Il fut un temps où sortir en soirée techno n’était « pas quelque chose de banal ». L’hédonisme aujourd’hui des warehouse, n’est pas né de rien, mais d’un folklore libertaire qui s’est construit dans le temps. Incroyable mais vrai, comme dirait l’autre. Ou Minimum Syndicat.

Il fut un temps où, marginales, techno, hardcore et rave n’étaient affaire que d’une génération de jeunes en recherche de nouveauté, de sensations extrêmes et doués d’un sens particulier pour les jeux de piste. Les fameuses années 1990, que beaucoup de jeunes teuffeurs d’aujourd’hui n’ont pas connues. Celles qui ont inspiré cette résurgence, vingt ans plus tard, d’une excitation commune face à cette musique qui n’est plus « nouvelle » mais « culture techno » ; puis d’une envie, le besoin grandissant de « profiter des derniers espaces « sous le radar ». »

Minimum Syndicat sera au line-up ce weekend du Lamano Festival. Entre reggae, dub et techno waves, ce festival hautement progressiste incite à la mixité et à la découverte. Tout ce qu’on attend du paysage de fête parisien ! Avant la grosse teuf, on a demandé à David et Jmi de nous parler de leurs premières sorties, de leur premiers amours musicaux, de leurs premières folies…

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Quand vous devez vous présenter à quelqu’un que vous ne connaissez pas, c’est quoi les trois trucs que vous dites en premier ?

Jmi : Un truc décevant et banal. La plupart des gens s’en tapent que tu fasses de la techno.

David : Pareil, du standard et bien élevé. J’aime pas les gens qui se sentent obligés de te tester ou faire un cinéma en guise d’introduction, ça trahit une grande insécurité.

Vous venez d’où ? Vous vous souvenez de vos premières teufs ?

David : Bien sûr. J’ai commencé par les raves dans les ’90s, bien avant les clubs car je n’avais pas l’âge légal (et pas le physique pour leur faire à l’envers !). Premières teufs : des raves goa et hardcore car c’était les styles dominants sur Paris quand j’ai commencé à sortir. C’était l’époque des points de rendez-vous à des portes de Paris, des navettes gratuites et tout ce folklore…

Jmi : Je viens du sud de la France entre les Cévennes et Montpellier. Les premières teufs sont dans la garrigue, les longs convois dans les chemins et les afters au bord de la rivière ou à la mer. Rapidement en parallèle, les hangars et les friches de la région parisienne et du nord de la France. Supers souvenirs, trop heureux d’avoir assisté à la naissance du truc en France !

C’est quoi le truc le plus positif ou négatif dont vous vous souvenez de cette époque ?

David : Le truc le plus positif c’était l’excitation liée à la nouveauté, le coté « terra incognita ». Ecouter et sortir en soirée techno n’était pas quelque chose de banal. La musique évoluait à une vitesse dingue, les styles mutaient sans arrêt, comme s’il y avait une frénésie à explorer le champ des possibles offert par cette nouvelle musique. Si tu ajoutes ça à une période où, sur un plan personnel, tu découvres un peu la vie, tu obtiens quelque chose de très formateur. C’est un peu plus lent et conservateur maintenant, mais rien d’anormal pour un courant qui a maintenant 30 piges. C’est l’âge adulte où les choses se structurent pour le long terme.

Concernant le négatif, disons que j’ai toujours fait en sorte de l’éviter, dans le choix des soirées comme des fréquentations.

Jmi : Dans les fêtes du sud, Il y avait un truc d’aventure, de jeux de piste, de découverte de spots incroyables. L’idée de participer à un truc nouveau et complètement hors cadre, l’attrait des premières expériences, et bien sûr la découverte d’une nouvelle forme de musique. Un peu plus tard, des raves magiques comme la première Borealis dans les arènes de Nîmes ou les raves hardcore dans les hangars du Bourget. Bref, souvent ça signifiait de longues errances en voitures, des arrivées ultra-tardives ou des contrôles de flics, mais ça a aussi construit le mythe.

