Swarm Factory, ou, il y a quatre ans, le nouvel an qui était littéralement parti en couille ? C’est un peu ça. Soirée purement techno à taille humaine, la Swarm Factory est bien née d’un réveillon dont les organisateurs avaient vu grand. Trop grand ? Bien assez grand !

C’est vite arrivé. On décide de préparer sa  propre sauterie pour la fin d’année. On invite les potes. Les potes de potes. Les potes des potes de potes. On se rend compte qu’on sera trop. Bien trop. Mais que c’est trop bien. Alors on cherche un hangar. Un grand hangar. On fait participer tout le monde. Parce que quand même, faut pas déconner. Puis on fait venir des djs. On se retrouve à lancer des préventes en ligne. Et de fil en aiguille, un joyeux bordel nait, en ce réveillon 2013. La Swarm Factory, ou sans doute une des teufs techno les plus bon enfant du moment. Elle revient ce vendredi 2 mars pour huit heures de musique dans un hangar de plus de 800 mètres carrés. Au programme, de la minimale, avec Kozo, Gab Jr, East Ends Dubs et Ernest&Brieuc.

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Déclinez vos identités les Swarm Factory !

Guillaume : 24 ans, je suis promoteur immobilier et co-fondateur de Swarm Factory
Adrien : 23 ans , business developper en Start-Up et co-fondateur.
Thomas : 24 ans, business analyst et chasseur de Panda.
Simon : 25 ans, international account manager et co-fondateur

Swarm Factory c’est né quand et comment ?

Adrien : On voulait faire un nouvel an avec un peu plus de monde que d’habitude mais bien sûr personne n’était chaud pour risquer de voir sa maison se faire salement retourner, donc on a cherché un spot pour accueillir nos potes et les potes de nos potes. Et là on a trouvé une warehouse, tout a dérapé, tout a commencé…

Thomas : Je ne vivais pas en France pour la création de la première teuf mais en gros je crois que l’idée était de faire un nouvel an mémorable entre potos et ça a un peu dérapé. Ils se sont retrouvés avec un gros hangar et du Funktion-One du coup ils se ont mis des places en vente et l’event à très bien pris. Résultat, ça a été un joyeux bordel.

Adrien : “31 décembre 2013, on avait pas tellement conscience de ce qu’on faisait, mais on était chauds de ouf “

Simon : Une jolie blonde qui te présente ses potes, et après plusieurs soirées qui dérapent, tu décides en after d’organiser une soirée pour le nouvel an avec ses potes en question. Après quelques semaines de boulot, un nouvel an réussi, la Swarm Factory est née.

Guillaume : Je crois que la définition qui dit : “un nouvel an entre pote qui à dérapé” est assez réaliste !

Pourquoi Swarm Factory ?

Adrien : On a fait appel à une agence de naming, qui après avoir brainstormé défoncée pendant 12 minutes, nous a sorti un storytelling dégueulasse qu’on a gobé comme des mouches à merde.

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Simon : La base. Swarm = Essaim . Factory = Usine . Tu imagines donc un essaim de personnes en train de teuffer dans une warehouse/usine (d’où le logo aussi)

Thomas : Euhh …

Quand il est 4 h du matin et qu’on vous demande ce qu’est Swarm Factory, vous répondez quoi ?

Adrien : Viens et tu verras, ensuite passe décisive à Simon et Guillaume, puis on observe.

Simon : Disons que ça dépendra de mon état. Mais en règle générale j’essaierai comme je pourrai (je précise parce que souvent l’état ne le permet pas) de lui expliquer le projet… ?

Thomas : On organise des petites soirées sympas entre potos, passe la prochaine fois tu vas kiffer. Du gros son, une bonne ambiance et un bonne scéno comme on les aime.

Guillaume : Contrairement à Simon a 4h du mat ça va encore, je l’aiderais donc à expliquer le projet…

Et quand il est 8 h du mat’ ?

Adrien : J’ai oublié que j’organisai des soirées, par contre j’ai envie d’organiser des after !

Thomas : J’aimerais bien me souvenir, mais je suis un adepte des black out…

Simon : On est pas amis pour rien…

Guillaume : On devrait faire des afters plus souvent avec Swarm !

La toute première Swarm Factory c’était comment ?

Adrien : On a trouvé une warehouse et c’est parti en couille malgré nous. 31 décembre 2013, dans le trou du cul du monde (en Île de France mais banlieue très éloignée), on avait pas tellement conscience de ce qu’on faisait, mais on était chauds de ouf !  Le spot était chammé c’était d’anciens studios de cinéma, ceux de Luc Besson (voilà pour le storytelling). Je me rappelle qu’on avait même pas pensé au vestiaire et qu’on mettait tellement de teez dans les verres qu’on revenait nous voir pour qu’on rajoute du soft ahaha

Guillaume : Le nouvel an entre pote qui à dérapé.. À Saint Germain les Arpajon au fin fond du 91 à 30 minutes à pied de la première gare… Je me souviens que c’était un joyeux bordel organisé mais surtout d’un aller-retour à Paris dans la nuit pour récupérer une Mk2 qui avait lâché pour le set de Lachessi ! C’était vraiment une super teuf, pleine d’insouciance qu’on à clôturé à 13 h.

