C’est parfois à la multiplicité du style qu’on reconnaît un bon artiste. Dans le cas de TRMA, on parlera donc de duo qui fonctionne. De l’ambient à la techno, en passant par des sonorités plus trance ou même du métal, le duo de parisiens nous prouve ici qu’ils savent flirter avec les extrêmes de la manière la plus délicate qui soit. On adore, on s’y plonge, on s’y perd avec… délice.

“Je trouve que ces musiques se lient dans leur façon extrême de d’exprimer leur attachement ou leur rejet du monde dans lequel on vit. Il n’y a finalement pas tant de ponts à traverser pour aller de la musique d’Alessandro Cortini à celle de Varg Vikernes.”

Imaginé par la web-radio et chercheuse de pépites PWFM, en collaboration avec le club des quais de Seine, Garage, le Spring-Board Contest met en avant, et cela jusqu’au 21 juin, jour de finale et du début de l’été, 30 jeunes artistes en recherche de visibilité. Un mot d’ordre ? La musique électronique. Des tendances ? Techno, house, disco, macro. Une vibe ? Celle de l’énergie et du renouveau. Tous les vendredi, Garage se transforme en l’arrière-cour expérimentale de la nouvelle scène parisienne. On retrouve donc TRMA vendredi 27 avril prochain pour l’édition Round 4 – 100% live au côté de Rhekla et Farmworker !

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TRMA, comment vous en êtes venus à la musique ?

Loïc : L’histoire un peu clichée : j’ai voulu me mettre à la musique quand j’étais petit, à l’école primaire pour me rapprocher d’une fille et les cours de guitare étaient complets. Du coup, j’ai fini par faire cinq ans de trombone à coulisse. Après, avec les études, etc, j’avais mis tout ça de côté puis avec Gaëtan on a pas mal parlé du fait de se mettre à mixer et organiser nos soirées et naturellement on s’est penchés vers le live. En jammant et au fur et à mesure qu’on a découvert nos machines, le fait de faire une sorte de techno/ambient s’est fait assez logiquement à travers nos influences et machines préférées.

Pourquoi ce nom de scène là ?

TRMA c’est pour les trémas qu’on a tous les deux sur nos prénoms à l’origine et après on a découvert qu’on pouvait aussi dire que c’était lié à l’anglais tremendous même si ça fait tout de suite moins humble.

La musique de TRMA en trois mots ?

En trois mots : utopiste, bienveillante, impuissante

Faire la fête, ça représenter quoi pour vous ?

Loïc : Faire la fête, pour moi, c’est vaste mais ça va toujours se résumer à passer un bon moment avec des gens que j’aime, c’est mon côté bisounours. Mais je pense qu’en vrai, les gens font avant tout la fête pour s’évader et se sortir de leur quotidien.

Gaëtan : J’aime penser que c’est parce que les gens aspirent à autre chose que travailler, dans leur vie, mais c’est peut-être mon côté zadiste du dimanche.

Ton rôle dans la nuit ?

Loïc : Le rôle du papa poule, un peu. Toujours à guetter que tout le monde a passé une bonne soirée, que tout le monde est bien rentré, qu’il y a pas trop de pots cassés !

Votre plus grand rêve ?

Loïc :  Mon plus grand rêve c’est définitivement de faire la tournée des restos de Paris avec un duo magique genre Teki Latex et Action Bronson, vu nos trois carrures je pense pas que les cuistots seraient vraiment prêts à nous voir rentrer chez eux.

La setlist de la mixtape :

Cloistral – Ծագում

TRMA – Unreleased

Alessandro Cortini – Scappa

Daniel Avery – Sensation (Rrose Remix)

Abul Mogard – The Purpose Of Peace

Voices from the Lake – Max

Robert Leiner – To Places You’ve Never Been

TRMA – Unreleased

Wata Igarashi – Stratosphere

Kas:st – What I Like About You Is What I Imagine

The Empire Line – Fast Forward (Intet Glemt, Intet Tilgivet)

Burzum – Dunkelheit