C’est à cette époque que vous avez commencé à jouer ?

Jmi : Quelques années après les débuts, je me suis procuré des platines quand j’en ai eu les moyens et j’ai commencé à mixer, d’abord en privé et ensuite au hasard des soirées ou en teknival. Après 2000, lassé de ce qu’était devenue la free, les raves ayant disparus et les clubs proposant principalement de la techno d’ascenseur, je me suis mis en retrait. J’ai revendu mes disques pour financer mes premières machines et je suis passé au live. J’ai tâtonné longtemps en solo, jusqu’en 2008 où on a monté le label et mis un coup d’accélérateur à tout ça.

David : Beaucoup plus tard pour moi. Contrairement au parcours normal de l’époque, je n’étais pas plus attiré que ça par le mix. Tout le monde économisait pour des MKII, moi je rêvais de synthés/samplers/boîte à rythmes.

« La musique et une dose raisonnable de nostalgie font souvent bon ménage »

Les djs étaient mis en avant alors que la plupart des producteurs étaient des gens de l’ombre, souvent cachés derrière plusieurs pseudos, et sans Discogs pour faire le lien… Pourtant, quand un disque m’impressionnait vraiment durant la nuit, j’étais plus curieux de savoir qui l’avait fait que de savoir qui le jouait. Le problème c’est qu’à l’époque un home studio techno, même minimaliste, était bien au-dessus de mes moyens d’ados. Il a donc fallu attendre quelques années pour avoir accès à tout ça.

Votre premier amour musical : un nom, un track, une année ? Un truc qui a un peu défini qui vous êtes aujourd’hui ?

David : L’année charnière pour moi c’est 1991. L’explosion du son « rave » européen, le moment où ça devient moins révérencieux envers Detroit et Chicago pour devenir plus barré, moins « musical », mais aussi sans limite. J’étais encore loin d’avoir l’âge de sortir, mais j’ai pris tous ces trucs en pleine tête : Altern 8, Second Phase, T-99, PCP… On ne savait pas qui il y avait derrière, ça ne passait quasi jamais à la radio. Quand il y avait un clip, tard le soir, c’était un déluge de fractales à te coller une crise d’épilepsie. Ca semble cliché de dire ça aujourd’hui, mais c’était vraiment la musique du futur, un truc qui choquait la plupart des gens.

Jmi : En musique électronique, un de mes premiers blasts c’est LFO : LFO sur l’album Frequencies. Enorme claque musicale. Derrière, j’ai enchainé tous les FSOL, Autechre, etc, ça reste des trucs que j’adore et écoute encore beaucoup aujourd’hui. En pure techno, mes premières références sont plus floues. Au début, je n’avais aucune idée de ce que j’écoutais, ni comment me procurer ce genre de musique avant d’avoir des platines. A l’ère pré-internet le track ID sur K7 audio, c’était tendu…

Vous avez changé votre manière d’écouter et.ou d’appréhender la musique aujourd’hui que vous la jouez ?

David : Oui tu as forcément une écoute plus analytique. Mais ça n’a jamais parasité mon plaisir. A l’arrivée, c’est l’émotion et l’atmosphère d’un morceau qui me touche, pas l’aspect technique.

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Jmi : Avec l’âge, la relation à la musique s’est faite plus cérébrale et moins physique peut-être. Mes filtres de sélection se sont pas mal ouverts, en étant plus à la recherche d’une « vibe » plutôt que d’un genre précis. Sinon, je suis plutôt du genre instinctif, j’arrive sans problème à profiter d’un set sans analyser la moindre snare et à me déconnecter de la prod. Quand je passe en mode producteur, je suis un zinzin par contre. Je ne supporte pas les accordages qui ne font pas sens entre les éléments. C’est limite maladif.

Votre premier dj-set et.ou live respectif, gros fail, gros lol ou gros succès ?

