffé, et que c’était l’occasion d’y aller de nuit.

Charles : J’ai mes petites habitudes avec le temps. J’ai des souvenirs flous mais réjouis de Teknomom et Terdjman, ainsi que d’Empereur avec une clique de belges y a quelques années qui se racontent bien près du feu pendant les froides soirées d’hiver.

JJ : Oui, la première et très honnêtement je ne savais même pas que c’était dans le cadre de Magnétique Nord. Je m’en suis aperçu mardi soir en retrouvant mon entrée dans mon pantalon… Très bonne surprise ceci dit.

Ugo : “J’ai chopé tout ce que j’ai pu, avec plus ou moins de succès”

Antoine : Ouai c’était ma première fois, et c’était cool, j’étais au Hangar Bagnolet le samedi dans l’aprem pour la 36150 Connexion, ce festival me faisait de l’oeil et je voulais rester dans le thème !

Isayie :  La première oui. J’étais déjà allé à L’Aérosol et à Gare des mines qui sont vraiment des chouettes lieux et j’avais jamais été déçu des moments que j’y avais passé. Pour une fois L’Aérosol était ouvert toute la nuit et quand on est lancé on veut plus s’arrêter…

Ugo : Première fois aussi, à vrai dire, je suis surtout venu parce que j’aime bien le lieu et que je savais que j’allais retrouver tous les habitués des afters.

Le truc qui a rendu le festival complètement malade ?

Noémie : D’avoir pu prendre nos préventes pile avant qu’il n’y en ait plus + de me retrouver invité-e à l’after tellement la soirée était bien !

Charles :  Le live de Succhiamo, que tout le monde attendait au tournant et qui n’ont pas déçu. C’était merveilleux, niveau Champions League.

Jérémy LGRN

Jérémy LGRN

JJ : La partie intérieure de la Station que je découvrais pour la première fois. Et une grosse partie de mes amis qui étaient présents. Et l’ambiance, l’énergie de l’after évidemment.

Antoine : Le chauffage en rentrant a L’Aérosol ; plus sérieusement, la super prog, et un live de J-zbel ça se refuse pas

Isayie : +1 pour le chauffage, lieux et prog énervés !

Ugo : Les gens qui étaient là et l’impression de faire partie d’une communauté (et l’américain que j’ai pécho toute la soirée aussi peut-être).

Le truc que t’aurais bien voulu éviter mais finalement dans 10 ans t’en rigoleras sans doute ?

Noémie : De m’être fait voler ma CB (avec le code bien sûr… en fait je doute d’en rigoler un jour osef), et d’être rentré-e d’after dans le froid sans manteau

Charles : J’avais une crève carabinée sur l’ensemble du festival qui ne s’est évidemment pas arrangée. Boire une bière avec de la fièvre = perdre toute motivation de vivre. Du coup, fallait bien calculer le coup.

Antoine : Le planteur à la Station, il était très bon, mais j’en ai consommé en excès, mon compte en banque s’en souviendra longtemps, heureusement Noël arrive.

Isayie : Semer mon manteau et mon téléphone….

Ugo : Céder au sommeil plusieurs fois et faire le bonheur de mes amis qui ont pris quelques photos.

Une anecdote en particulier à nous partager ?

Charles : Je jouais sur l’after. Le poto Front de Crypte et son acolyte envoyaient de la techno ultra menaçante, limite trance, en faisant carton plein. Je faisais clairement pas le malin avant d’envoyer mon premier track, parce que clairement, je donne plutôt dans l’amour libre et les divas égosillées. J’étais prêt à intercepter les bières dans la gueule et au final, tout ça s’est délicieusement passé, tout le monde à fini nu et en sueur, c’était parfait.

JJ :  Mon arrivée à 11 h, après 15 h de sommeil (after de la veille oblige), parfumé et looké, devant tous mes potes qui sentaient le chacal. J’adore ces moments de grâce.

Antoine : Comme il n’y avait pas de vestiaire et qu’on a tous la super bonne idée de s’habiller pareil (comprendre : un bomber noir avec une doublure orange), ça me faisait marrer, et un peut stresser  de laisser ma veste n’importe où…

Isayie : On m’informe dans l’oreillette de ne pas partager ces informations au public…

Ugo : Le retour en taxi, avec le chauffeur qui met du Verdi. Journée pleine de contrastes.

L’artiste qui t’a totalement chamboulé(e) ?

Noémie : DJ Pute Acier mais c’était pas la 1 ère fois, à la Queer Station j’avais déjà adoré !

