Quand t’écoute un son, posey dans ton canapey, ça te fait vibrer et tu te dis qu’il y a quand même des génies sur cette terre. Des personnes sans qui ces orgasmes auditifs ne seraient pas possibles, qui s’affairent chaque jour à inventer, ré-inventer, créer, te faire mouiller. Et parmi les gars qui façonnent la musique d’aujourd’hui et surtout de demain, un label en particulier a attiré notre attention : Nowadays records.

Créé en 2010, par Ugo De Angelis (Oogo) et Vincent Leibovitz (Chomsky), membres de La Fine Equipe et qui forment le duo Hoosky, Nowadays a su croître sans jamais perdre son identité. Une recherche d’artistes aux influences diverses, en bref, de l’innovation, du renouvellement, pour donner vie à des projets artistiquement aboutis et nouveaux. Rien que ça ! Et guess what ? Bonheur-Bonheur ils envahissent pour notre plus grand plaisir le Wanderlust ce Samedi 9 juillet pour leur Nowadays Party. Accompagné du label Soulection c’est Clément Bazin, Phazz & Everydayz, Evil Needle, Sivey, DTweezer, Oogo (La Fine Equipe), Food For Ya Soul et Yann Kesz qui se chargerons de te faire groover. C’est donc le moment d’être témoin du talent et de l’art dans toute sa splendeur. On avait follement envie de découvrir plus en profondeur ce label et leurs poulains. Et c’est ce qu’on a fait. Rencontre !

Commençons par le commencement et revenons un peu sur les raisons, et les motivations qui vous ont poussés à la création de Nowadays Records?

La première intention était de pouvoir rester indépendant avec La Fine Equipe tout en continuant à développer le projet qui était en pleine croissance.
Avec la signature de Fakear et l’engouement rapide qu’il y a eu autour du projet, le label s’est développé de plus en plus vite. Dans l’esprit des albums de La Boulangerie qui regroupaient beaucoup d’artistes présents sur la scène beatmaking, le label a progressivement engendré une « famille » musicale au fil des signatures et fait aujourd’hui partie des principaux représentants de la nouvelle scène électronique française.

Votre but ?

À plus long terme, le but est de continuer à développer le label en élargissant les horizons musicaux à l’image des signatures d’Unno, Awir Léon, Le Vasco, mais aussi en gardant une identité forte qui permettra d’identifier le label comme une entité à part entière, presque indivisible.

Top ! Du coup combien de membres compte cette belle famille jusqu’à présent ?

Le label s’est beaucoup agrandi depuis plusieurs mois, et on travaille aujourd’hui avec une vingtaine d’artistes. Il y a eu beaucoup de signatures (Clément Bazin, LeMarquis, Awir Leon, Le Vasco etc). Et en 2016, on continue sur notre belle lancée, bien d’autres nous rejoindrons !

Y a-t-il des artistes en particulier avec lesquels vous aimeriez vraiment collaborer?

Evidemment on se sent super proches et on serait à l’aise avec des artistes comme Kaytranada, Flume, Anderson Paak, Portishead, Madlib.

A contrario, existe-t-il des catégories d’artistes que vous refuseriez ?

Aucun en particulier, le label est ouvert à tous les styles musicaux tant que la qualité est là et qu’on partage la même démarche artistique.

L’industrie de la musique a été révolutionnée par les sites de téléchargement ou les plateformes de streaming. Qu’est ce que cela implique d’avoir un label en France en 2016 ?

Pour pouvoir développer un label aujourd’hui je pense qu’il faut avoir une identité forte qui lui permette d’être identifié avec un rôle important dans le développement des projets artistiques.
Beaucoup de labels ont du mal à passer le cap de simple medium qui permet aux artistes d’avoir une plateforme pour diffuser leur musique, notamment sur le web et les différentes plateformes que tu évoques.
Cela passe par une certaine cohérence dans le développement de la structure et des différents projets, et par l’importance de se démarquer des autres structures et artistes au travers d’une forte implication dans le développement des projets artistiques (production, promotion, suivi des projets), de l’identité visuelle (clips, artworks, photos etc) et la création de contenu qualitatif comme le pressage des vinyles, le fait de proposer beaucoup de live plutôt que des Dj sets ; puis  mettre en avant le label en proposant des soirées « brandées » au nom du label en regroupant les artistes lors d’événements spéciaux.

