Sydney Valette, c’est l’activisme musical tapi dans les recoins de Paris dans toute sa splendeur. Plusieurs albums, plusieurs tonalités, mais toujours une même ligne : celle d’une minimal wave qui sait montrer les crocs et polir le diamant noir qu’elle produit.

J’ai ainsi écouté écouté tous les albums et lu toutes les interviews de Sydney Valette. J’ai trouvé ça beau triste et un peu drôle à la fois, du coup après j’avais un siècle et demi de spleen sur les épaules mais je riais quand même. Ainsi ai-je décidé de faire une interview paradoxe.

 

On te compare souvent à Deux alors que tu es tout seul, pourquoi ?

Figures-toi que ma mère m’avait fait un tarot numérologiste il y a quelques années, et que mon chiffre était le Deux…

Dans une autre interview, tu dis que le mythe de la croissance est un mythe, pourtant tu vends des vinyles et des cds bien physiques, ne penses-tu pas qu’il faudrait passer au tout digital, ou du moins tenter de trouver une solution pour les graver sur des écorces d’arbres plutôt que sur du pétrole ?

Je ne vois pas trop le rapport entre les deux mais bon…C’est pas 100 vynils qui vont niquer la planète…D’autant plus que, dois-je le signaler, les flux internet génèrent énormément de déchets bien physiques eux. Je te conseille d’aller faire un tour en California, ou ailleurs, là où l’on trouve les poubelles des serveurs géants.

Tu es français mais sur ton dernier album tu es revenu au chant en anglais, pourquoi ? Tu avais envie que tout le monde se mettre au yaourt dans tes concerts ?

Parce que j’aime l’anglais, et je chante différement. Bientôt je chanterai en russe, et les gens auront pour la plupart une réelle occasion de chanter en yoghourt.

Tu t’appelles Sydney mais pourtant on sent que tu prends clairement moins de stéroïde que l’Australien moyen, sachant que je m’appelle Aubry et qu’on me fait la blague de Martine une fois par jour, préfères-tu répondre à la question on qu’on arrête de loler sur ton prénom ?

Next Question!

La première chose qui me vient à l’esprit quand j’écoute ton dernier album, c’est une impression d’urgence, un truc un peu instantané, alors que tu as l’air d’être un garçon plutôt posé, comment le vis-tu ?

Je suis comme un petit volcan, calme et gentil en apparence, mais bouillonnant de sève au-dedans. C’est le fameux phénomène, bien connu des psychologistes, de la cocotte minute.