David : Semi-fail pour le premier live. Il y avait une petite attente autour par rapport à nos premiers EPs et je pense qu’on était pas encore au niveau. Un peu comme quand Luke Skywalker part affronter Dark Vador sans avoir fini sa formation (spoiler : il y laisse une main).

« Le « revival rave » serait advenu avec ou sans nous, car cette musique avait marqué trop d’esprits pour rester dans les oubliettes de l’histoire. »

Jmi : Pas de drames massif dans mes souvenirs en DJ set, si ce n’est n’est que je jouais trop techno (entendre « lent ») pour les sounds systems de l’époque en général. Mon premier live en solo sur une soirée private à Ivry : je me rappelle surtout avoir passé une heure à loader des disquettes sur un vieux Akai 950 qui en bouffait une sur deux, pas le naufrage mais c’était pas ouf…

Votre implication dans la résurgence de l’esprit rave, vous en êtes conscients ? Vous pensez quoi de ce renouveau d’ailleurs ?

David : Je n’aurai pas la prétention de dire qu’on y est pour grand-chose, juste qu’on était en avance sur le calendrier. Sur les premières sorties, MS était un label confidentiel qui n’intéressait que des gens déjà convertis à la cause. Le « revival » serait advenu avec ou sans nous, car cette musique avait marqué trop d’esprits pour rester dans les oubliettes de l’histoire. C’est bien la preuve qu’il y a quelque chose de fort là-dedans si beaucoup de morceaux ont le même impact sur deux générations à 20/30 ans d’intervalle…

Jmi : Après les années noires de la minimale et l’apogée d’Ed Banger, je ne peux que me féliciter du retour de ce genre de son. On croyait au retour de la techno en mode « canal historique », mais pas à ce point. Et si on peut participer à tout ça, et bien, c’est un rêve devenu réalité, je ne pensais pas avoir une seconde chance.

Aujourd’hui, l’esprit rave est lié à une grande libération des corps et des sexualités sur Paris, pour vous c’est réel ou du chiqué ?

David : Ca m’a tout l’air réel. Je ne pense pas que la techno en soit le vecteur mais plutôt la bande-son. La jonction se fait naturellement. Même la techno la plus « hard » a une bonne part d’ADN disco, il y a une continuité avec les décennies passées, le clubbing a toujours été connecté aux luttes d’émancipation de certaines communautés.

Jmi : La teuf offre aujourd’hui une vraie mixité au niveau du public. Dans la scène rave d’avant elle existait chez les artistes mais peu dans le public. Ou plus exactement, chaque groupe avait sa scène musicale. La techno et la rave sont rapidement devenues très hétéros / garçon / hangars / free party, à l’inverse de la house, plus gay / club / mixte.
Je ne pense pas que c’était à cause de tabous, mais plus des histoires de chapelles géographiques, sociales et musicales. Car à côté de çà la musique électronique parisienne était un petit milieu où tout le monde se croisait. Je traînais aussi bien dans les afters du Marais que dans les hangars de Bercy.

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Je t’avoue d’ailleurs qu’à l’époque, on se foutait complètement de l’orientation sexuelle et du genre des dj’s. C’était un non-débat. L’enjeu sociétal était énorme, mais quasi-inexistant au sein de la musique électronique qui était beaucoup plus détendue sur la question. Donc pour répondre à ta question, je dirais que c’est autant une affaire de mélange que de libération, de mon vécu. Sinon, pour ternir un peu le tableau, il y a actuellement ce phénomène -encouragé par les réseaux sociaux- où chacun revendique son appartenance à tel ou telle case de façon plus ou moins open et pas toujours si inclusive malgré la sémantique 2.0.
En soi, je trouve ça très réducteur (je ne me définis pas que par ma sexualité ou mon genre, merci) et communautariste. Il faut rester vigilant à rester aussi fluide dans les esprits que dans les corps, sinon à quoi bon.

Le truc super important qui a changé entre vous à vos débuts, et vous aujourd’hui ?