C’est pas trop dur de trouver sa place sur le marché actuel?

Là encore c’est le développement d’une identité forte qui doit positionner le label. Aujourd’hui il y a de plus en plus de labels indépendants qui se créent et qui arrivent à proposer des contenus et des projets différents les uns des autres. Même si l’aspect commercial est évidemment indispensable au bon fonctionnement d’un label, l’objectif principal d’un label (et encore plus d’un label indépendant) reste la création de contenu musical propre aux goûts et aspirations musicales de ses dirigeants, de qualité, et unique en son genre. La présence de nombreux labels peut certes impacter la visibilité de chacun face aux autres, mais elle créée aussi une certaine effervescence et un engouement du public et des médias pour l’apparition de nouvelles sonorités ; la volonté, aussi, de découvrir de nouvelles choses portées par ces même labels. Pour nous l’idéal est de se rapprocher des labels qui partagent la scène avec nous pour être encore plus forts et collaborer pour continuer de se développer et augmenter la visibilité de notre scène à l’international.

Et par rapport à vos débuts est-ce qu’il y a des choses que vous avez dû changer, mettre en place, abandonner?

On sort de plus en plus de choses, ce qui entraîné l’agrandissement de l’équipe qui travaille sur le développement du label et de chacun des projets. Ça nous a permis de mettre en place une vraie famille, et c’est quelque chose qu’on souhaitait mettre en place dès le départ, qui est très important pour nous.
Pour l’instant on a rien dû abandonner, à part peut être une partie de notre vie sociale 😉

Parmi nos lecteurs il y a sûrement des jeunes talentueux, qui ont peut-être déjà sortie un ou deux mix de leur côté, mais pour aller plus loin, ils ont besoin d’aide, qu’est-ce que vous leur conseilleriez?

La première chose c’est de profiter de la chance qu’on a de pouvoir se développer tout seul grâce à toutes les plateformes à disposition. C’est important de se faire un nom via ces plateformes, mais aussi d’aller à la rencontre de nouvelles personnes, d’échanger avec d’autres artistes, aller à des concerts, soirées pour se créer des opportunités et forcer sa chance en s’ouvrant le plus possible aux autres.

Vous organisez souvent des Nowadays party ? Qu’est ce que vous recherchez / avec ce type d’event ?

On organise une Nowadays Party chaque trimestre environ. Le but est de promouvoir le label dans son ensemble, renforcer son identité et présenter la scène musicale qu’il représente. C’est aussi l’occasion de faire découvrir au public certains artistes du labels, de faire se rencontrer nos artistes entre eux car ils n’en on pas toujours l’occasion, et d’inviter d’autres labels/artistes que nous suivons (comme ici avec Soulection) pour les faire découvrir au public et pourquoi pas créer/développer des liens avec eux.

Et l’international vous a-t-il déjà fait de l’œil ?

Plusieurs de nos artistes ont déjà joué à l’étranger et continuent de plus en plus à s’exporter, à l’image de La Fine Equipe qui a fait une tournée Sud Asiatique pendant 3 semaines au mois de Janvier, et qui sera au Canada cet été. Le label est également de plus en plus suivit par des médias étrangers et notamment aux Etats Unis où plusieurs de nos projets sont sortis en avant première.
Le label a également signé l’artiste Sekuoia, le premier artiste du à ne pas être français (Danemark) et qui sortira un album à la rentrée (fin septembre).
Nous sommes aussi en train de travailler sur des plateaux Nowadays pour l’étranger qui, dans le même style que les Nowadays Party, permettront au label de se faire connaître au delà des frontières françaises.

Comme on sait d’avance que se sera dans le top des soirées que tu as préférées cette année, on t’annonce d’ores et déjà que la prochaine aura lieu le 23 Septembre à La Machine du Moulin Rouge. Save the date l’ami ! Et puis si tu n’es pas à Paris PAS DE SOUCIS. Autres dates, autres villes, même plaisir. Affaire à suivre…

Et si tu doute, regarde un peu ce que ça a donné la dernière fois, au Wanderlust, c’était début Mai. DINGUERIE