Raviver la flamme des mouvements rave et techno des années 90. C’est le plan que se sont fixé New’s Cool et Parfé quand ils ont décider de lancer une toute nouvelle collaboration. Le bébé s’appelle TRIPTYQUE. Un tableau en trois parties pour trois univers qui sauront combler vos cœurs de teuffeurs. Trois dimensions pour se perdre le temps d’une très grosse soirée en hangar, et c’est samedi 9 décembre que la messe sera dite !

Un “line-up puissant et minutieusement étudié”, composé d’artistes qu’on ne voit que très rarement à Paris (mais qu’on attend de pied ferme depuis longtemps), de résidents des deux collectives et de dj qui se sont lancés il y a peu (parce qu’ils sont bons et qu’ils méritent leur chance), le tout dans un grand hangar dont le lieu sera dévoilé au dernier moment. Une soirée techno banale d’un weekend parisien comme un autre nous direz-vous ? Non, parce que TRIPTYQUE c’est un peu plus que ça, ce sont deux familles qui copulent pour une nuit de grande qualité sous le signe RAVE RAVE RAVE. Rencontre avec Basile, Quentin, Baptiste et Lucien qui nous expliquent les bails de samedi.

triptyque

Parfé et New’s Cool vous faites chacun des événements de votre côté, du coup, qu’est ce qui donne envie de monter sa propre soirée ? Beaucoup de gens y pensent mais d’où vient l’impulsion réelle ? Comment vous avez commencé chacun de votre côté ?

Quentin : Pour New’s Cool, c’est parti d’une soirée organisée pour le nouvel an 2015. On avait prévu d’inviter nos potes, un cercle assez privé et restreint. La soirée devait avoir lieu dans une salle d’un hôtel. On avait fait descendre un collectif de Bretagne pour l’occaz. Et on avait lancé un event Facebook pour la première fois de notre vie. On attendait une centaine de personne, pas plus. On s’est retrouvés à accueillir (du mieux que l’on puisse) 450 personnes environ… On s’est pris une grosse baffe : manque de staff, vols, manque de boissons au bar… Nous avons refusé de rester sur cet échec et New’s Cool est née.

Basile : On a toujours aimé le challenge. Le monde de la techno nous passionne depuis un petit bout de temps, nous voulons apporter notre pierre à l’édifice en organisant ces événements, participer au renouveau de la nuit parisienne.

Baptiste : Je pense qu’il faut déjà être un groupe avec les mêmes ambitions et la même envie d’apporter quelque chose à ce monde pour envisager des projets comme ça de base. Il suffit juste d’un peu de courage pour se lancer et ne pas avoir peur de passer beaucoup de temps à bosser tard le soir ahah. Au sein de Parfé on a vite commencé à ressentir des frustrations à être acteur des soirées techno auxquelles nous assistions et nous avons juste voulu apporter notre pierre à l’édifice d’un univers qu’on affectionne vraiment. On a commencé par l’organisation d’une soirée en boîte pour nous tester et “tâter le terrain” de l’orga de soirée pour voir si ça nous convenait et à l’issue de ça on décidé de sauter le pas et s’associer avec New’s Cool pour réaliser notre projet de grande ampleur.

Basile : “Pour cet événement nous voulions revenir aux sources des mouvements rave et techno”

TRIPTYQUE c’est né comment ? Comment est venue l’idée ?

Quentin : Chez New’s Cool, on adore faire des co-prod. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’on apprend des autres collectifs, on s’aide mutuellement et on a tous des visions différentes de la techno, de l’organisation de soirées… Et là on travaille ensemble, on unit nos visions, nos méthodes, nos bons plans… C’est comme ça que l’on construit quelque chose de plus unique. Parfé est un collectif parisien que nous connaissions. On les a simplement contactés pour savoir si ils étaient chauds pour organiser un event ensemble.
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Basile : Pour cet événement nous voulions revenir aux sources des mouvements rave et techno. C’est une soirée à trois facettes (d’où le nom TRIPTYQUE), avec l’envie de remettre au goût du jour les fondements des mouvements rave et techno, nés dans les années 90.

Baptiste : Je crois que la naissance de cette soirée c’est avant tout une histoire de gros hasard. On ne connaissait personne de chez New’s Cool et réciproquement ils ne connaissaient personne de chez nous. Tout est parti d’un message qu’on a reçu un matin nous proposant une association avec eux. Sachant qu’on voulait vraiment lancer nos soirées dans des spots de type warehouse il est clair que cette offre nous a tout de suite plu.

Le principe de TRIPTYQUE ?

Quentin : Triptyque, c’est un tableau en trois parties. Trois parties → trois caractéristiques → trois manières différentes de représenter notre thème : le mouvement rave des années 90.