David : Une certaine sérénité liée au sentiment d’avoir fait un bout de chemin dans ce qui nous passionne. Mais c’est pas encore terminé, on a encore des trucs à faire et l’envie est intacte.

Jmi : On est plus dans l’évolution que la révolution, c’est un peu le miracle du truc. C’est que les amours, la paternité, les bonheurs ou les emmerdes, rien n’a ébranlé MS !

Mais au fait c’est quoi la signification du nom, Minimum Syndicat, pour vous ?

Jmi : J’aimerais te sortir un truc hyper philosophique, mais rien de tout ça, juste l’idée d’un truc un peu engagé qui se recentre sur l’essentiel.

En parlant de syndicat, on pourrait être portés à penser qu’avant les gens faisaient la fête de façon politique, pour briser les codes, se libérer de certains carcans, et qu’aujourd’hui la fête ne peut plus être politique, tu en penses quoi ?

David : J’en pense que c’est beaucoup de mythes d’imaginer les raves des ’90s comme des manifestations super contestataires. Je ne nie pas que ça a eu une résonnance sociale à certaines époques et endroits précis, l’Angleterre de Thatcher, Berlin à la chute du mur, les travellers… mais globalement le gros des troupes venait pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui. Plutôt que contester le système, c’était surtout faire son truc à l’écart, profiter des derniers espaces « sous le radar ». C’est précisément ce que j’aimais, d’ailleurs. L’aspect politique était subliminal, dans le fait de faire les choses différemment du reste et non dans un discours dogmatique.

L’absence de message évident dans la techno, il n’y a pas à s’en excuser. Je ne sais pas pour toi, mais les rockers/rappeurs qui veulent « éveiller ma conscience », à de rares exceptions, j’ai plutôt tendance à écouter l’instru pour ne pas entendre leurs conneries démagos. La bonne techno ne te prend pas pour un benêt, elle propose un espace sonore et mental et c’est à toi d’y projeter ce que tu veux. C’est beaucoup moins passif, au final.

Jmi : La fête c’est un peu de chaos dans une vie ordonnée, quand ça reste à ce stade c’est juste pour lâcher un peu la pression du quotidien. La fête est politique si elle bouscule durablement le cadre et si elle forge des choses au-delà du week-end.
Aujourd’hui c’est effectivement plus compliqué. Le moindre micro-phénomène est aspiré, digéré, lénifié pour en faire un truc cool, acceptable et vendeur à grande échelle. Il y a moins d’espaces, de temps et trop de stimulus pour développer sa marginalité.
J’ai l’impression que les grandes utopies sont un peu un truc du passé. L’action politique se fait plus dans les interstices, sur des trucs spécifiques, à un niveau local et à petite échelle.

Au choix, plutôt free party dans la forêt ou grosse rave en hangar ?

David : Grosse rave en hangar, même si j’apprécie le plein air. C’est plus le terme « rave » qui correspond davantage à ce que j’aime que « free party ». Du moins en 2018.

Jmi : Le plus gros plaisir avec MS c’est justement d’arriver à naviguer entre de nombreuses scènes, de l’underground jusqu’à de gros événements, et d’une semaine sur l’autre de se retrouver dans des endroits et face à des publics différents. Je vais donc faire le gourmand et dire oui à tout tant que l’esprit est là.

C’est quoi le pire truc pour vous, un artiste qui s’embourbe trop dans ses influences passées ou un artiste qui n’assume pas les influences passées de sa musique ?

Jmi : Il faut assumer ses influences, tout le monde en a. Idéalement c’est bien de les dépasser, la copie étant rarement aussi bonne que l’original. Mais à moins de ne pas avoir de face, personne ne veut réellement être un copycat.

David : Je remarque surtout que ce ne sont pas forcément ceux qui la ramènent le plus sur le mode « fuck the past » qui font la musique la plus futuriste… Pour les anciens, je soupçonne une peur panique d’apparaitre dépassé, au lieu d’assumer d’être le produit de leur génération. Perso j’ai un attachement viscéral à la techno des années 90, et je trouve que la musique et une dose raisonnable de nostalgie font souvent bon ménage. So what ?

