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Pourquoi faut-il aller soutenir la prog du Peacock ce weekend ? – Heeboo

Pourquoi faut-il aller soutenir la prog du Peacock ce weekend ?

Juillet 4, 2019

On était plus de 30 000, l’année dernière, à se déchaîner devant les sets de 65 artistes confirmés. C’était l’édition 2018 du Peacock Society et déjà, on rêvassait devant l’idée de remettre les pieds au Parc floral de Paris, non pas pour pour humer les fleurs mais pour respirer le dancefloor. C’était terrible, et du 5 au 7 juillet, ce weekend donc, on remet ça !

Sous le soleil exactement, c’est un peu ce qui va courir sur les bouches, pour la 7ème édition du Peacock Society ! Woop woop ! Cette année, on ressert les rangs pour une fête plus intimiste, à taille humaine. Pas moins de 40 artistes, entre confirmés et nouveau talents émergents, des B2B inédits encore en France, quatre dancefloors entourés de verdure, pour respirer après ou avant l’effort. Le petit bonus qui fait toute la différence ? L’effort qui a été mis pour mettre des meufs, une quinzaine, sur le line-up, ce qui n’est pas donné à tout le monde, nous direz-vous ! Bravo Peacock ! L’occasion pour nous de poser quelques questions à Clément Meyere, programmateur de choc du Peacock depuis 2014 !

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La Peacock pour toi c’est arrivé comment, quand, pourquoi ? 

J’ai rejoint l’équipe du festival en 2014. J’étais Dj et j’avais mon label avant d’être programmateur. Et le hasard des choses a fait que j’ai été booké en tant qu’artiste pour jouer sur la 1ère édition en 2013. Comme quoi les signes du destin ne trompent jamais. 

La prog de cette année met pas mal de meufs et.ou queer sur le devant de la scène. C’est important pour vous ? Pourquoi ?

C’est surtout logique et naturel. La scène électronique s’est profondément modifiée. Il y a de nombreux artistes très excitants en ce moment. En particulier de nouvelles artistes féminines qui se sont affirmées sur le devant de la scène, il était normal que le festival soutienne ces évolutions.

Qu’est ce qu’il faudrait faire, selon vous, pour que les meufs et.ou queer / trans, soient plus/mieux représentés dans la scène club ?

Déjà une prise de conscience collective comme celle qui est en train de se produire. C’est un bon début pour que la musique et le festivals soient plus ouverts aux différentes sensibilités et plus représentatifs des différents courants. 

Vous attendez des milliers de personnes. Comment on contrôle l’impact écologique d’une si grosse date ?

Quand on organise un événement de grande ampleur, on est forcément sensible à ce sujet car il est important pour tout festival aujourd’hui de limiter au maximum son impact sur l’environnement.

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Cela passe par un plan d’optimisation énergétique, le tri des déchets sur le festival, des toilettes sèches (depuis 2013,  Peacock Society a économisé 6 millions de litres d’eau et 150 000 litres de produits chimiques grâce aux toilettes sèches !), une brigade verte sur le festival, des écocups pour éviter les déchets plastiques (100% des gobelets réutilisables aux bars). Les festivals sont des mini laboratoires et l’on essaie au fil des ans que le festival innove en ce sens. 

Votre coup de coeur musical de l’édition 2019 ? 

Octavian qui vient se produire le samedi. Sa dernière mixtape est un condensé du meilleur du rap en 2019

Il ressemble à quoi le public Peacock ?

Public de kiffeurs, de fêtards, de passionnés, un peu fous et extravagants. 

Un track qui représente l’ambiance de la Peacock ?

Glue de Bicep. Le track ultime pour tomber dans les bras de son voisin et réveiller la warehouse au lever du soleil !

C’est quoi le plus grand rêve de la Peacock ?

J’aurais rêvé inviter Frankie Knuckles ou Aaron Carl, deux génies de la house partis trop tôt !

Adeline Journet

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