Charles : Succhiamo une fois, Succhiamo mille fois. Front de Crypte pour l’excès et la violence, ainsi que Sentimental Rave qui a prouvé une fois encore que ses sets constituent l’une des meilleures rixes de Paris city. Elle a joué un morceau tiré du nouveau maxi de Bajram Bili en intro de set, j’étais refait.
Gaelle Ma Tata

Gaelle Ma Tata

JJ : Tout ce que j’ai entendu de 11 h à 14 h. Et No One Famous.

Antoine : J’ai pas été déçu du tout par le live de J-zbel, Pute Acier en arrivant à la Station puis l’enchaînement l’industrie du silence, Ramce, Terdjman est passé super vite à l’after. J’regrette d’avoir loupé Succhiamo vu comme Charles en parle au dessus, ça avait l’air vraiment dingue !

Isayie : Une nana trop belle qui mixait a L’Aerosol avec un tee shirt de collectif allemand, où est-ce que je peux laisser mon 06 ?

Ugo : DJ Pute acier, parce que c’était le premier et qu’il m’a laissé une forte impression.

La rencontre qui a marqué ton festival ?

Noémie : Beaucoup de rencontres ! Mais j’ai pas la mémoire des prénoms. Au bout d’un moment j’avais l’impression de connaître tout le monde depuis 10 ans et ça c’est vraiment le signe d’une bonne soirée.

Charles : Roger de Lille, le Pape du Cool, en hoodie. Franchement, personne ne l’imagine en civil. Et ça lui va très bien aussi, le civil. J’ai par contre raté l’oncle Pute Acier, je suis très en tristesse.

JJ : Pas mal de gens bizarrement. On était pas 15 mille mais il y avait de quoi faire beaucoup de rencontres sympas. La bise aux deux uruguayen rencontrés malheureusement sur le tard.

Antoine : Woah plein de gens, faut dire que ça ressemblait à un dimanche en famille passé midi à l’after, sauf que la famille est à poil, et que tu vas pas la messe

Isayie : Trop pour choisir !

Ugo : Le Hot Dog à 14 h qui m’a fait revivre.

T’as chopé ? Des trucs pas bons pour la santé ou un mec en or ? Une meuf sensass ou des grosses pintes ?

Charles : J’ai du tousser sur plein de gens, désolé pour eux.

JJ : Des mecs pas bons pour la santé et des bonnes pintes.

Antoine : La crève et deux jours d’ITT

Isayie : Un peu de tout c’est ça qu’on aime !

Noémie : Je dirai pas mieux qu’Isayie haha

Antoine : “ J’ai passé mon dimanche à répéter : “On a connu pire comme dimanche”

Ugo : J’ai chopé tout ce que j’ai pu, avec plus ou moins de succès.

Le mot qui résume selon toi le mieux ce festival ?

Noémie : Vivifiant puis surprenant

Charles : Audaceetcogne

JJ : Revigorant.

Antoine : J’ai passé mon dimanche à répéter : “On a connu pire comme dimanche”, c’est pas un mot mais on peut en faire un acronyme, du coup : OACPCD

Isayie : Encore !

Ugo : Chaudfroid

Fennec

Fennec

C’est quoi ton futur plan de fête là ?

Noémie : J’sais pas encore, au jour le jour

Charles : Y’a Bruxelles qui nous fête Noël ce Jeudi dans un salon de tatouage avec Colombey et Teknomom. Si j’ai pas trop la crève, j’irai sûrement y faire tourner quelques MP3.

JJ : La très très prometteuse SPECTRUM le 29/12 à la Station (yes !) puis nouvel an au Hangar avec la famille KAPSULE (sans pause entre les deux).

Antoine : Je fête mon anniversaire le 29, mais j’ai pas la moindre idée de ce que je vais faire, et si par malheur il se passe rien, le 12 janvier à la Folie, pour la Age of Consent !

Isayie : Jeudi à la Java pour Electra pour commencer

Ugo : Spectrum le 29 décembre, encore à la Station comme Jean-Julien. 

Et le futur de la fête c’est quoi ?

Noémie : Le futur… sera notre présent. Je sors… heureusement que c’est la dernière question !

Charles : QUI EMBROUILLE QUI

JJ : Paris j’espère.

Antoine : J’vais laisser 2018 me surprendre

Isayie : Joker j’ai pas compris la question

Ugo : Pour le futur ? Plus de queer, plus d’underground. 
Cliché de Otto Zinsou pour le Magnétique Nord #4