Les Nuits Sauvages

Julie Montel photographie la scène électronique féministe, queer et plurielle – Heeboo
© Julie Montel

Julie Montel photographie la scène électronique féministe, queer et plurielle

Night Shoot - Février 10, 2020

© Julie Montel

Samedi 1er février, Dehors Brut accueillait pour la première fois le collectif Barbi(e)turix pour une soirée très spéciale, celle de la release party II de leur première compile. On y était, forcément, à travers le regard de la photographe Julie Montel.

Déjà 16 ans, oui, 16 ans que le collectif Barbi(e)turix s’efforce de mettre en avant la diversité de la scène musicale féministe, dans le club, et en dehors. Avec une première compile sortie en octobre dernier, c’est un petit pas pour nos oreilles ravies, mais une foulée gigantesque pour la scène, qui vient d’être faite. Voilà pourquoi, on a fêté non pas une mais deux fois, la sortie de cette compile d’anthologie, au côté d’Irène Drésel, Maud Geffray ou encore Calling Marian.

L’image contient peut-être : bandes, texte et intérieur

Il est de ces lieux peu investis par les femmes. C’est le cas du club, dans sa généralité la plus authentique. Reflet de la société, le club, dans sa marge, sa folie, et son intensité, n’est pas toujours un espace safe. Le club, dans son virilisme parfois exacerbé, n’est pas toujours porteur d’initiatives et soutient de causes, communautés et représentation fidèle, non pas de ce qu’est le monde, mais de ce qu’on aimerait qu’il devienne.

Ou pas.

Car si certains clubs laissent la nuit, leurs portes ouvertes à la représentation, cette fois-ci très authentique, des pires rapport de force du jour, d’autres sont devenus des refuges, d’autres sont aujourd’hui des QG, espaces safe de réunion, d’union, de solidarité, de rencontre. Puis il y a ceux qui le sont -encore plus- le temps d’une nuit très spéciale.

C’était le cas de Dehors Brut, en ce 1er février 2020, qui accueillait la Release Party de la Compilation BBX sortie en octobre 2019. Après une soirée sold out à La Station-Gare des Mines, le collectif Barbi(e)turix investissait le petit frère de Concrete pour une nuit sous le signe de la scène féminine, queer et plurielle. La nuit a été chaude, colorée et pour une fois, très très très … meuf. Allez, les photos, c’est signé Julie Montel et ça fait du bien de voir autant de femmes sur un dancefloor !

Adeline Journet

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