Pour clôturer sa saison d’été, la Station-Gare des Mines, vivier des musiques alternatives actuelles et des environs, consacre cinq jolies journées et soirées à la… musique électronique. Tonitruante ou douce et mélodique, énervée, dramatique, voire héroïque, la musique électronique est ici fête, mais pas seulement. Culture, moyen d’expression, habitude, rituel de vie ou témoignage d’une génération, la musique électronique est ici café du matin, essentiel à la vie, petit plaisir d’un instant, histoire de vie.

A l’occasion de ces cinq jours dédiés, nous avons décidé, au lieu de vous faire un programme détaillé des festivités, de vous livrer nos huit tracks coups de cœur, pour huit artistes programmés. Pour donner envie, émouvoir avant l’effort, surprendre vos cœurs et donner l’essor. Play !

1 / Sick of Love – Maud Geffray

From Saint-Nazaire, with love

% sauvagerie : 81 %

Pourquoi ? Parce que pour une fois, un artiste n’a pas cherché à donner un nom tournicoté à un des tracks les plus transparents d’un album. On a aimé le premier album de Maud, Polaar, donc, dés les première notes. Pour la sincérité, la douceur, la fragilité, puis, sans vouloir donner dans le cliché, la force du tout. On attend avec impatience la nouvelle sortie de Scratch Massive dont Maud est la seconde moitié, mais pour le moment, on booke notre dimanche 27 août pour la voir jouer.

2 – FokusSchwefelgelb

Sors ton marteau berlinois, ta veste en cuir et range tes ch’veux

% sauvagerie : 94 %

Pourquoi ? Parce que Schwefelgelb c’est quand même un des trucs les plus cools et sexys qui s’est fait ces dernières années en matière de Body Music ou EBM nouvelle génération. Fokus c’est le titre coup de poing qui réveillerait un mort, assourdirait un imbécile, exciterait le plus frigide de tous les fantômes. En gros, de la boxe, de la sueur et du cul en 5 minutes et 17 secondes. Ouah. C’est le live à ne pas rater, vendredi 25 août.

3 / Trance de FoutrePizza Noise Mafia

Belgique une fois

% sauvagerie : 90 %

Pourquoi ? On l’aura tous deviné. Pour le titre. Après on a écouté. On a aimé. C’était cool ce moment. On a cliqué sur « partager ». Et voilà. Il est là.

4 / Fractal VisionAnthony Linell / Abdullah Rashim

Le désert suédois dans ta tête, à perte de vue

% sauvagerie : 78 %

Pourquoi ? Parce qu’on a toujours adoré et suivi les sorties d’Abdullah Rashim. Puis que d’un coup, le producteur de techno le plus mystérieux de toute la Suède, s’est mis à sortir ses prods sour le nom d’Anthony Linell. Plus expérimental, le nouveau monde qu’il nous offre n’en est pas dénué d’âme et de paysages cinétiques. On adhère, et on booke notre jeudi 24 août !

5 / Ghost TrainManu le Malin

Paris ! Deux minutes d’arrêt pour l’enfer !

% sauvagerie : 97 %

Pourquoi ? Parce que ce track, qui a déjà quasiment 20 ans, résume en 11 minutes et 30 secondes, ce qu’on aime chez Manu. Ce côté tribal, complètement sauvage, mais super rangé, qu’il donne à la hardcore. Cet esprit à la fois apocalyptique et méthodique. Cette impression de coiffé-décoiffé qu’on apprécie chez les êtres les plus attirants. Bon, c’est pas tout ça, mais pour voir Manu il faudra donc réserver ton dimanche 27 !

6 / FumifugiumCodex Empire

Pure race britannique, élevé en Autriche

% sauvagerie : 90 %

Pourquoi ? Parce que Codex Empire est encore un nouveau né de la scène électronique actuelle. Pas sans expérience néanmoins. Mahk Rumbae n’est autre que la moitié du duo expérimental Konstruktivists. Pour Codex Empire, il arbore un masque plus sombre et plus nerveux. On signe pour ce track très rentre-dedans qui annonce la couleur, sans contrefaçon et sans coutures mal cousues. Hmmmmmm, vivement le 25 août !

7 / TimberlandVon Bikräv (Casual Gabberz)

Des Internets parisiens, en passant par ta culotte, jusqu’au fond de ta gorge

% sauvagerie : 97 %

Pourquoi ? De cette grosse tuerie qu’est la compile Inutile de Fuir, sortie il y a quelques mois par ce collectif de fous furieux, il est clair que notre morceau préféré, même s’il fut dur de choisir, est Timberland. Parce que c’est le plus viscéral. Voilà. On les aime fort, alors on a booké, clairement, notre dimanche 27 août pour les voir retourner la Station.

8 / CollapseColdgeist

% sauvagerie : 87%

Pourquoi ? Parce qu’on aurait pu choisir n’importe lequel de ses gros tracks techno. Invisible Path ou Dagger ou encore Artefacts. Mais on a choisi le plus doux et le plus sensuel de tous ses tracks. Collapse pour annoncer un set de fin d’été comme une montée d’adrénaline, qui prend au caleçon plutôt qu’au cœur. Merci. On se booke donc le jeudi 24 août !

PS : n’oublie pas, samedi, c’est BP !