Basile : Nous sommes partie de la définition du mot “triptyque”.
☞ Panneau central : un line-up puissant et minutieusement étudié :
Rave – 90’s techno – Acid – Trance Acid – Hardtechno
☞ Volet 1 : un univers et une scénographie qui rappelleront les années 90 et l’univers des premières raves.
☞ Volet 2 : un lieu industriel, s’inscrivant dans le renouveau de la nuit parisienne et le désir de vouloir faire la fête autrement et de manière plus libre.

Lucien : Tryptique c’est surtout trois headliners aux univers bien différents dans le but de varier de styles mais aussi de faire plaisir à tout le monde !

En quoi le principe diffère de vos autres soirées ?

Basile : Premièrement ça sera notre plus gros événement depuis notre création, en terme d’organisation et aussi de personnes attendues (passer la barre des 1000). Nous mettons aussi un point d’honneur à proposer une soirée avec notre propre identité, une soirée à notre image : beaucoup de travail sur la scénographie, la sélection des artistes, et le choix d’un lieu que nous allons exploiter au maximum…. Beaucoup de choses vont se jouer dans les détails et nous souhaitons être précis sur chaque élément pour harmoniser au max l’événement et l’expérience.

Baptiste : Absolument tout de A à Z. Nous avons seulement une expérience en club donc nous découvrons petit à petit la gestion d’un budget beaucoup plus important, l’acheminement d’artistes venant des quatre coins de l’Europe, visiter des tas de lieux …etc. Mais c’est aussi une nouvelle méthode de travaille que nous découvrons avec une hiérarchisation bien précise des tâches, des attendus stricts et tout ce qui s’en suit; on a presque l’impression de se trouver dans une petite entreprise.

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D’où vient le nom, d’ailleurs, TRIPTYQUE ?

Quentin : Triptyque : tableau en 3 parties.

Lucien : 3 têtes d’affiches pour 3 styles différents.

Votre clubbeur TRIPTYQUE il ressemble à quoi ?

Quentin : Thomas, 21 ans, en 3ème année d’école de Commerce. Il ne supporte plus trop les soirées en club pour plusieurs raisons, c’est pourquoi il est très vite devenu adeptes des events en Warehouse : plus de liberté, plus d’excitation, moins cher, meilleur état d’esprit…

Basile : Ce sont en majorité des jeunes entre 18 et 25 ans. Mais de manière plus large tous les amoureux de la techno et de la musique électronique. Il n’est pas rare de voir sur nos soirées des personnes plus âgées (la quarantaine). Contrairement à beaucoup de préjugés ce public est très appréciable car beaucoup de gens sont dans le partage et là pour passer un bon moment autour d’une passion commune.

Baptiste : Comme le dit très bien Quentin la majorité des gens que l’on peut rencontrer dans ce type de soirée sont des jeunes 18/25 ans qui cherchent à s’évader le temps d’une nuit pour oublier leurs problèmes de la semaine. Il y a une mixité incroyable avec un énorme esprit de partage ce qui donne une atmosphère vraiment sympa où l’acceptation prime.

C’est quoi, d ‘après vous, le premier track qu’on trouve dans sa playlist ?

Quentin : Acid Frenquencies – Neurotribe Vs Gandotek

Lucien : Tim Tama – Ephemeral

Baptiste : Lars Tindy – Bitz of bass, sans hésitation je la met dans tous mes sets et c’est un vrai banger

Le line-up vous l’avez monté comment et pourquoi celui-ci ?

Quentin : La sélection des trois têtes d’affiches a été effectuée par une DA formée par les artistes des deux collectifs. Elle dépend des critères développés par Basile juste en-dessous. En plus, nous avons pris la décision d’offrir la possibilité à un dj qui se lance d’intégrer le line-up et avoir l’opportunité de jouer aux côtés de plus grands. On remarque aujourd’hui que de nombreuses personnes se lancent et ont de grandes capacités. On a voulu donner la chance à l’une de ces personnes de vivre cette expérience. Et surtout de faciliter la concrétisation de son rêve.

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Basile : Premièrement nous avons voulu faire jouer nos artistes résidents pour New’s Cool : Monsieur Nobody et Trym et pour Parfé : BAEP, Scariot et Nikou. Après l’équipe DA a fait un super travail pour trouver des artistes qui étaient très attendus à Paris et qui avaient des styles différents mais complémentaires. La line-up a été construite de manière à regrouper un certain nombre de sous-genres musicaux, afin de montrer toute l’étendue du mouvement techno depuis ses début jusqu’à aujourd’hui.

Lucien : On n’est pas passés par quatre chemins, nous avons pris des artistes écoutés par tous, qui sont passés peu de fois sur Paris mais surtout qui représentent les deux collectifs.

