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Pourquoi faut-il aller taper un scandale en allemand à Less Drama More Techno ce samedi 8 février ? – Heeboo
Atalantis Photography

Pourquoi faut-il aller taper un scandale en allemand à Less Drama More Techno ce samedi 8 février ?

Février 3, 2020

Atalantis Photography

C’est la 19e édition des soirées Less Drama More Techno, et à raison d’une édition par mois, elles cartonnent. Notez bien, la Less Drama More Techno #19 se tiendra au Nouveau Casino à Oberkampf ce samedi 8 février. Comme on est des petits curieux, on est allés à la rencontre des organisateurs de ces soirées, à mi chemin entre le club et la rave, pour qu’ils nous confient les secrets d’une bonne teuf à la berlinoise.

« Inspirée de la scène Techno Berlinoise, Less Drama more Techno aspire à apporter les meilleurs sons underground et une atmosphère de liberté. » T’entends ? Si t’as pas les tunes pour aller à Berlin ce week-end, rendez-vous au Nouveau Casino. L’atmosphère y sera comme à son habitude dans les soirées LDMT : déliée et transpirante. Pour l’occasion, on a posé nos questions à Ben Manson, fondateur de LDMT et dj, Christophe, chargé de communication dans l’association, et DMN Dj, dj résident de la soirée. Ils nous parlent de leur passion commune pour Boris, de leur vision commune de la teuf, et de leur amour de la pop… ha non, de la techno !

Less Drama More Techno pour vous c’est arrivé comment, quand, pourquoi ?

Ben : LDMT a commencé il y a un peu plus de cinq ans. Ça faisait déjà 15 ans que je jouais sur la scène queer, surtout à l’étranger. En France, tout le monde jouait la même chose, et j’avais envie de revenir à mes basiques, la Techno (qui n’était pas aussi répandue que maintenant). Et j’ai donc lancé cette soirée, au Gibus pour la première, et après aux Nuit Fauves, au Wanderlust, au Garage, au Social Club… et maintenant au Nouveau Casino.
Christophe : Pour moi c’est tout récent ! J’ai rejoint LDMT en août dernier, après quelques années passées dans l’évènementiel Luxe & Mode. J’ai préféré partir sur de l’évènementiel plus festif !
DMN DJ : J’étais un fidèle des soirées depuis des années. Ben m’a lancé un défi : mixer le warm up à l’occasion de la soirée spéciale pour son anniversaire. L’aventure a commencé comme ça.

Pourquoi ce nom d’ailleurs ? C’est venu comment ?

Ben : Ce nom vient du fait qu’à l’époque, la scène queer et gay était musicalement très pop, et qu’on avait envie de proposer quelque chose de radicalement différent. Less Pop More Techno, ça sonne pas top, donc Less Drama More Techno !

Ça signifie quoi proposer “une atmosphère de liberté” pour une soirée en 2020 ?

Christophe : Pour moi, c’est de pouvoir tous faire la fête et se rassembler autour de la Techno, qu’on soit gay, hétéro, trans… Des garçons en harnais, des couples hétéros qui s’embrassent… Que chacun respecte l’autre et que personne ne se juge. C’est un club donc on ne pourra pas atteindre la même liberté qu’on peut voir dans certaines soirées en warehouse.
Ben : Pour moi qui évolue dans ce milieu depuis une vingtaine d’années, le vrai espace de liberté c’est le moment ou on n’est plus obligés d’étiqueter les soirées, et c’est ce qu’on arrive à faire à LDMT, où tout le monde se mélange sans étiquette et sans jugement.
DMN DJ : Tout d’abord des organisateurs bienveillants, qui offrent un cadre sécurisé, avec une ouverture d’esprit laissant le talent des DJs pleinement s’exprimer, où les personnes peuvent vivre cette soirée comme la personne qu’ils souhaitent être, sans aucun conformisme. 

Vous avez exporté les soirées Less Drama More Techno un peu partout en Europe, c’était où la fois la plus folle ?

Christophe : Je ne les ai pas toutes faites, mais je garde un excellent souvenir de la scène Less Drama More techno au Milkshake Festival à Amsterdam en juillet 2018.
Ben : Milkshake Festival 2018, où grâce au travail de Lorenzo de Walk Zusammen (qui s’occupait des bookings sur LDMT), nous avons eu une scène dédiée en mode warehouse.
DMN DJ : La dernière soirée où j’ai joué pour la première fois en b2b avec Ben… Une expérience inoubliable! D’autant plus qu’auparavant Vitoria 52 avait joué un set extraordinaire.

Pourquoi ce lieu, au Nouveau Casino ?

