Zagam est Inquiétude. Zagam est Malaise. Zagam est Obscurité. Délicieuse peste industrielle, sous le masque et la cape, il réside derrière les platines de Bottom pour te rendre la vie chaotique.

On découvre Zagam jeudi 22 février dans l’arène sombre et fantastique de Bottom, au Gibus, pour une course folle vers les plus terrifiantes limbes de la fête.

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Comment t’en es venu à la musique ?

Je suis sensible à la couleur des sons depuis mes plus anciens souvenirs. Mes parents écoutaient des rythmes africains et j’aimais ça. Le coté rythmique, la sensation de voyage à travers son harmonie et ses codes. Plus tard, j’ai exploré d’autres styles musicaux, notamment le métal et ses différents courants (black métal, death métal, black atmosphérique, dark ambient). J’y suis resté quelque temps ; le rythme, le style, son côté sombre « dark » me correspondait. J’ai également plus de 10 ans de batterie, de longues années donc. Plus tard, vers l’adolescence, ma curiosité m’a poussé vers la techno. Transporté par son rythme, sa mélodie, sa répétition.

Zagam, ton nom de scène, il vient d’où ?

Zagam est avant tout un démon qui gouverne 30 légions dans la bible noire, mais c’est surtout la consonance qui me plaisait, ça ne s’explique pas plus, je les ressens et quand je lis ses lettres elles me transportent dans un autre univers démuni de toute vie.

C’est quoi ton parcours de vie en dehors de la musique ?

Un cursus assez classique jusqu’au bac mercatique, la musique me guide depuis ma naissance et ma soif de découverte m’a guidé vers la Faculté de Musicologie puis le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Chalon en jazz batterie, musique actuelle.

Si tu mixais/produisais pas, tu aurais une autre passion dont tu aimerais faire ta vie ?

La cuisine m’attire, explorer des goûts, marier les saveurs ; puis saisir des instants pour en faire des photographies.

L’imagerie du visage caché et le masque, ça t’es venu comment et ça a quelle signification pour toi ?

C’est un masque de peste. Il a existé lors de la grande épidémie de peste noire au 14 ème siècle, je lui ai trouvé des traits à la fois inquiétants et envoutants, je mets en avant un personnage qui transmet ses émotions mélancoliques et chaotiques à travers la musique, d’où le costume du médecin de peste mélangé à la mort.

Ce personnage est très porté sur le temps des événements à la fois passés et futurs (guerre, etc.. ). Il se met en scène à travers la techno dark ambiante, expérimentale, industrielle afin d’être un observateur et rendre la vie chaotique.

Comment t’es devenu résident pour Bottom ?

J’ai rencontré Guerand et Robin lors d’une soirée, nous nous sommes découvert un dénominateur commun : la techno. Il m’ont invité à venir jouer à une première Bottom et quelques jours après ils m’ont proposé de rejoindre l’aventure. Bottom c’est avant tout une équipe qui suit une ligne directrice artistique hyper spécifique et pas seulement musicale. Notamment avec le Techno Théâtre qui se développe de plus en plus et qui correspond bien à mon personnage. C’est pour moi une famille sur qui je peux compter et qui partage les même codes et valeur de la musique que moi.