Il existe un ou des inconvénients dans le fait de faire partie du “monde de la nuit” / “l’industrie musicale” ?

Jmi : Tu ne m’entendras jamais me plaindre de faire partie du monde de la nuit, ce n’est pas un taf lambda, si ça te plaît pas faut aller dormir ! Et à part le chep’ qui te bave sur l’épaule à 6 h du mat je ne vois pas grand-chose de bien gênant.

« Bonjour aux pseudo-artistes undergrounds qui exigent des palaces avec vue et des granolas bios en plus de leur cachet déjà abusé… »

Sinon l’industrie musicale, c’est plus un dossier… La musique électronique est le bon plan en terme de business : ça dure longtemps pour un coût moindre en terme de logistique que bien d’autres genres. Certes, c’est selon moi la musique de fête absolue, mais c’est aussi ce format qui a permis au genre d’exploser. Résultat, on est une scène musicale extrêmement privilégiée comparée aux autres styles musicaux. Les standards sont très hauts : lieux, accueil, hébergement, cachets… À notoriété égale, un groupe de rock est beaucoup moins bien loti. Nous sommes de grands privilégiés dans le monde de la musique. Ça ne serait donc pas mal de souffler un peu, d’apprécier la chance qu’on a et de garder les pieds sur terre, car qui dit pognon, dit aussi dérives.

Bonjour aux pseudo-artistes undergrounds qui exigent des palaces avec vue et des granolas bios en plus de leur cachet déjà abusé… Ce qui est évidemment une politique de la terre brulée. À un moment donné, trop d’avidité tuera cette scène, aussi bien artistiquement que financièrement.

David : Je ne considère pas faire partie du monde de la nuit. Je le fréquente de par ma passion, mais ce n’est pas mon univers par défaut. Quand je ne joue pas, tu ne me trouveras pas en after. Plutôt avec des potes et ma chérie dans un endroit où on s’entend parler. Quant à l’industrie musicale, c’est comme son nom l’indique une industrie. Donc le royaume du calcul cynique, l’antithèse de tout ce qu’il peut y avoir de beau et spontané dans un mouvement culturel. A chacun son éthique personnelle pour s’y frotter sans se renier.

Vous les voyez sortir comment les jeunes dans 20 ans ? Vous leur souhaitez quoi d’ailleurs ?

Jmi : Je n’ai heureusement pas de réponse. Je leur souhaite d’inventer un truc qui nous fera tous passer pour de vieux croûtons, car c’est comme ça que c’est censé se passer.

David : Ils ne sortiront plus, ils seront immergés en réalité virtuelle ou chercheront de quoi se nourrir dans les décombres de la civilisation. Je leur souhaite donc « bonne chance » !

On vous verra toujours sur scène d’après vous ou vous aurez décroché ? Vous le voyez comment votre futur dans la nuit ?

David : Dans 20 ans, j’exprimerai surement mon besoin de créer différemment, il y a un temps pour tout.

Jmi : De toute façon j’ai jamais été du matin, donc je compte bien en profiter encore longtemps.

C‘est quoi le truc que vous aimeriez voir rester de vous ?

David : J’espère qu’on laissera de bons souvenirs dans quelques têtes et des tracks intéressants pour les diggers du futur.

Jmi : Avoir mis ma pierre à l’édifice, avoir fait danser les gens et donner le déclic à certain serait mon plus beau bilan.

Un message à faire passer à la “nuit” ?

David : Une fête mémorable c’est un travail collectif, pas juste aligner des têtes d’affiches mais une alchimie entre les gens, les lumières, la musique, le sound system etc. Et d’ailleurs ce ne sont pas toujours les options les plus coûteuses qui donnent les meilleurs résultats.

Jmi : « Put your Head In the Speaker… come closer »