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Mixtape 120. | Jean Terechkova, rave et brutal comme on aime ! – Heeboo

Mixtape 120. | Jean Terechkova, rave et brutal comme on aime !

Mixtapes - Décembre 26, 2019

On les sent arriver, les dj qui ont fort à montrer. Jean Terechkova fait partie de ceux-là, de cette génération de jeunes acharnés, aux influences raves presque pas abîmées, qui se battent, de tremplin en tremplin, pour se faire un nom, sur des line-up ultra léchés, derrière les platines de club ultra renommés.

La jeune DJ Jean Terechkova se fait connaître le 7 juillet 2018 au public de la 24e édition d’Astropolis, après un tremplin bien mérité, depuis le Manoir de Keroual. Elle revient, parmi les presque grands, en plein hiver, vendredi 27 novembre, pour un Astroclub warehouse un peu spécial dans les environs de Nantes. En haut de l’affiche Manu le Malin, Cuften, et d’autres. En fière représentation du tremplin Dôme : Animal Holocauste, Jean Terechkova donc, et Moody. L’occasion pour nous de nous intéresser de plus près à l’un des futurs phénomènes de la rave bien brutale française, avec une interview et une mixtape SPÉCIALEMENT concoctée pour nous. Merci Astropolis pour tous ces jeunes !

Hello Jean ça va bien ? Quoi de neuf ? Tu faisais quoi juste avant de répondre aux questions ?

Bonjour bonjour ! ça va super ! Juste avant de répondre aux questions, j’étais en mode Netflix and chill dans mon plaid, une de mes passions depuis quelque temps…

Il vient d’où ton nom ?

Jean c’est le surnom que les copains m’ont donné. J’étais Jean-Sophien (le « masculin » de Anne-Sophie, mon prénom). Depuis, Jean est resté, et c’était marrant pour moi de garder ce nom. Valentina Terechkova est la première femme à avoir été dans l’espace. Etant particulièrement sensible à cet univers j’ai trouvé ça chouette de lui faire un clin d’oeil.

Tu viens d’où ? Grandir quelque part, ça influence en quoi la musique qu’on joue ?

J’ai grandi à Avranches en Normandie (attention, le Mont Saint Michel est à nous!!). Je suis venue à Rennes pour mes études il y a six ans. Être ici a clairement influencé ma musique, mes goûts… Pas seulement par la ville, mais aussi par les personnes que j’y ai rencontrées.

Quand est-ce que t’as commencé à jouer ? Tu peux nous parle de ton tout premier dj set ?

La musique a toujours été une partie très importante dans ma vie, par le piano, la danse classique. C’était vraiment des choses essentielles quand j’étais plus jeune. Quand j’ai découvert l’ambiance des festivals, la musique électronique, c’était presque une suite logique. Ça a été une telle révélation !
Pour mes 20 ans, mes copains m’ont acheté un petit contrôleur, j’ai commencé comme ça, dans ma chambre comme la plupart. Puis la Tangente (que j’ai intégré maintenant), m’a invité à jouer au Chantier pour une soirée « Eclosion ». C’était génial, ils mettaient en avant des artistes amateurs comme moi. Puis, Pierre de Descibel m’a repérée ce soir là, et m’a invité à participer au tremplin du Concert Against Cancer, que j’ai remporté quelques mois plus tard. Je partageais l’affiche avec Perc, UVB, Kenny Larkin, c’était complètement fou !! Ces deux événements ont vraiment été des éléments déclencheurs.

Elle a quoi de spécial la scène techno bretonne ? On a l’impression qu’elle est de plus en plus grande et riche, ça vient d’où tout ça ? De la pluie ? La mer ? Des crêpes ?

La scène techno bretonne, elle est grande, variée et déterminée. Les associations se démènent pour faire bouger la Bretagne ! Et toute cette motivation vient de la bière plutôt que de la pluie ! D’ailleurs, il ne pleut pas tant que ça ici. Et pour la précision : Crêpe n’égale pas Galette pour ceux qui auraient encore le doute !!

Jouer pour Astropolis ça représente quoi pour toi ?

Jouer à Astropolis, c’est un peu le rêve de tous les bretons DJ/producteurs! Leur tremplin est mythique, et tous les ans, on guette. Alors quand vient enfin ton tour, c’est indescriptible. Je n’ai jamais eu de moment aussi fort sur scène qu’à Keroual l’été dernier. Être ici en tant qu’artiste alors que les années précédentes, tu y venais voir tes DJ préférés… Et l’histoire continue ! Je suis super contente de revenir jouer pour eux le 27 Décembre au Warehouse. C’est vraiment une bonne idée de recontacter les anciens tremplins sur différentes soirées, un peu genre « Que sont ils devenus? »

Quand on te pose la question fatidique “tu joues quoi comme musique ?” à 4 h du matin en pleine soirée tu réponds quoi ?

De la techno tout simplement, probablement une pinte à la main. Je préfère danser que parler !

Et si on te repose la question le lendemain à 18h ?

C’est compliqué de donner un nom de ce que je fais, surtout que mon style évolue au fur et à mesure. Je fais de la techno mélangeant indus, acid, frapcore, hardtechno, rave… Allant de 140 à 170 bpm ! Douce et parfois violente. Mais pour moi, jamais sale, toujours beau.

Tu peux nous parler de cette mixtape ? C’est quoi son histoire ? Tu nous racontes le trip qu’elle raconte ?

C’est drôle car j’ai voulu enregistré un podcast un peu différent. Je voulais faire quelque chose de plus indus, moins rapide. Comme je faisais au début. Ça n’a pas du tout marché. J’ai refait quelque chose qui me ressemble, dans un esprit rave et brutal comme j’aime !

Un track en particulier qui y figure qui te touche tout particulièrement ?


Black Eyes de Jan Vercauteren. Elle a une énergie qui fait planer et danser à la fois. Sinon, les musiques qui y figurent sont dans l’air du temps, Basswell, ONL, Dyen… Des artistes que j’affectionne particulièrement.

Adeline Journet

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