Tu l’as bien senti passer ce Noël de tous les feux. T’as (quasiment) ralenti, voire (tout) stoppé la fête, le temps d’un weekend. Histoire de taper la bise à grand-mère, de faire risette au p’tit dernier, de faire claquer trois verres et d’avaler le plus de bulles possibles, en tentant tant bien que mal de convertir pépé au véganisme. Tu l’as senti passer le manque de son, tu t’es noyé dans ton champagne pour oublier, t’a balayé la campagne pour tout vite faire passer.

En vain. Et comme tous les 26 décembre de chaque année, tu ramasses, salement. Les lendemains de fête, t’as envie de te pendre, de te jeter toutes dents déployées sur tes camarades de train pour les faire taire, de tout plaquer, de rien faire, ciao bye la compagnie, la GDB tout foie fini. Pour toi, on a donc concocté un dernier petit plat aux oignons. On est passé du coq à l’âne, de l’ânesse à la bourriche, de la miche à la croûte, du bobo au pansement. On est passé et repassé sur les artistes avec lesquels on s’était entretenus cette année. Ceux qui nous avaient sauté aux yeux, puis à la gueule. Et ceux qu’on a passé notre temps à admirer, ceux qui nous ont fait danser et/ou nous énerver (très fort). On en citera aucun, car ils ne font qu’un dans nos reins. Pour ta gueule de bois qui fait mal, on a (bien) fait du sale. Allez, va donc, avale (encore un peu).