Baptiste : On a vraiment kiffé monter ce line-up. Cela n’a pas été très compliqué ; on a regardé avec Trym et Monsieur Nobody quels étaient les artistes qui n’étaient pratiquement jamais sur Paris et qu’on voudrait voir à tout prix !

C’est quoi la principale difficulté qu’on rencontre quand on monte une soirée, en particulier en warehouse ?

Quentin : Organiser une soirée en warehouse c’est comme entrer en médecine. On pense que trouver le lieu, comme la 1ère année de médecine, c’est ce qu’il y a de plus dur mais pas du tout. Il faut ensuite obtenir les autorisations de la mairie, sécuriser les espaces, organiser les différents espaces, parfois faire en sorte qu’il y ai de l’eau et d’électricité (car ce n’est pas toujours le cas)…. Bref ce n’est que le début !

Basile : Dans l’organisation d’une soirée, le nerf de la guerre c’est le lieu ! Il faut concilier lieu atypique, autorisation et budget ; c’est de loin le point clef d’une soirée réussite mais aussi le plus dur.

Lucien : Le lieu, les autorisations mais surtout respecter les deadlines qu’on se fixe.

Quentin : “Notre plus grande fierté : les Mister-Teese ! On vend des super mister freeze alcoolisés !”

Pourquoi ce choix de lieu au fait ?

Quentin : Nous choisissons un entrepôt pour plusieurs raisons : la grandeur qui amène à un provoquer un sentiment de liberté, le caractère industriel qui rappellent les rave des années 90, la liberté que nous avons d’organiser les espaces comme bon nous semble….

Basile : Le lieu reste secret jusqu’au jour de l’événement. Nous avons choisi un lieu de type hangar car c’est ce qui s’inscrit dans le renouveau de la nuit parisienne.

Lucien : C’est en quelques sortes une façon de s’approprier un lieux dans lequel on y fera comme bon nous semble.

L’avantage qu’il peut y avoir ?

Basile : Les gens aiment ce genre de spot, on y est beaucoup plus libre, c’est une ambiance que l’on ne peut trouver nul part ailleurs. Du point de vue organisateur, cela nous permet plus de choses aussi ; on est libre sur la déco, l’aménagement etc. cela permet de créer des soirées unique qui marquent l’esprit des gens.

Lucien : On peut le décorer comme on veut, faire la scénographie que l’on veut mais surtout y mettre un système son qui ne serait pas envisageable dans les petits clubs parisiens

On y boit quoi à la TRIPTYQUE d’ailleurs ?

Quentin : Notre plus grande fierté : les Mister-Teese ! On vend des super mister freeze alcoolisés !

Basile : La restauration et le bar sont des points importants pour nous. Notre équipe F&B travaille toujours pour élaborer des recettes de food maisons adaptées et au bar parmi les boissons classiques on y trouve quelques conceptions signé New’s Cool. Il y aura quelques surprises à ce niveau là pour le 9 décembre, les infos arrivent sur l’event !

Lucien : Un tout nouveau type de boisson énergisante, 100% végétal qui promets des malax de folie !

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On y danse quel type de musique ?

Quentin : Je dirais qu’on s’exprime plus qu’on ne danse. La danse est un terme que je trouve restrictif et pas assez fort pour représenter ce qu’il se passe au cours des événements comme le nôtre. Ce n’est pas qu’une simple danse. Chacun exprime, à sa manière, ce qu’il ressent. Et beaucoup de critères entrent en compte, et ces derniers dépendent de chacun (type et qualité du son, ambiance générale, mood personnel…)

Elle est copine de quels autres collectifs la Tryptique ?

Quentin : THS parce que nous avons déjà travaillé avec eux et parce que l’on apprend toujours de nos partenariats. Mais aussi de Fée Croquer pour le caractère caritatif de notre association New’s Cool.

Basile : On a pratiqué beaucoup de collaboration sur nos événement, ce qui fait qu’on reste en contact avec pas mal de collectifs. Parmi eux on peut citer : THS (Lyon), UBT (Angers), Art’is’trip, Material, Hors Cadre

Lucien : Chez Parfé, on a pas mal travaillé avec KTK (Kataklism) pendant notre lancement et on en garde de bons souvenirs. Nous sommes aussi amis avec d’autres collectifs notamment BNK et Unknown.

On attend quoi de cette toute première collaboration ?

Quentin : Un succès pour tout le monde. Une source de formation et d’apprentissage pour les orgas. Une belle aventure et une expérience unique pour nos invités.

L’avenir de la Tryptique, il est où ?

Quentin : Son avenir, c’est le 9 décembre. Une chose à la fois.

Lucien : Tout dépendra du déroulement de la soirée j’ai envie de dire !