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Thomas : Ma première Swarm c’était en plein centre de Montreuil, un gros hangar, du mapping et un live de Zadig mémorable. Mais surtout la pinte de Délirium à 5 €, halala c’était clairement pas la bonne idée, les gens était beaucoup trop rébou (rires)

Et votre meilleure Swarm Factory jusqu’à aujourd’hui ?

Adrien : Elle avaient toutes des cotés très différents. Donc je vais vous sortir une réponse de normand : Montreuil (la deuxième) pour l’ambiance rave, les deux MESS à Lyon pour la technique, c’était dingue ; la Undoing Time 3 de la Machine pour le live de Vlad Caia et la dernière pour nos quatre ans car on a soldout deux jours avant et que ça enlève vraiment une épine du pied, on est beaucoup plus relax dans ce genre de cas !

Simon : J’aurai tendance a dire, les deux OPUS de Lyon on tout deux était particulièrement incroyable pour nous. C’était la première fois qu’on se lançait dans l’organisation d’événements aussi conséquents.

Thomas : Lyon c’était vraiment le Feu

Guillaume : Je dirais les deux Opus à Lyon mais aussi la toute première pour l’adrénaline et la deuxième à Montreuil, en 2014, dans un superbe hangar avec Jonas Kopp, Zadig et Polar Inertia !

Organiser des teufs pour vous, ça représente quoi ?

Adrien : Avoir une excuse régulière auprès de Madame pour s’exiler avec ses potes (rires). Non sérieux, entreprendre pour développer notre passion : la musique électronique.

Thomas : Faire vivre la nuit parisienne, en présentant des évents de qualités avec le respect de son public.

Simon : J’adore la musique depuis toujours et du coup l’envie de participer à quelque chose en rapport avec cette passion.

Guillaume : Notre vision de la fête et une bande de pote qui veut donner du plaisir !

C’est quoi le truc le plus jouissif dans le faire d’organiser une soirée ?

Adrien : Etre en open bar (rires) ! Voir et entendre les gens applaudir / crier / “communier” et “s’extasier” (sans jeu de mot) pendant la soirée, face aux prestations des artistes et aux showlight… Quand je suis en soirée, quelque fois une atmosphère très particulière se dégage, t’as un engouement et une vibe générale unique et je trouve cela magique. Alors perso ce que je préfère c’est ça, quand on arrive à reproduire cette atmosphère.

Thomas : Je crois que c’est le closing, quand tu vois le public en grand kiff et qui te remercie parce qu’ils ont passé une pure soirée.

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Simon : Voir les gens apprécier la soirée, c’est encore mieux quand on reçoit des remerciements.

Guillaume : Le démontage et l’after qui va avec ! Les sourires quand les gens rentre chez eux.

Et le pire truc ?

Adrien : Le démontage, en même temps c’est aussi le plus marrant (rires)

Thomas : Les démontages c’est le pire mais aussi le meilleur de temps en temps… tout dépend du démontage en fait !

Simon : C’est définitivement le démontage, quand t’as pas dormi depuis déjà presque 24 heures et que l’endroit ne ressemble plus à grand chose…

Thomas : “Pourquoi l’after ? Pour finir le travail”

Guillaume : Pareil, je dirais le démontage ; quand tu es vraiment fatigué et que le temps est pourri… c’est la loose !

Vos plus grands fails avec Swarm Factory ?

Adrien : Le plus gros fail c’est l’Open Factory qu’on a fait au 6B, il a plu des cordes et on a quand même (on est cons) maintenu l’événement. On avait à peine 100 personnes, le staff a bu 6 futs de bière, on a noyé notre désespoir dans l’alcool. Idem pour une Warehouse à Stains où on a du déplacer le bar en pleine nuit car il était en extérieur et qu’il a commencé à pleuvoir. On va recruter une miss Météo ! Envoyez nous un message (wink wink)

Thomas : Je pense que le dernier est le meilleur selon moi, un mec qui a traversé une porte vitrée de l’entrée du spot. Arff la galère qui s’en est suivi…

Simon : Des gros fails même ! Mais bon on a toujours su apprendre de nos erreurs et c’est je pense la raison pour laquelle nous sommes encore présents après quatre ans.

Guillaume : Un ou deux bien sûr.. tout le monde fait des erreur mais comme a dit Mandela : “Je ne perd jamais, j’apprends”

Le public de la Swarm Factory il ressemble à quoi ?

Adrien : Il est cool ! Il a beaucoup changé depuis qu’on a changé de ligne artistique (techno à minimale / micro). Je pense qu’on a évolué avec lui, on était plus jeunes, on faisait des soirées plus violentes, maintenant on a commencé à grandir, on constate que lui aussi donc c’est cool.