Christophe : C’est un club en plein Paris, accessible et à taille humaine. J’aime aussi qu’il soit dans un quartier aussi vivant qu’Oberkampf. 
Ben : J’avais travaillé il y a très longtemps avec une partie de l’équipe, et l’autre partie venait clubber à LDMT. Donc quand on était en recherche d’un nouveau lieu, ça s’est fait assez naturellement.
DMN DJ : C’est un club qui a une acoustique d’une très grande qualité, au coeur d’Oberkampf, ce quartier de vie nocturne  très parisienne avec une grande mixité culturelle et sociale. 

C’est quoi l’univers musical de Less Drama More Techno ? C’est quoi le track qui ne vous quitte jamais ?

Christophe : Rosa Anschütz – Rigid (Kobosil 44 Rush Mix) ! On a notre playlist LDMT aussi.
Ben : J’aime à dire que nous sommes une soirée ou nous mettons en avant la culture Club, mais avec de la musique Rave. Le classique qui ne nous quitte jamais est : Jeff Mills – The Bell. Et en plus récent : SHDW and Obscure Shape – Das Ritual.
DMN DJ : Hadone – Day Glo Vision (original mix) et plus récemment Munsiger – Octobre rouge 

C’est quoi votre expérience de teuf à chacun ? Votre façon de voir la teuf ?

Christophe : J’ai été à beaucoup de Flash Cocotte par exemple. Et puis j’ai découvert Berlin. J’ai beaucoup refait la fête depuis un peu plus de 2 ans, depuis que je suis avec Ben, et qu’il m’emmène souvent lorsqu’il joue à l’étranger. On découvre d’autre façons de faire la fête. 
Ben : J’ai beaucoup fait la fête. Quand Scream était une soirée et pas un club, où Souvenir à Barcelone était the place to be, et où prendre l’avion pour aller au Space à Ibiza ne choquait personne. Et moi aussi, j’ai découvert Berlin, le Berghain, Cocktail d’Amore, le Trésor…

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Vous me raconteriez votre pire ou plus beau souvenir de teuf ?

Christophe : Le jour où j’ai découvert Boris du Berghain au Garage un dimanche soir.
Ben : Mon premier Berghain, mais c’était moins de 12 heures. Est-ce que ça compte ? Sinon en tant que DJ, un set de plus de 12 heures au MMA à Munich, tellement intense qu’à la fin de mon set je me suis posé deux minutes et je me suis endormi, épuisé. 
DMN DJ : La première fois que je suis entré au Berghain… Le mythe devenait réel ! Lors d’une LDMT où Boris du Berghain mixait, un mec m’a dit “je ne pouvais pas imaginer qu’une telle musique pouvait exister”. Cette réflexion m’a beaucoup touché.

Votre coup de coeur musical de ce line-up ?

Christophe : J’aime particulièrement Bach Wrecker, qu’on a trop peu le plaisir d’entendre. Mais comme dit Ben, il y a cette logique dans toutes nos soirées. 
Ben : Je pense que comme sur tous nos line-up, il y a une logique dans la progression de la soirée. Bach Wrecker va forcément nous emmener dans son univers planant, et Jickow nous sortir quelques perles made in Belgium.
DMN DJ : Jickow, qu’on a plaisir à revoir avec des sets toujours aussi surprenants, et Bach Wrecker qui est trop rare et que je vais me faire un plaisir de découvrir.

C’est quoi l’heure que vous préférez pendant une soirée, celle que vous savourez le plus, et pourquoi ?

Christophe : Vers 4 ou 5 h, quand je peux enfin profiter de la soirée ! Avant c’est la course.
Ben : A 5 h 45, quand je sais qu’il ne reste qu’un quart d’heure, et que je peux balancer des classiques et des tracks plus fun. A la dernière c’était Supermodel de RuPaul.
DMN DJ : Le moment où je lance le premier track… Toujours la même excitation!

C’est qui l’artiste qu’on rêverait d’inviter à une soirée mais on y croit pas trop ?

Christophe : ANNA, et moi j’y crois !
Ben : Ben Klock ! Pour pouvoir faire une Ben x Ben.
DMN DJ : Industrialyzer, je suis fan de ses productions (et moi aussi j’y crois !)

Et pour finir, c’est quoi le rêve de Less Drama More Techno, à plus grande échelle ?

Christophe : Grandir, mais rester fidèles à nous-mêmes, toujours au contact des clubbers qui viennent nous rendre visite.
Ben : Pour l’instant, de pouvoir continuer ce que nous faisons aujourd’hui avec de plus en plus de nouveaux talents, de nouvelles rencontres, de nouveaux sourires… Grandir doucement mais surement.
DMN DJ : Continuer à fédérer toujours plus de clubbers avec des personnalités très différentes et continuer à surprendre avec des choix musicaux toujours plus audacieux.

Axel Zacharie

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