Il y a peu, on vous dévoilait pour la toute première fois les clichés des fameuses soirées Glory Hole. Ça nous a réchauffé le coeur et le corps, alors on a décidé de remettre le couvert en rencontrant les deux fondateurs d’un des collectifs les plus déjantées et libérées de paname.

En septembre dernier, pris part l’envie de faire le teuf comme ils le veulent et surtout sans aucune inhibitions, Tim et Nathalie se lancent dans l’organisation d’événements au nom plus qu’évocateur : la Glory Hole. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, c’est la soirée qui prône un rapport libéré au cul avec la mise à disposition de darkrooms et qui nous cloue au mur à coups de gros kicks industriels. Tim et Nathalie nous parlent avec passion du jour où ils ont transporté une drag nue recouverte de sang dans une valise, du stress généré par l’organisation d’événements d’une telle ampleur mais aussi de la joie procurée lorsqu’ils regardent à 5 h du mat’ la foule qui les entoure avec le sourire aux lèvres. On se régale donc de leurs paroles en attendant la GLORY HOLE : 005 qui aura lieu samedi 18 mai prochain pour 12 heures de douce folie.

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Hop hop hop on fait les présentations !

Nathalie : Hello, moi c’est Nathalie, co-fondatrice des événements Glory Hole et également community manager.

Tim : Bonjour, Tim, co-Fondateur du collectif, DA et amoureux des lignes artistiques pointues depuis toujours.

Glory Hole c’est né quand et comment ?

Nathalie : Glory Hole est né en septembre dernier. Après deux mois d’acharnement nous avons lancé le premier événement le 17 novembre. Je laisse Tim vous en dire plus.

Tim : Une envie de voir la scène parisienne plus libre, j’avais envie de faire la fête comme je l’aime.

Pourquoi ce nom ?

Nathalie : C’est assez représentatif, non ? (rires).

Tim : Un de mes espaces préférés !

Crédit : Victor Maître

À 4h du mat’, si on vous demande ce qu’est Glory Hole, vous répondez quoi ?

Nathalie : « Attends j’suis dans le rush là »

Tim : Je ne sais pas vraiment si je serai encore en possession de mes paroles…

Et à 8h du mat’ ?

Nathalie : « Lève les yeux et regarde les gens s’amuser encore »

Tim : Ma personne sera trop occupée dans les cabines.

On se souvient de la toute première Glory Hole ?

Nathalie : La toute première Glory Hole ressemblait vraiment au cliché type de la première soirée réussie où l’ambiance est folie jusqu’au petit matin, le public était déchainé !

Tim : Que de bons souvenirs…

Un souvenir marquant de Glory Hole ?

Nathalie : Je pense que mon moment le plus marquant à été lors de la troisième édition. La salle était remplie de vie, The Horrorist passe à travers les barrières, se retrouve au milieu du public et fait le show comme il se doit.

« L’avenir de Glory Hole est toujours dans les trous. »

Un moment où tout a failli vriller ?

Nathalie : Le moment où notre salle initiale nous à été impossible d’accès… Nous étions partagé entre baisser les bras et voir toujours plus loin. On a fait le bon choix.

Tim : Même expérience, tout du moins plus intense quand nous avons du ré-ouvrir un lieu à 2 h de l’événement. Les conditions n’étaient vraiment pas au beau fixe.

D’après vous pourquoi on fait autant la fête ?

Nathalie : Il est essentiel de décompresser. Nos soirées sont faites pour ça, on laisse tout a l’extérieur et on rentre pour 12 heures de débauche.

Tim : Après le travail le réconfort !

Organiser des teufs pour vous, ça représente quoi ?

Nathalie : C’est une vrai idéalisation de la rave, nous créons notre univers et nous vous y emmenons. Quand on voit que le public suit…

Tim : Un petit carton et vous serrez peut être dans ma tête.

Crédit : Victor Maître

Le truc le plus jouissif dans le fait d’organiser une soirée ?

Nathalie : Le stress, mais c’est du bon stress ! C’est une adrénaline qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

Tim : À 5 h du matin quand on voit que la soirée se passe comme nous l’imaginions.

Et le pire truc ?

Nathalie : Le stress (rires).

Tim : « T’as pas une liste ? » plus de 600 fois…

Le public de Glory Hole il ressemble à quoi ?

Nathalie : Si je devais décrire notre public en trois mots je dirais : diversifié, cohésion, acceptation.

Tim : Étrange, très étrange, plus qu’étrange…. Mais c’est comme cela que je me définie également.

On y boit et on y danse quoi aux Glory Hole ?

Nathalie : On y danse sur des kicks industriels et EBM. Il y a un peu de noise et de post-punk qui se glissent également dans notre DA… On y boira cette fois-ci, de l’alcool de qualité supérieure à celui que nous avons eu précédemment.

Tim : On y boit ce que vous désirez, blanc et chaud, liquide froid et transparent ou pétillant selon vos envies. On y danse la danse de l’amour.

Crédit : Victor Maître

Le truc le plus WTF qui vous soit arrivé en soirée ?

Nathalie : Avoir apporté une Drag nue, recouverte de sang dans une valise jusqu’à la scène.

Tim : Organiser le tournage d’un film X pendant mes événements.

L’avenir de Glory Hole, il est où ?

Nathalie : On va garder le mystère sur ce qu’on vous prépare pour la rentrée… More info coming soon !

Tim : L’avenir de Glory Hole est toujours dans les trous.

Avec des moyens illimités, et sans inhibition, c’est quoi pour vous la fête parfaite ?

Nathalie : Il me faudrait écrire un livre pour décrire tout ce qu’il s’y passerait.

Tim : Elle n’existe pas.

Le premier track qu’on trouve dans vos playlists ?

Nathalie : Mon track du moment c’est Blush Response – RA9

Tim : [email protected] – R****

Un message à faire passer à la nuit ?

Nathalie : Aimez-vous.

Tim : Arrêtez de vous plaindre.

Une connerie pour conclure ?

Nathalie : Faites l’amour et la paix mais surtout l’amour.

Tim : Deux volcans discutent : « Mais dis-moi t’aurais pas arrêté de fumer ?! »