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MIXTAPE 105. | MA SHA – Heeboo

MIXTAPE 105. | MA SHA

Mixtapes - Juin 20, 2019

Ambiance breakbeat et fast Hip Hop, on se chauffe les oreilles avec cette mixtape signée Ma Sha, from NY jusqu’au club sombre de L’Espace B demain pour la Fête de la Musique spéciale GUEZ !

Diminutif russe de Maria, Ma Sha, c’est une jeune artiste et productrice basée à Brooklyn. Fortement influencée par le breakbeat, sa musique est puissante et énergique, pour donner qu’une envie : bouger son corps à n’en plus pouvoir, et suer suer suer jusqu’à l’agonie ! On la retrouve vendredi 21 juin à l’Espace B, pour sa toute première date parisienne, à La Nuit De La Guez ! Chaleur. Grosse grosse chaleur.

Hello, comment ça va, tu fais quoi en ce moment ?

Hello, ça va super ! En ce moment, je passe la majorité de mon temp à bosser sur mon premier EP. Ça va sortir cet automne sur Kindergarten NY qui est à la fois un club, une radio et bientôt un label que j’ai co-fondé il y a trois ans. Je travaille aussi au développement du workshop Hone.Social pour des Djs avec Lenora Jayne. C’est un cours hebdomadaire gratuit à Newtown Radio à Brooklyn.

Ton nom d’artiste, Ma Sha, il vient d’où ?

C’est simple. Mon prénom c’est Masha qui est un diminutif de Maria en Russe. J’ai choisi Ma Sha parce que je voulais différencier mon nom d’usage de mon nom d’artiste.

Quand est-ce que tu as commencé la musique ?

J’ai commencé à m’impliquer dans l’art en 2014 à Moscou en Russie. J’ai co-fondé le collectif d’artistes MediaMead et j’ai commencé à travailler sur un large éventail de projets tels que des performances, des installations, des vidéos en rapport avec l’art multimédia. J’ai travaillé en tant que productrice sur des projets qui impliquaient de la musique et des performances artistiques au Musée d’Art Contemporain « Garage », à l’Afisha Picnic Festival et à la Biennale de Moscou pour l’Art Contemporain. J’observais toujours les artistes d’un oeil extérieur, et j’ai vite compris que je voulais passer de l’autre côté en explorant la production et le DJing.

C’est la première fois que je vais jouer à Paris et j’ai hâte de partager ma musique et mon énergie sur le dancefloor de l’Espace B !

En 2016, mon ami Zanzie et moi, on a commencé à monter une série de soirées, les Kindergarten dans nos arrières-cours à Brooklyn. L’idée c’était de créer un environnement décontracté pour traîner tardivement le soir avec des potes et aussi de permettre à des Djs émergents de venir jouer avec nous. Ils jouaient principalement des disques en fait, comme on avait seulement des platines. C’est comme ça que j’ai commencé à mixer. J’ai emménagé avec des platines et quelques jours plus tard, j’ai vu sur Facebook un post d’un ami qui donnait une centaine de disques gratuitement. C’était un signe ! Et j’ai commencé à m’entrainer tous les jours. Je jouais en warm-up aux Kindergarten et petit à petit j’ai commencé à mixer dans d’autres soirées. La partie production est arrivée deux ans plus tard. J’ai été chanceuse et découvert des artistes talentueux ce qui m’a permis d’apprendre de leurs travaux et équipements. Comme mentionné plus haut, je vais sortir mon premier Ep cet automne, donc inutile de préciser que je suis super excitée !

Tes premières influences musicales sinon, elle viennent d’où ?

Quand j’étais ado, j’ai commencé le breakdancing. Ça a drastiquement influencé mes goûts musicaux. Au début, le breakdancing était difficile pour moi physiquement. J’avais besoin de musique pour bouger mon corps et m’entraîner toujours plus. Du coup j’écoutais du fast Hip Hop, du breakbeat, de la funk ou de la soul très souvent avec des drum breaks. Côté artiste ça donnait James brown, Incredible Bongo Bang, Erik B & Rakim et DJ Smirnoff. Depuis, je joues beaucoup de musiques avec des percussion et ça doit immédiatement me donner envie de me lever et de danser !

Tu viens d’où au fait ? Ça a eu un impact sur ta création musicale ?

Je viens de Moscou. La ville a un charisme dynamique et énergique, mais ce n’est définitivement pas l’endroit le plus facile pour grandir. Ça te donne beaucoup de challenges passionnants à relever. Moscou m’a appris que peu importe la difficulté du processus ou du contexte, on doit être capable de se concentrer sur son métier sans être perturbé par l’excitation ou les sentiments de l’extérieur. Maintenant, si je bosse sur ma musique ou sur un enregistrement et que je ne me sens pas inspirée, je me force à continuer et à terminer mon travail tout en espérant trouver l’inspiration rapidement.

Et aujourd’hui, tu vis où ?

Aujourd’hui je vis à Brooklyn. La ville qui me permet de réaliser tous mes rêves. La scène locale est très diversifiée et la communauté travaille beaucoup pour qu’il y est une égalité sur tous les niveaux dans ce milieu. Je suis d’ailleurs très reconnaissante de faire partie de ce monde et de pouvoir y apporter une touche russe !

