Certain.es l’aiment dur.e. Certain.es l’aiment douce. Une chose est sûre, Process404, aka Antoine, pur produit lyonnais, l’aime sacrément dure. De la jungle à la techno en passant par la plus spécifique rave, Process404 est un condensé de rage et d’énergie qui amène, bien évidemment, au pire des destins. Une vision un peu apocalyptique du monde, qui a le mérite d’attirer l’amour, et des public techno les plus experts, et des oreilles les plus exercées.

Process404 est au line-up d’une des soirées les plus violentes et inattendues de cette fin de mois de juin : Embuscade : Equality. C’est samedi 23 juin, en banlieue mais pas trop loin, et en attendant de connaître le lieu exact, on a voulu en savoir plus, mais aussi d’en entendre plus via une mixtape inédite, d’un jeune prodige de la techno.35050020_10204597674899201_618923277187809280_n

Process404, c’est qui ?

Je m’apelle Antoine, j’ai 20 ans et je suis un pur produit lyonnais (né et grandi a Lyon). En ce moment, ma seule activité est la musique. Il y’a quelques mois, j’étais en école de commerce, mais j’ai décidé de stopper net ce type d’étude car je me suis rendu compte de l’inadéquation de l’enseignement avec mes attentes. Pour ce qui est de mon rêve dans la vie, je préfère vous en parler brièvement a la fin.

Comment t’en es venu à la musique ?

À l’âge de 15 ans, j’ai commencé à découvrir les différents types de musiques électroniques. J’ai commencé à produire de la minimale (plutôt commerciale à vrai dire…) et même de la psytrance avant de me tourner vers la techno. J’ai ensuite débuté la création de tracks techno, avec des influences hardcore et minimalistes.

Ton nom de scène, Process404, il vient d’où ?

Mon nom de scène fait étroitement référence a l’erreur 404 qu’on peut voir affichée sur son ordinateur lorsque le système n’arrive pas à trouver une page dû à une mauvaise url (Error 404 page not found). Pour ce qui est du “Process”, le choix s’est fait instinctivement (process voulant dire “procédé” en anglais). Je dirais donc que mon nom symbolise en quelque sorte un enchaînement de procédés plus ou moins réussis menant inéluctablement à un échec (pas très positif je sais). Quant au choix d’un nom de scène, je dirais que cela dépend de ce qui se passe dans la tête au moment où un artiste choisit son nom. Je pense que le choix dépend beaucoup des influences et centre d’intérêts du futur artiste.

Une montée, pour toi, c’est quoi ?

Une montée symbolise dans tous les sens du terme un effort considérable pour arriver au sommet. Arrivé au bout de celle-ci, il faut redoubler d’effort, de travail, pour retarder l’inévitable : la redescente.

Et la pire des redescente ?

Sans parler de celle que nous connaissons tous, la pire des redescente est celle qui te rend nostalgique de ce que tu a fait avant. Que ce soit une soirée, un festival ou un évènement quelconque, le lendemain paraît bien souvent moins intéressant et bénéfique sur le plan mental.

C’est quoi ton parcours de vie en dehors de la musique ?

Je ne vais pas m’attarder sur ça mais je peux vous dire qu’après trois ans d’étude dans différentes filières commerciales sans diplôme, je repars avec une certitude : les études ne sont pas faites pour moi et encore moins celles dans le commerce.

Si tu mixais/produisais pas, tu ferais quoi ?

J’aime beaucoup la cuisine et l’informatique. À voir peut être pour plus tard !

Ta musique en trois mots ?

Puissante, sombre et originale

Tes premiers amours musicaux ils viennent d’où ?

Ce sont avant tous des musiques variées. J’aime beaucoup les différents genre de musique (a part la country et le r’nb…). Je n’ai pas vraiment d’artistes préférés, je suis plus du genre a fouiner et écouter tous types de musique et les réécouter sans vraiment faire attention au nom. Si un artiste me plait vraiment, je vais pouvoir le reconnaître en écoutant ses productions. Je dirais que les musiques que j’affectionne particulièrement découlent de la pratique de la guitare et de celle de la musique électronique.

Tu y crois toi, à une nouvelle ère, un renouveau de la musique techno et surtout de l’esprit rave ?

Pour moi, le techno n’a jamais vraiment faibli depuis sa création. Elle a juste évolué et de nouveaux genres sont apparus alors que d’autres se sont fait plus rares. Je trouve cela normal car beaucoup de personnes écoutant de la techno type “rave” dans les années 90 se sont peu à peu tournées vers un genre plus calme de techno. Ces personnes ont vieilli et n’ont peut être plus envie de faire la fête comme avant. Je crois à la (re)naissance d’une nouvelle ère techno/rave, et je pense qu’elle viendra des jeunes ; comme dans les années 90. Cette renaissance est d’ailleurs bien entamée aujourd’hui. On peut le voir aux nombres de soirées type rave qui naissent partout en France et dans les autres pays.

Ton rapport personnel à la musique rave, c’est quoi ?

J’aime le coté agressif et rythmé de ce type de musique. Les synthés typiques rave et le coté mélancolique de certaines productions.

Ton rêve, ton PLUS GRAND RÊVE, dans la vie ?

Jouer dans un bunker.