Thomas : Je sais pas si on a un profil type dans notre public. L’important c’est que tout le monde soit là pour écouter du bon son, taper des barres, et surtout que les gens aient le smile. En mode open minded & friendly spirit à fond !

Simon : Il a changé depuis le début. Mais avant très jeune (nous l’étions aussi) et j’ai l’impression que le public grandi avec nous plus les années passent.

Guillaume : Ça dépend des villes, des artistes… mais généralement il est super cool notre public

Qu’est ce qu’on attend d’un public d’ailleurs quand on fait une soirée ?

Adrien : Qu’il passe un moment inoubliable, et pour cela, qu’il se respecte, qu’il respecte les autres participants. Qu’il soit aussi indulgent (le public est dur à Paris), et qu’il ne prenne pas la soirée comme un produit marketing (car c’est la mode d’écouter tel ou tel son et de gober tel ou tel truc) mais plutôt comme une aventure à laquelle il doit participer, une expérience, il doit être acteur et non spectateur ou consommateur.

Thomas : On attend des gens qu’ils soient pas trop shlag (rire), de pouvoir sympathiser avec eux en dix secondes et qu’ils évitent de niquer le spot parce que c’est la galère de chopper des nouveaux spots…

Simon : Qu’il s’amuse autant que possible ! Juste pas de bagarre, ni de coma ou de tags !

Le DJ que vous rêveriez d’inviter mais ça va être chaud ?

Adrien : C’est compliqué les djs ne sont pas des superstars, ils sont tellement nombreux à être super très talentueux… Mais bon du coup : organiser une Superlongevity avec tous les artistes qui vont avec.

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Thomas : Ils vont tous te répondre Zip ou Ricardo parce que c’est des vieilles groopie. Mais en vrai un Mathew Jonson ça ferait bien plaiz, c’est vraiment un tueur !

Simon : Laurent Garnier, ça faciliterait bien le remplissage d’une salle !

Guillaume : Je pense être assez original en disant Zip b2b Ricardo Villalobos (sourire)

On y boit quoi à la Swarm Factory ?

Adrien : On a pas soif. Sinon on a différents sirops avec des verres colorés pour que ça soit plus festifs !

Thomas : On va dire que tout dépend de l’heure. Mais le pastis reste la valeur sur peu importe l’heure.

Guillaume : De l’eau pardi !

Sans transition, votre track préféré à écouter en after ?

Adrien : Lizz – Crampeu

Thomas : Mr. De’ feat Greg C. Brown – Sex On The Beach 2000

Guillaume : Dubtil – Pedinstrei

Pourquoi on va en after d’ailleurs ?

Adrien : Car ce qu’il se passe en after reste en after.

Thomas : Pour finir le travail

Adrien : “Le truc le plus wtf ? Notre technicien qui ne veut pas démonter le matos car il veut mixer…

Simon : L’inconscience du type

Guillaume : Le sentiment du travail accompli !

Pourquoi on fait (beaucoup) la fête ?

Adrien : Pour écouter de la musique, pour décompresser, se laisser aller, pour voir ses potes se prendre des râteaux mais surtout surtout surtout : se taper des barres.

Thomas : Il faut bien savoir ce qu’il se passe dans les autres soirées (rires), c’est un bon prétexte nan ?

Simon : Faut bien se détendre les week-end, et pour ma part c’est le céliba ! Je vais pas rester à la maison…

Guillaume : Parce que c’est génial la fête et qu’il faut bien s’évader du quotidien ! Tu rencontres des gens pas sérieux, et tu te vides la tête en écoutant de la bonne zic

Le truc le plus wtf qui vous soit arrivé en soirée ?

Adrien : Reprendre ses esprits sur le marché de Versailles, sans savoir pourquoi…

Thomas : Au Sunwaves il y a quelques années, après de longues heures de teuf, je suis tombé sur une amie d’enfance que je n’avais pas vue depuis plus de dix ans. Comme quoi la vie est bien faite !

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Guillaume : Dormir sur mon paillasson en rentrant de teuf…

Le truc le plus wtf qui soit arrivé à une soirée Swarm Factory ?

Adrien : Notre technicien qui ne veut pas démonter le matos car il veut mixer …

Thomas : Quand tu as beaucoup trop de son et que tu peux tout brancher sous peine de rendre sourd le public…

Simon : Une bonne droite d’un pote dans la gueule d’un propriétaire de lieu… Une scène gravée dans ma tête !

Guillaume : Le propriétaire d’une salle qui finit avec le froc sur les cheville… (je crois qu’on parle du même Simon ?) Le repérage d’une salle en after ça compte ?

Un ou des collectifs dont vous vous sentez proches avec Swarm Factory ?

Guillaume : Atipik Band, family gang à Lyon qui organise des supers teufs avec du son super quali !

D’autres projets parallèles ?

Adrien : Plein de belles choses, on va très sérieusement accélérer la cadence (wink wink)

Simon : Des projets oui, mais on garde la surprise !

Guillaume : Pleins de projets, notamment notre résidence à la Machine qui va reprendre avec un super plateau !

Thomas : Des warehouses et des beaux plateaux

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