Ça représente quoi de jouer à Paris pour toi ?

Je suis super excitée ! C’est la première fois que je vais jouer à Paris et j’ai hâte de partager ma musique et mon énergie sur le dancefloor de l’Espace B ! Merci mille fois à Pasteur Charles et Marai pour l’organisation !

Comment tu l’as réalisée cette mixtape ?

L’idée de ce mix c’est quelque chose que tu écouterais dans le métro, un vendredi, dans un casque en allant à une soirée. C’est un warm up pour les percussions, pour se mettre dans l’ambiance de la nuit ! Plus ça s’accélère, plus on approche du club.

Si tu devais choisir un titre.

Percussion Phase One.

Un mot sur un des tracks de la mixtape.

J’adore le track d’ouverture ! C’est un track assez froid avec de gros breaks posés là pour massacrer le dancefloor !


Hello, how are you doing? What are you up to?

Hello, I am doing great ! Currently staying pretty busy working on my first EP. It’s going to come out this Fall on Kindergarten, the club night, radio show and soon-to-become record label I co-founded three years ago. Also, I am currently working on the development of the DJ workshop I co-run with Lenora Jayne called Hone.Social. It’s a weekly, one-on-one free DJ class at
Newtown Radio in Brooklyn.

Your artist name, where does it come from? When and how did you choose it ?

It’s simple. My birth name is Masha which is a diminutive of Maria in Russia. I chose Ma Sha because I wanted my real name and artist name to be a bit different.

When and how did you start producing music and DJing?

I started to get involved with the Arts in 2014 in Moscow, Russia. I co-founded the artist collective « MediaMead » and started working on a broad range of projects such as performance, installation, video and multimedia art. I was working as a producer on projects that involved music and performance artists in the Museum of Contemporary Art « Garage », Afisha Picnic Festival, and the Moscow Biennale of Contemporary Art. I was always observing artists from the outside and soon I understood that I wanted to get on the other side and explore production and DJing.


In 2016 my friend Zanzie and I started the party series “Kindergarten” in our backyard in Brooklyn, New York. The idea was to create a relaxed environment for late evening hang-outs with friends, but at the same time bring emerging Brooklyn-based DJs to share their music with us. They were mostly playing records as the only equipment we had at our house were turntables; that’s how I started DJing. I moved into the house with turntables and a few days later I saw a Facebook post of a friend giving away a box of 100 records for free. So I decided that was a sign and started practicing every other day. I started to play opening slots at “Kindergarten,” and slowly got to play other peoples’ parties. The production part came two
years later as I had been strongly focused on the craft of DJing. I was lucky to get to know talented artists who kindly gave me an opportunity to learn from them and work on their equipment. As I mentioned earlier, I am ready to release my first EP this Fall, so needless to say, I am getting very excited!


Who, what were your first musical influences from when you were a child or teen?

When I was a teenager, I started breakdancing. It drastically influenced my music taste as breakdancing was physically hard for me when I started and I needed music to drive my body to keep going and practicing more and more. I got into fast Hip Hop, breakbeat, funk, soul, music often involving drum breaks. I was listening to the artists like James Brown, Incredible Bongo Bang, Erik B & Rakim and DJ Smirnoff. Since then a lot of music I play has active percussion and heavy drums – oh, and it has to make me want to stand up and start dancing immediately !


Where do you come from exactly ? Do you think it has an impact on the music you do now?

I come from Moscow, Russia. The city has a lot of energy and dynamic charisma, but it’s definitely not the easiest place to grow up; it gives you a lot of exciting challenges you need to get through. Moscow taught me that no matter how difficult the process or setting is, you should be able to focus on your craft without the externally-derived excitement or feelings. Now, if I am working on my music or recording a mix and I’m not feeling inspired, I aim to keep going and get it done while hoping that the inspiration will come soon.

And now, where do you live? What does it provide you on a daily basis, the place where you live? What do you think about your local scene?

Now I live in Brooklyn, New York. The city that provides me everything I need to achieve my dreams. The scene is extremely diverse and the community is constantly working more and more on getting the equal representation in all aspects of the music scene. I am very grateful to be a part of it and to have the opportunity to bring my own Russian spice to the delicious, varied mix that is New York City.

What do you think about the fact of playing in Paris ? Have you already started to set up what you will play? Are you scared?

I am excited ! This is my first time playing Paris and I can’t wait to share the music and energy on the dancefloor this Friday at Espace B ! I’m extremely grateful to Pasteur Charles and Marai for organising this.

How did you think this special mixtape you made for us?

The idea of the mix is something you would be listening to on the subway going to a Friday party wearing headphones. It’s a warm up for percussion to get into the feel for the night. As the hands hitting the drum get faster, you approach the doors of the venue !

What could be its title?

Percussion Phase One.


One word about one of the tracks that is in the mixtape, which one do you like the most?


I love the opening track a lot. It’s a cold breaks banger aimed to heat-up the dancefloor.

Alexandra Parrish

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